Voici le passage de la Bible le plus significatif sur la Papauté :
« Et moi je te dis: Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de mort ne l'emporteront pas sur elle. Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux. Ce que tu lieras ici sur terre sera lié dans le ciel, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt 16 :18-19)

Je veux dans cet article prendre le temps d’expliquer ce que signifie la phrase « Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux. » Nous ne vivons plus dans la culture juive de l’époque et malheureusement cela nous empêche quelque fois de bien comprendre des points importants dans la Bible qui était très évidents à l’époque de la rédaction. À vrai dire, cela était tellement imprégné dans la culture que l’auteur ne sent pas le besoin de donner des explications supplémentaires. Cet exemple des clés en est un.

À l’époque des Juifs, les rois des grands empires nommait souvent un premier ministre. Celui-ci avait les mêmes pouvoirs que le roi. Il pouvait régner en son absence et ses décisions avaient la même autorité que celle du roi. Les villes de cette époque avaient aussi souvent une muraille et de grandes portes. Les portes étaient verrouillées le soir et on les déverrouillait le matin. C’était le premier ministre qui avait cette tâche et toute la vie de la ville était régulée par ce mouvement. Encore aujourd’hui, certaines villes remettent une clé symbolique de la ville à des personnes qui ont fait de grande chose.

Il y a dans la Bible plusieurs exemples de ministre et de ses clés. Un exemple de ministre est Joseph lorsque le Pharaon d’Égypte lui donne pouvoir sur son royaume.
« C'est donc toi qui seras à la tête de ma maison, et tout le peuple sera soumis à tes ordres. Seul le trône me fera plus grand que toi." Le Pharaon dit encore à Joseph: "Regarde, je t'ai donné autorité sur tout le pays d'Égypte."» Genèse 41 :40-41

Un exemple des clés du royaume figure dans Isaïe 22 :20-22
« Un de ces jours j'appellerai Elyakim, le fils d'Hilkiyas, mon serviteur, je lui donnerai ton manteau, je lui mettrai ta ceinture autour des reins, je lui confierai ta charge, et il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je lui donnerai la clé de la Maison de David, s'il ouvre, personne ne fermera, s'il ferme, personne n'ouvrira. »

C’est tout ce pouvoir spirituel et temporel qui a été donné par Jésus à Pierre lorsqu’il a dit cette parole : « Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux ». Le Pape est donc sur Terre, pour le Royaume qui est l’Église, le ministre de Jésus-Christ qui est notre Roi. Il parle avec la même autorité et avec les Clés du Royaume, lie et délie sur Terre et dans les Cieux.
Dieu est une personne, il est même une unité de trois personnes (Trinité). Il n’est pas une énergie qu’on peut manipuler selon ces désirs avec certaines techniques ou connaissances (magie/gnose). Il n’est pas non plus une conscience universelle dans lequel iraient s’anéantir les âmes à la mort du corps. Il n’est pas non plus présent dans toute chose qui existe (panthéisme). Ces dernières affirmations sont souvent retrouvées dans le Nouvel-Âge et les religions orientales.

Le Dieu présenté par les Chrétiens est un être personnel. C'est-à-dire qu’on peut entrer en relation avec lui, qu’il nous aime et qu’il a une volonté propre. Évidemment, nous ne sommes pas Dieu. L’Esprit-Saint peut venir habiter en nous comme l’indique les Évangiles, mais cela ne fait pas de nous des Dieux où une partie de celui-ci. Dieu appelle tous les hommes à lui et le chemin proposé est Jésus-Christ : le seul médiateur entre Dieu et les hommes.

Ce sont, sur le concept de Dieu, des différences fondamentales avec les religions orientales et le Nouvel-Âge. Je vous invite à être attentif lorsque vous lirez certains livres ou visionnerez certains films, surtout ceux du Nouvel-Âge, car souvent sous des mots qui « sonnent » chrétiens le concept de Dieu qui y est présenté n’a vraiment rien de chrétien.
David appelle son fils « Mon Seigneur » car le fils de David et le Fils de Dieu est la même personne. La réponse figure dans le discours de Pierre dans Actes 2 :33-36.

"Une fois élevé à la droite de Dieu, Jésus a reçu du Père le don qu'il promettait, c'est-à dire l'Esprit Saint, et il l'a répandu: c'est ce que vous venez de voir et d'entendre. David n'était pas monté au ciel, mais il avait dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Siège à ma droite, le temps que je fasse de tes ennemis un escabeau pour tes pieds. Toute la maison d'Israël doit donc savoir en toute certitude que Dieu a fait Seigneur et Messie ce Jésus que vous avez crucifié." Actes 2 :33-36

Je vous propose un petit défi cette semaine. Il y a une question que Jésus posait aux Pharisiens qui les embarrassaient beaucoup et auxquelles ils ne pouvaient répondre. Je vais donc vous la poser aujourd’hui pour voir si quelqu’un peut trouver la réponse. Voici le texte de l’Évangile contenant question :

Profitant de ce que les Pharisiens étaient là réunis, Jésus leur posa cette question: "Parlez-moi du Messie: à votre avis, de qui est-il fils?" Ils lui répondirent: "De David!" Jésus leur dit: "Mais pourtant David lui donne le titre de Seigneur dans un texte inspiré. Il dit: "Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Siège à ma droite et vois comment je fais de tes ennemis ton marchepied. Si David lui donne le titre de Seigneur, comment peut-il être son fils?" Et personne ne put lui répondre quoi que ce soit. Aussi, à partir de ce moment-là, personne n'osa plus lui poser ce genre de questions. (Mt 22 :41-46)

Les pharisiens savaient que ce psaume parlait du Christ, c’est à dire le Fils de David. S’ils auraient refusé d’admettre que ce psaume parlait du Christ, alors ils auraient alors pu lui répondre. Cette question figure dans 3 des 4 évangiles (Mt 22 :41-46, Mc 12 :35-37, Lc 20 :41-44). Comme cette devinette est rapporté dans au moins 2 contextes différents il est donc possible d’envisager que Jésus trouvait la réponse cette question importante et l’a posé plus d’une fois.

Je vous donne un petit indice : la réponse n’est pas dans les Évangiles. Elle se trouve plutôt dans les Actes des Apôtres dans un discours. Alors, « Si David lui donne le titre de Seigneur, comment peut-il être son fils? »Voyons si vous pouvez répondre avec 2000 ans de recul sur la question.

L’Église est apostolique car elle est fondée sur la Foi des Apôtres selon 3 sens :

- Elle a été et demeure bâtie sur " le fondement des apôtres " (Ep 2,20 ; Ap 21,14), témoins choisis et envoyés en mission par le Christ lui-même (cf. Mt 28,16-20 ; Ac 1,8 ; 1 Co 9, 1 ; 15, 7-8 ; Ga 1,1 ; etc.)
- Elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit qui habite en elle, l’enseignement (cf. Ac 2,42), le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres (cf. 2 Tm 1,13-14) ;
- Elle continue à être enseignée, sanctifiée et dirigée par les apôtres jusqu’au retour du Christ grâce à ceux qui leurs succèdent dans leur charge pastorale : le collège des évêques, " assisté par les prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église " (AG 5)

Les Apôtres du Christ on confié leur charges à d’autre hommes avant leur mort. Les évêques actuels sont les successeurs des Apôtres. On peut ainsi remonter la lignée des évêques actuelles jusqu’aux Apôtres de l’Évangile. La même chose est vraie pour le pape, qui est l’évêque de Rome, dont la charge se transmet à son successeur.

L’apostolat n’est cependant pas seulement une affaire de prêtre et d’évêque et de pape. Les laïcs sont aussi appelés à l’apostolat. Ce blogue est d’ailleurs le moyen que j’ai personnellement choisi pour faire ma part. N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions et commentaire afin de rendre cette expérience la plus enrichissante possible.

Le mot catholique signifie universel dans le sens de "selon la totalité" ou "selon l’intégralité". L’Église est catholique dans un double sens :

Elle est catholique parce qu’en elle le Christ est présent. "Là où est le Christ Jésus, là est l’Église Catholique" (S. Ignace d’Antioche, Smyrn. 8, 2). En elle subsiste la plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête, ce qui implique qu’elle reçoive de lui "la plénitude des moyens de salut" (AG 6) qu’Il a voulus : confession de foi droite et complète, vie sacramentelle intégrale et ministère ordonné dans la succession apostolique. L’Église était, en ce sens fondamental, catholique au jour de la Pentecôte (cf. AG 4) et elle le sera toujours jusqu’au jour de la Parousie (retour du Christ).

Elle est catholique parce qu’elle est envoyée en mission par le Christ à l’universalité du genre humain (Mt 28,19).  Tous les hommes sont appelés à faire partie du Peuple de Dieu. Ce n’est pas uniquement une Église nationale ou une église réservée à une élite. Certaines Églises particulières peuvent aussi faire partie de l’Église Catholique en étant pleinement uni à celle de Rome.

L’Église reconnais aussi tout ce qui peut se trouver de bon et de vrai dans les autres religions "comme une préparation évangélique et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie " (LG 16 ; cf. NA 2 ; EN 53)

En quoi l’Église est-elle sainte exactement ? N’est-elle pas constituée d’humains pécheurs comme toute autre institution ? Pour bien comprendre, il est important de bien faire la distinction entre la nature de l’Église et celle des membres qui la composent.

L’Église est indéfectiblement sainte au niveau de la Foi et de morale. Elle ne peut pas enseigner ou entraîner les fidèles dans l’erreur dans ces 2 domaines. C’est dans l’Église qu’est déposée la plénitude des moyens de salut. C’est en elle que nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu.

Indéfectible ne veut cependant pas dire impeccable. Les membres de l’Église demeurent malgré tout des pécheurs. Cela veut dire que nous sommes toujours appelés à nous purifier et poursuivre nos efforts de pénitence et de renouvellement par les sacrements qui nous sanctifie.

L’Église va parfois canoniser certains membres par proclamation solennelle. Elle fait cela pour soutenir l’espérance des fidèles en leur donnant des modèles de vertu et de charité. Ces modèles ont souvent été dans les moments difficiles d’important témoin du Christ.

L’Église peut aussi compter sur sa Mère, la bienheureuse Vierge Marie, pour la soutenir. Elle qui avait déjà atteint la perfection sur la Terre par son Immaculé Conception et qui a apporté la victoire sur le péché dans le monde.

Premièrement, l’Église est unique de par sa source qui est un Dieu unique dans les 3 personnes de la Trinité. L’Église est unique par son fondateur Jésus-Christ qui a réconcilié les hommes avec Dieu par sa Croix. L’Église est aussi unie par son âme, l’Esprit-Saint, qui habite les croyants.

Le lien parfait de cette unité est la charité : l’amour de Dieu et du prochain. Ces liens se manifestent de manière plus concrète de 3 façons :
- La profession d’une seule Foi reçu des Apôtres
- La célébration commune du culte divin (surtout les sacrements)
- La succession apostolique par le sacrement de l’Ordre

Cette Église unique a été fondé par Jésus-Christ et en a été confié à l’Apôtre Pierre et aux autres Apôtres (Mt 16 :18). Au fils des siècles, certains chrétiens se sont coupés de cette Église pour diverses raisons et dont les tors se retrouvent dans les personnes de part et d’autre. Les ruptures qui blessent l’unité du Corps du Christ sont l’hérésie, le schisme et l’apostasie.

C’est pour cette raison que nous devons toujours travailler à l’unité des chrétiens dans l’Église. Pour cela, nous devons agir avec charité et vertu car les schismes et les divisions ont toujours comme source le péché.

Le Décret sur l’Œcuménisme du deuxième Concile du Vatican explicite : « C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est ‘moyen général de salut’, que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. Car c’est au seul collège apostolique, dont Pierre est le chef, que le Seigneur confia, selon notre foi, toutes les richesses de la Nouvelle Alliance, afin de constituer sur la terre un seul Corps du Christ auquel il faut que soient pleinement incorporés tous ceux qui, d’une certaine façon, appartiennent déjà au Peuple de Dieu. »
La Véritable Église du Christ doit porter en elle 4 caractéristiques. Ces quatre caractéristiques ont été définies dans les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381). Le concile de Nicée est un des premiers conciles chrétiens et est reconnu par la plupart des chrétiens.
Voici le texte de la déclaration appelé Symbole de Nicée :

« Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.
Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière issue de la Lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père et par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s'est incarné du Saint-Esprit et de la vierge Marie et s'est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Écritures; il est monté au Ciel où il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin.
Nous croyons en l'Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père, qui a parlé par les Prophètes, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié ; nous croyons en Église, une, sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen. »

Les 4 caractéristiques de la Véritable Église sont donc les suivantes :
- L’Église est une
- L’Église est sainte
- L’Église est catholique
- L’Église est apostolique

Dans les articles suivants, nous verrons chacune de ces caractéristiques plus en détail.
« Jésus n’est pas venu sur Terre pour fonder une religion! » On entend souvent cette phrase. Elle fait parti des phrases programmés dans nos têtes que tout le monde répète sans avoir fait la moindre vérification quant à la véracité de son contenu.

Bien sûr que Jésus est venu sur Terre pour fonder une religion. Il nous a même laissé beaucoup mieux qu’une religion : Il a fondé une Église… une seule.

Bien sûr, je ne vous demande pas de croire cela sans preuve. Voici donc certains passages de la Bible qui appuie ces affirmations.

Jésus a fondé une Église :

« Et moi je te dis: Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de mort ne l'emporteront pas sur elle. Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux. Ce que tu lieras ici sur terre sera lié dans le ciel, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt 16 :18)
Cette Église est fondée sur l’Apôtre Pierre. Elle va durer jusqu'à la fin et elle a même le pouvoir de lier sur Terre comme dans les Cieux.

« Simon, Simon! Satan vous a réclamés pour vous secouer comme on fait pour le blé au tamis, mais j'ai prié pour toi, pour que tu ne perdes pas la foi; et toi, lorsque tu seras revenu, affermis tes frères." (Lc 22,31-32)
C’est l’Apôtre Pierre (ici appelé Simon) que Jésus nomme pour affermir ses frères.

« Allez donc et faites-moi des disciples de toutes les nations. Vous les baptiserez au nom du Père et du Fils et de l'Esprit Saint, et vous leur enseignerez, pour qu'ils l'observent, tout ce que je vous ai ordonné. Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du temps. » (Mt 28 :19-20)
Baptiser toutes les nations au nom du Père et du Fils et de l’Esprit-Saint, je crois qu’on peut affirmer que cela se qualifie pour être considéré comme une religion.

L’Église fondée par Jésus-Christ est l’Église Catholique. Le Pape, successeur de l’Apôtre Pierre, en est le chef. Cette Église a survécu depuis la venue de Jésus-Christ malgré toutes les épreuves qu’elle a rencontrée. Des empires puissants, des rois, des athées célèbres, des sociétés secrètes et plusieurs autres groupes ont envisagé de la détruire, mais elle est toujours là. Elle va durer jusqu’à la fin des temps et est le moyen le plus rapide laissé par Jésus pour parvenir au Ciel.

Dans les prochains articles, nous verrons les quatre marques que doivent avoir La Véritable Église et nous vérifions si l’Église Catholique les possèdes tous.

Saint-Augustin (354-430) est sans doute le plus grand des Pères de l’Église. Malgré ses erreurs de jeunesse, il est entré dans la secte des manichéens (une religion dualiste aujourd’hui disparue) vers l’âge de 20 ans et s’est ensuite converti au christianisme vers l’âge de 30 ans grâce aux prières de sa mère pieuse et à St-Ambroise. Il est ensuite devenu évêque d’Hippone à l’âge de 41 ans. Il a lutté contre les hérésies et a écrit une centaine d’ouvrages traitent de toutes les sciences ecclésiastiques. Ses 2 principales œuvres sont « Confessions », où il raconte sa conversion, et la« Cité de Dieu », où il défend les chrétiens qu’on accuse d‘être la cause de malheur public. Il est le père de la théologie qui cherche l’accord parfait entre la foi et la raison d’où l’expression « Comprends pour croire et crois pour appendre ». Il a aussi joué un rôle important dans la doctrine du « péché originel » et a été le plus lu des penseurs d’occident.

Le 22 avril 2007, au cours d'une visite pastorale à Pavie, le pape Benoît XVI a prononcé une homélie dans laquelle il décrit les trois étapes du cheminement de conversion de saint Augustin :
« Dans son livre des Confessions, Augustin a décrit de façon émouvante le chemin de sa conversion, qui avec le baptême conféré par l'évêque Ambroise dans la cathédrale de Milan, atteignit son but. Qui lit les Confessions peut partager le chemin qu'Augustin eut à parcourir en un long combat intérieur, avant finalement de recevoir, durant la nuit de Pâques 387, à la fontaine baptismale, le sacrement qui marquait le grand tournant de sa vie. En suivant attentivement le cours de la vie de saint Augustin, on peut voir que la conversion ne fut pas l'événement d'un moment isolé, mais bien tout un cheminement. Et on peut voir qu'aux fonts baptismaux ce cheminement n'était pas encore terminé. »


Saint-Jérôme (340?-420) est né à Stridon, fit de brillante étude à Rome et se converti vers l’âge de 25 ans. En 383, le pape Damasse le nomma secrétaire et lui confia la tâche de traduire la bible (qui est alors principalement écrite en grec) en latin dont l’usage devient progressivement la norme dans l’empire. Il termine la traduction du Nouveau Testament vers 390. Il commença ensuite l’Ancien Testament et il s’installa à Bethleem pour parfaire son étude de l’hébreu pour pouvoir traduire l’Ancien Testament à partir de cette langue tout en tenant compte des textes grecs (Septante).

La traduction se termina en 405. Ce fut un travail colossal qui lui a pris 22 ans, mais cette Bible appelé « Vulgate » est depuis ce temps la référence officielle de l’Église en ce qui a trait au texte biblique. La Vulgate contient les 73 livres du canon Catholique de la bible. C’est la bible qui a été le plus souvent copié par les moines dans les monastères du moyen-âge.

Saint-Athanase d’Alexandrie (296?-373) est né à Alexandrie et est devenu évêque de cette ville sous la direction de Saint-Antoine. Il fut pendant 50 ans le rempart de l’orthodoxie en orient contre l’arianisme, un courant qui définissait Jésus comme surhomme et créature de Dieu.

Il participa au concile de Nicée en 325 et son amour de la vérité lui fera subir 5 fois l’exil pour fuir les ariens. Il a écrit plusieurs thèses contre l’arianisme et aussi la vie de Saint-Antoine. Il a aussi été le premier à donner une liste identique des 27 livres du Nouveau Testament que contiennent aujourd’hui nos Bibles et qui ont été défini dans plusieurs conciles plusieurs années plus tard.

Voici une page sur Athanase d’Alexandrie

Tertullien (160?-240?) est né dans une famille païenne et Romaine. Il se converti au christianisme vers le fin du 2e siècle. Il lutte activement contre les religions païennes et sa théologie aura une grande influence dans tout l’occident chrétien. On lui doit entre autre le terme de Trinité pour expliquer les 3 personnes du Dieu unique. Il a laissé plusieurs écrits mais on en connaît bien peu sur sa vie.

Lors de son audience, le 30 mai 2007, le pape Benoit XVI souligne à propos de la Sainte Trinité : « De plus, Tertullien accomplit un pas immense dans le développement du dogme trinitaire : il nous a donné en latin le langage adéquat pour exprimer ce grand mystère, en introduisant les termes « une substance » et « trois personnes ». De même, il a beaucoup développé aussi le langage qui exprime correctement le mystère du Christ, Fils de Dieu et vrai homme. »

Malgré tout son apport théologique, Tertullien n’a jamais été canonisé (déclaré Saint) car il s’est écarté de l’Église vers la fin de sa vie. Il est passé au montanisme, une secte dont la morale était rigide, austère et intransigeante. Il est ensuite mort chef d’une petite secte fanatique. Par chance, la majeure partie des textes qu’il nous a laissés ont été écrit dans sa période catholique.

Voici une page sur Tertullien

Irénée (130?-202) est né à Smyrne et a été un disciple de Polycarpe, lui-même disciple de St-Jean. Polycarpe l’a ensuite envoyé en Gaule où il est devenu évêque de Lyon. Il est considéré comme le père de la théologie Catholique pour plusieurs raisons. Il a été une figure importante dans le combat contre les hérésies, surtout le gnosticisme, à laquelle il oppose l’autorité de l’Église. Il a été un grand défenseur des 4 évangiles dans le Nouveau Testament. Il a aussi prôné l’autorité de l’institution ecclésiale pour la transmission de l’enseignement des Apôtres.

Ses œuvres majeures sont ses écrits « contre les hérésies ». Voici d’ailleurs un extrait de sa défense des 4 évangiles :
« Par ailleurs, il ne peut y avoir ni un plus grand ni un plus petit nombre d'Évangiles (que quatre). En effet, puisqu'il existe quatre régions du monde dans lequel nous sommes et quatre vents principaux, et puisque, d'autre part, l'Église est répandue sur toute la terre et qu'elle a pour colonne et pour soutien l'Évangile et l'Esprit de vie, il est naturel qu'elle ait quatre colonnes qui soufflent de toutes parts l'incorruptibilité et rendent la vie aux hommes. D'où il appert que le Verbe, Artisan de l'univers, qui siège sur les Chérubins et maintient toutes choses, lorsqu'il s'est manifesté aux hommes, nous a donné un Évangile à quadruple forme, encore que maintenu par un unique Esprit. » (Contre les hérésies 3.11.8)
Voici un autre extrait où il défend l’Eucharistie :
« Le Christ a déclaré que la coupe ... est son propre Sang, grâce auquel il permet à notre propre sang de couler ; et le pain, part de la création, il l' a établi pour être son Corps, grâce auquel il donne la croissance à nos corps. Si le Seigneur ne provenait du Père, comment pourrait-il prendre le pain, créature comme nous, et proclamer qu' il est son corps, et que le contenu de la coupe est son sang? » (Contre les hérésies, livre V)


Justin (100-165), aussi connu sous le nom de Justin le Philosophe, était un grand philosophe grec qui s’est converti au christianisme. Une fois chrétien, il ne renonça pas à cette passion et il démontra comment les philosophes grecs l’avait mené au Christ. Il a écrit plusieurs ouvrages dont les plus célèbres sont ses 2 Apologies. Il est le premier chrétien à avoir exposée la doctrine chrétienne sur le rapport entre la foi et la raison.

Voici un exemple de sa théologie de l’Eucharistie qu’il tente d’expliquer dans cet extrait. Cet écrit date environ de l’an 150 :
"Nous appelons cette nourriture Eucharistie, et personne ne peut la partager, s'il ne croit à la vérité de notre doctrine, et s'il n'a été baptisé pour le pardon des péchés et la nouvelle naissance, et qui vit selon l'enseignement que le Christ nous a transmis. Car nous ne la recevons pas comme un pain ordinaire ou une boisson commune. Mais de même que Jésus Christ notre Sauveur, en s'incarnant par la Parole de Dieu, a pris chair et sang pour notre salut, de même nous avons appris que l'aliment devenu Eucharistie par la prière contenant sa parole, et qui nourrit notre sang et notre chair en les transformant, cet aliment est la chair et le sang de Jésus qui s'est incarné." (Première Apologie de Justin)


Ignace d’Antioche, aussi connu sous le nom de Théophore, a été le troisième évêque d’Antioche. Il est considéré comme père apostolique avec Clément de Rome et Polycarpe de Smyrne. Il aurait été un disciple de Pierre et Jean.

Il a laissé plusieurs écrits dont au moins 7 épîtres authentiques lui son attribués : les lettres à Polycarpe, aux Éphésiens, Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, Smyrniotes et Romain. Dans sa lettre au Smyrniotes, il est le premier, environ en l’an 110, à nommer l’église « Église Catholique » dans le passage suivant : « Là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique. » Il est mort martyre dévoré par les lions à Rome.

Voici aussi un résumé de sa théologie sur l’Eucharistie et l’importance de l’unité :

« … Ils s’abstiennent de l’Eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, [Chair] qui a souffert pour nos péchés, et que dans sa bonté le Père a ressuscitée. Ainsi ceux qui refusent le don de Dieu meurent dans leurs disputes. Il leur serait utile de pratiquer la charité pour ressusciter eux aussi. Il convient de vous tenir à l’écart de ces gens-là, et de ne parler d’eux ni en privé ni en public, mais de vous attacher aux prophètes, et spécialement à l’Évangile, dans lequel la Passion nous est montrée et la Résurrection accomplie. Et les divisions, fuyez-les comme le principe de tous les maux.
… Que personne ne fasse, en dehors de l’évêque, rien de ce qui regarde l’Église. Que cette Eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l’évêque ou de celui qu’il en aura chargé… Il n’est pas permis en dehors de l’évêque ni de baptiser, ni de faire l’agape, mais tout ce qu’il approuve, cela est agréable à Dieu aussi. Ainsi tout ce qui se fait sera sûr et légitime. »

Liens vers les lettres d’Ignace d’Antioche

Polycarpe est avec Clément de Rome et Ignace d’Antioche considéré comme père apostolique, c'est-à-dire ayant connu personnellement les Apôtres. Il a été disciple de St-Jean l’évangéliste et est devenu évêque de Smyrne, une ville situé en Turquie. Il s’était lié d’amitié avec Ignace, l’évêque d’Antioche, lors de son accueil dans sa ville après que celui-ci fut condamner aux bêtes « ad bestias » à Rome. C’est surement grâce à Polycarpe que l’on a encore aujourd’hui 7 épîtres d’Ignace d’Antioche car il en avait envoyé dans toute l’Asie mineure.

Voici un extrait du Martyre de Polycarpe. Il a été lui aussi, comme son ami Ignace, condamné aux bêtes autour de l’an 155 :
«  À l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! » Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? -- Oui, je le suis. -- Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. -- Il y a quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. -- Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? -- Fais-les venir ! -- Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. -- Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout. » De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule sanguinaire s'écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés ; on arrêta qu'il serait brûlé vif. Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : « C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera. » Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée. »

Liens vers les lettres de Polycarpe


Clément de Rome est aussi connu aussi sous le nom de pape Clément 1er. Il est avec Polycarpe et Ignace d’Antioche considéré comme père apostolique, c'est-à-dire ayant connu personnellement les Apôtres. Origène l’a aussi décrit comme un compagnon de St-Paul. Il est le 3ième successeur de St-Pierre.

Son écrit le plus célèbre est une épître anonyme que l’on connaît sous le nom d’Épître de Clément aux Corinthiens qui a été écrit atours de l’an 96. Ce document est le premier document après la Bible à démontrer la primauté de l’Évêque de Rome (le Pape).
Le ton témoigne du fait que l'église de Rome s'adresse à celle de Corinthe en se sentant investie d'une autorité particulière, empreinte de sollicitude : « S'il y en a qui résistent aux paroles que Dieu leur adresse par notre intermédiaire, qu'ils sachent qu'ils s'exposent à des fautes et des périls qui ne sont pas petits. » (1 Clém 59,1). Clément dit leur envoyer trois « hommes fidèles et sages qui ont toujours vécu sans reproche au milieu de nous depuis la jeunesse jusqu'à la vieillesse : ils seront témoins entre vous et nous ». Il dit en outre leur avoir déjà écrit.

Lors de l'audience générale du 7 mars 2006, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à son prédécesseur saint Clément Ier, à son temps et à son œuvre. Il a notamment déclaré :
"Saint Clément, évêque de Rome au cours des dernières années du premier siècle, est le troisième successeur de Pierre, après Lin et Anaclet. A propos de sa vie, le témoignage le plus important est celui de saint Irénée, évêque de Lyon jusqu'en 202. Il atteste que Clément « avait vu les Apôtres », « les avait rencontrés », et avait « encore dans les oreilles leur prédication, et devant les yeux leur tradition » (Adv. haer. 3, 3, 3). Des témoignages tardifs, entre le quatrième et le sixième siècle, attribuent à Clément le titre de martyr."

Texte intégral de l’Épître de Clément aux Corinthiens

Les pères de l’Église sont des auteurs qui ont marqué les débuts de l’Église par leurs écrits, leurs actes et leur sens morale. Ils ont largement contribué à expliquer la doctrine chrétienne aux païens et à la défendre contre les hérésies.

Ils sont très significatifs lorsqu’on veut remonter les enseignements de la Tradition Divine de nos jours jusqu’aux apôtres. C’est en lisant leurs écrits qu’on peut découvrir que les dogmes enseignés par l’Églises puissent leur sources dans ces écrits avec lesquels on peut remonter le temps jusqu’aux Apôtres.

Ces écrits sont aussi plus d’actualité que jamais car les premiers pères de l’Églises ont évangélisés dans une société qui ressemble de plus en plus à la nôtre.

Dans les prochaines rubriques, je vais tenter de vous faire découvrir certains de ces auteurs dans lesquels vous trouverez toute la richesse de la doctrine Catholique.



La Tradition est la transmission d'un message et d'un savoir par des témoins, à partir de la source, pour la génération actuelle et les générations futures.

La Tradition apostolique est la transmission du message du Christ, qui s'accomplit, depuis les origines du christianisme, par la prédication et le témoignage, les institutions (magistère de l'Église), le culte (liturgie) et les écrits inspirés (livres retenus dans le canon des Écritures). Les Apôtres ont transmis à leurs successeurs, les évêques, ce qu'ils ont reçu du Christ et ce qu'ils ont appris de l'Esprit Saint. Cette transmission se poursuit jusqu'à la fin des temps.

La Tradition apostolique se réalise de deux manières :

Par la transmission vivante de la Parole de Dieu, Bonne nouvelle du salut (commandements, dogmes, liturgie, etc. : ce qu'on appelle la "Tradition") et par l'Écriture Sainte (la Bible), qui est la même annonce du salut, consignée par écrit.
La Bible est "dans" la Tradition : c'est l'Église, guidée par l'Esprit Saint, qui a reconnu l'inspiration des livres de la Bible et qui les interprète authentiquement.

Ce que transmet la tradition apostolique, c'est le dépôt de la foi, où les fidèles peuvent puiser leur certitude sur tout ce qui a été révélé, pour le salut. Ce dépôt a été confié à l'ensemble de l'Église, et spécialement aux Apôtres et à leurs successeurs, les évêques.

La Tradition est vivante, elle se développe - dans le sens où la compréhension du message révélé s'approfondit et s'accroît de génération en génération, avec les définitions apportées par le magistère (Pape, conciles, évêques) et l'apport des Pères de l'Église et des docteurs.

Cependant, la Tradition n'introduit rien de "nouveau". Il n'y a pas de "Troisième Testament" et les apparitions du Christ ou de la Vierge, p.ex., ne se substituent pas à ce qui a été révélé antérieurement. Le canon de la Bible est clos. La foi catholique est, selon saint Vincent de Lérins, ce qui a été cru "toujours, partout et par tous".

Comme le mois d'octobre est le mois du Rosaire, j'aimerais vous partager un site très intéressant sur cette méthode de prière. Il peut être utile surtout si on ne sait pas trop comment s'y prendre car on y explique la méthode de A à Z.

http://jeprielerosaire.blogspot.com/


Plusieurs Chrétiens enseignent que Jésus est le fils unique de Marie. L’expression que l’on retrouve dans la Bible de « frère de Jésus » désigne donc d’autres membres de sa famille ou parfois même à ses disciples. Certain chrétiens, vont cependant affirmer que ces « frères de Jésus » étaient bien des enfants de Marie et de Joseph qu’ils auraient conçu après la naissance de Jésus. Cela bien sûr ne peut pas être cru par un Catholique car cela serait en contradiction avec le dogme de la virginité perpétuelle de Marie.

Voici donc quelques passages clés qui vous permettrons de faire la lumière sur ces affirmations :

1) Marie, femme de Cléophas et sœur de la vierge Marie (Jn 19:25) est la mère de Jacques et Joseph (Mc 15:47, Mt 27:56), appelés « frères de Jésus » (Mc 6:3)
2) Les Apôtres, Marie quelques femmes et les frères de Jésus sont environ 120… cela fait un grand nombre de frères! (Actes 1:12-15)
3) Laban, oncle de Jacob, appelle Jacob son frère (Gn 29:15)
4) Jésus donne Marie à Jean (« Voici ton fils »), qui n’est pas l’un de ses frères. D’ailleurs, pour les juifs de cet époque, cela aurait été scandaleux pour ses frères de ne pas prendre soin de leur mère et de laisser un quelqu’un d’autre s’en occuper. (Jean 19 :26-27)

On peut facilement conclure avec ces passages que ces « frères de Jésus » ne sont pas des « frères » au sens où ils seraient les fils de Marie et Joseph. En effet, le mot grec qu’on traduit pour « frère » pouvait désigner un groupe beaucoup plus large que les frères au sens biologique.
La tension qui existe entre notre intellect et nos émotions a fait couler beaucoup d'encre dans notre société. Certaines époques ont valorisé davantage l'un ou l'autre et l’enseignement de la Foi n'y a pas échappée.

Il y a quelques années, ont valorisait beaucoup l'apprentissage du catéchisme de Trente (celui avec des numéros) par cœur. On s'assurait ainsi que les fidèles connaissaient bien la doctrine. La tendance actuelle de la catéchèse est maintenant plus axée sur l'expérimentation de Dieu de manière à faire vivre au catéchumène une certaine "émotion religieuse".

Les deux méthodes sont nécessaires afin de vivre sa Foi de façon équilibré et aucune de ces méthodes n'est meilleure ou plus efficace que l'autre. Une foi basée uniquement sur des idées, des principes ou des règles à suivre n'est pas plus saine qu'une foi basée uniquement sur une émotion ressentie lors d'une expérience religieuse qui, une fois terminé, laisse la raison sans réponse.

La Foi chrétienne doit être capable de se vivre aussi bien des deux façons de manière à avoir une Foi qui soit à la fois rationnelle sans être insensible et amoureuse sans être ignorante. Ne perdons pas de vue cet idéal et tâchons d’éviter, même si c’est dans la nature humaine, les effets balancier qui ne sont équilibrés qu'au milieu de la transition.