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Les Américains sont plus misérables et plus malades que jamais auparavant, avec une espérance de vie dans son premier déclin pluriannuel depuis les années 1960. Les taux de dépendance aux opioïdes ont atteint des niveaux alarmants, les surdoses étant désormais la principale cause de décès par traumatisme. Et bien sûr, il y a quelques semaines à peine, dix-sept personnes ont été tuées par un adolescent dérangé dans une école secondaire de Floride.

C’est à ce monde …

C'est à ce monde meurtri et brisé que l'Église catholique nous envoie, nous les laïcs, pour évangéliser, peu importe si nous sommes occupés ou si nous luttons pour donner un sens à la folie qui nous entoure. « Même occupés par leurs soucis temporels », enseigne le Concile Vatican II, nous sommes appelés à « exercer pour l’évangélisation du monde une action précieuse » (Lumen Gentium 35).

Le Concile continue en disant que nous devons le faire, d'abord en demandant à Dieu la sagesse et en approfondissant notre compréhension de la vérité révélée. Lumen Gentium distingue également la famille chrétienne comme jouant un rôle unique dans cet effort, d'une manière qui pourrait vous surprendre:

Dans cet ordre de fonctions apparaît la haute valeur de cet état de vie que sanctifie un sacrement spécial, à savoir la vie du mariage et de la famille. Le terrain d’exercice et l’école par excellence de l’apostolat des laïcs se trouvent là, dans la famille où la religion chrétienne pénètre toute l’organisation de la vie et la transforme chaque jour davantage. Là, les époux trouvent leur vocation propre : être l’un pour l’autre et pour leurs enfants témoins de la foi et de l’amour du Christ. La famille chrétienne proclame hautement à la fois les vertus du Royaume de Dieu et l’espoir de la vie bienheureuse. Ainsi, par son exemple et par son témoignage, elle est la condamnation du monde pécheur et la lumière pour ceux qui cherchent la vérité.

L’affirmation qui nous frappe

C'est la dernière ligne qui est la plus frappante. Qu'est-ce que cela signifie de dire qu'une famille chrétienne « accuse le monde du péché »? En termes simples, c'est une reconnaissance que nous vivons dans un monde blessé, mais un monde qui souvent ne réalise pas qu'il est blessé, ou qui ne réalise pas qu'il y a quelque chose de meilleur.

La façon dont nous vivons sur la terre est un avant-goût du paradis ou de l'enfer. Si nous nous dirigeons vers la damnation, nos vies sont rarement heureuses jusqu'au moment de notre mort. Au contraire, les conséquences de nos mauvaises actions nous rattrapent et nous affectent, même dans cette vie. Les gens qui se livrent à la cupidité, à la promiscuité, à la gourmandise, à la jalousie et à l'égoïsme finissent par détruire leur propre vie et celle de leur entourage. Le « glamour du mal » est un mince glaçage cachant une réalité laide et désagréable et il suffit de regarder les nouvelles pour le voir. Il n'est donc pas surprenant que notre pays s'éloigne de Dieu et qu'il se transforme en un malaise qui raccourcit la vie.

D'un autre côté, une famille attachée à la sainteté est une famille qui aide à faire naître le paradis à sa propre petite échelle. Si tout ce que quelqu'un a connu est le matérialisme, la promiscuité, l'automédication, les familles brisées et le reste, ces choses peuvent sembler si normales qu'il ne réalise pas qu'il y a une meilleure façon. Il n'apprendra jamais ce qu'il lui manque, à moins qu'il ne rencontre quelque chose de mieux.

Par conséquent, une partie de la mission évangélique de la famille chrétienne consiste à proclamer au monde, à témoigner à chaque personne souffrante dans le monde, qu'il y a un meilleur moyen. C'est pourquoi le Concile parle de deux rôles étroitement liés de la famille chrétienne: « accuser le monde du péché » et « éclairer ceux qui cherchent la vérité ».

Pourquoi la famille?

Premièrement, parce que la famille est visible d'une manière que les prêtres ne peuvent pas l’être. Des gens pourraient qui ne jamais croiser avec un homme avec un col romain (il pourrait même faire tout leur possible pour l'éviter) ne peuvent s'empêcher de rencontrer régulièrement des familles. Pour que nos collègues, amis et membres de notre famille aient une rencontre salvatrice avec l'Évangile, nous ne pouvons pas seulement espérer qu’ils rencontrent un jour un bon prêtre. Au lieu de cela, nous devrions reconnaître qu'ils ont probablement été placés dans nos vies (et dans nos cœurs) afin que nous puissions être l'instrument de Dieu pour leur salut.

Mais c'est plus que ça. La famille présente également une alternative réaliste au mode de vie du monde. La plupart d'entre nous ne sont pas appelés à être prêtres ou religieux et il est facile d’attribuer leur sainteté comme quelque chose qui est réservée à leurs états de vie. D'autre part, la famille chrétienne nous montre que la sainteté est aussi pour ceux d'entre nous qui sont dans la « vraie vie» et que la sainteté est à la portée de tous. Cela ne signifie pas que nous devons prétendre que nos familles sont parfaites et ignorer les difficultés réelles de la vie de famille, mais que nous devons vivre, même dans les moments de tumulte et d'épreuve, les grâces offertes par Jésus-Christ. C'est précisément dans ces moments que la famille chrétienne brille dans son caractère distinctif.

Il est facile d’être bouleversé par l'appel de l'Église à évangéliser ou d'essayer de passer la balle à nos prêtres, mais les laïcs vivant dans des familles chrétiennes heureuses et saintes sont un témoignage crédible du pouvoir de l'Évangile qui change nos vies et de la vraie joie de la sainteté. Donc, pour citer Jean-Paul II (et l'ange Gabriel) : « N'ayez pas peur! ». Au milieu d'un monde malheureux, nous sommes porteurs de la Bonne Nouvelle et nos vies et nos familles reflètent cette réalité pleine d'espoir.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « Hope-Filled Witness to a Broken World » de Joe Heschmeyer
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Il y a peu de dogmes de l'Église catholique qui paraissent plus scandaleux aux croyants non-catholiques que l'infaillibilité pontificale. Par exemple, considérons cette réflexion de l'apologète protestant Matt Slick dans l'un de ses articles critiques sur le sujet:

Je ne peux m'empêcher de me demander quelles nouvelles révélations et interprétations infaillibles surgiront au sein de l'Église catholique romaine. Les six prochains millions d'années produiront-ils la déification complète de Marie? Marie deviendra-t-elle le créateur de l'univers dans la tradition catholique romaine? Ou peut-être que le pape pourrait être élevé à un niveau céleste ici sur la terre (infaillibilité, faillibilité et l'église catholique romaine). 

Comme tous les catholiques décemment catéchisés le savent, Mr Slick peut être assuré que ni Marie ni le pape ne seront jamais sujets à la déification par l'Église catholique; pas dans les soixante prochaines années, pas plus que dans les 600 milliards d'années à venir. Jamais. En effet, l'infaillibilité papale existe pour prévenir de telles hérésies. Cela convient également à cause de la primauté du pape dans l'Église.

La primauté pontificale

Dans l'Évangile de saint Matthieu, Jésus donne à Pierre seul « les clés du Royaume des Cieux » et le pouvoir de « lier et délier » (Matthieu 16, 16-20). L'autorité unique de Pierre est puissamment illustrée dans les Actes des Apôtres, au Concile de Jérusalem, quand Pierre a pris une décision définitive concernant la circoncision « et toute l'assemblée a gardé le silence » (Actes 15, 12).

En tant que « surveillant » en chef de l'Église, Pierre - et ses successeurs - devait maintenir la pureté et l'unité doctrinale dans l'Église. L'éminent érudit protestant James D.G. Dunn affirme ce rôle unitif:

C'est Pierre qui devient le point focal de l'unité pour toute l'Église… il devint le symbole rempli d’espoir d'unité pour le christianisme grandissant qui se considérait de plus en plus comme l'Église catholique » (Unity and Diversity in the New Testament, 386).

Saint Irénée de Lyon, qui a écrit au IIe siècle, témoigne de la primauté du pape. En traitant avec les hérétiques gnostiques au deuxième siècle, il a affirmé que les croyances de chaque église chrétienne locale doivent être congruentes, non seulement avec la tradition apostolique, mais avec les enseignements de chaque église chrétienne. Pourquoi? Parce que l'Église est essentiellement catholique. La première voie, écrivait l'ancien évêque de Lyon, est que le Christ assure l'unité de son Église par l'intermédiaire de l'office pétrinien: l'Église de Rome « l’Église très grande, très ancienne et connue de tous… car avec cette Église, en raison de sa principauté supérieure, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout » (Contre les hérésies, III, 3.2).

Un charisme qui fait du sens

Il est logique que Jésus établisse une telle autorité en son absence - quelque chose comme l'office pétrinien - parce que « le cœur est trompeur par-dessus tout » (Jérémie 17, 9). Nous sommes facilement bernés et distraits et par conséquent, nous manquons souvent d'entendre la petite voix de Dieu. Oui, le Saint-Esprit peut et nous conduira dans toute la vérité comme Jésus l'a promis, mais comment exactement? Par la prière et la contemplation des Écritures, sûrement. Mais comme nous le dit saint Paul, nous devons « éprouvez tout, et retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5, 21). Comment devrions-nous tester et confirmer nos sentiments spirituels? Par la direction infaillible de l'Église, spécialement réalisée dans le ministère du principal évêque de l'Église.

L'infaillibilité papale est souvent mal comprise, mais pas parce que c'est un concept difficile à comprendre. Il est tout à fait censé : nous avons besoin d'une autorité enseignante infaillible parce que nous sommes si faillibles.

Parce que ce charisme existe pour empêcher l'enseignement de l'erreur dans l'Église universelle, il n'est présent que lorsque le pape remplit trois critères précis. D'abord, il doit enseigner comme le pasteur suprême de l'Église universelle. Deuxièmement, il doit avoir l'intention de décider d'une affaire de manière définitive. Troisièmement, l'enseignement doit porter sur la foi et la morale.

Aidé, mais non inspiré

Les auteurs du Nouveau Testament ont également été spécialement influencés par Dieu alors qu'ils nous communiquaient la vérité au sujet de la religion, mais il y a une distinction importante à faire ici. Les écrivains du Nouveau Testament n'étaient pas simplement influencés, ils étaient inspirés. En effet, ils étaient inspirés d'une manière si profonde que, bien que ce ne fût que de simples créatures qui mettaient sur papier les Écritures, Dieu était en fait l'auteur principal. Le théologien catholique Ludwig Ott affirme cette distinction dans ses célèbres « Fundamentals of Catholic Dogma »:

Cette assistance [impliquée dans l'infaillibilité papale] doit être distinguée… de l'Inspiration, qui est une influence positive opérée par Dieu sur un auteur, d'une nature telle que Dieu lui-même est le principal auteur de l'écriture et que les idées en sont par conséquent la Parole de Dieu.

Alors que l'inspiration est une influence positive pour « écrire seulement ce que Dieu veut écrire », l'infaillibilité papale est essentiellement un charisme négatif ou préventif, qui empêche le chef enseignant de l'Église d'enseigner « ce que Dieu ne veut pas enseigner », c'est-à-dire l’erreur.

Pierre le pitoyable

Compte tenu de son caractère maladroit et impulsif, l'apôtre Pierre n'était-il pas plutôt inapte à occuper cette position de chef infaillible de l'Église? Qu'en est-il de ses successeurs? Exactement… du moins selon les normes du monde. Selon les normes de l'Évangile, cependant, Pierre lui correspondait parfaitement.

En vérité, au cœur de la Bonne Nouvelle, il y a la vérité paradoxale que Dieu « a renversé les puissants de leurs trônes et a exalté les faibles » (Luc 1, 52). Jésus se spécialise dans la fabrication de quelque chose de grand à partir de ce qui est pitoyable. En effet, pendant son ministère terrestre, il s'intéressa tout particulièrement aux pêcheurs sans éducation, aux collecteurs d'impôts pécheurs et même aux meurtriers comme Paul, dont il confia la tâche de surveiller son ministère et de s'occuper de son troupeau.

Criblé d'imperfections, le génie de la sélection de Pierre n'a peut-être pas été immédiatement apparent. Cependant, des siècles plus tard, la puissance de Dieu est claire. Car la chaise de Pierre demeure toujours; aucun pouvoir n'a encore prévalu sur l'Église. « Tous les empires et les royaumes ont échoué, à cause de cette faiblesse inhérente et continuelle, qu'ils ont été fondés par des hommes forts et sur des hommes forts », écrit Chesterton. « Mais cette seule chose, l'Église chrétienne historique, a été fondée sur un homme faible et pour cette raison, il est indestructible. Car aucune chaîne n'est plus forte que son maillon le plus faible » (Hérétiques). En effet, lorsque Jésus a donné à Pierre les clés et le charisme de l'infaillibilité, il a imprégné tout le peuple chrétien d'un principe d'unité qui forme un lien indissoluble.

La foi de Pierre n'a pas échoué

« La prière fervente du juste a beaucoup de puissance », écrit saint Jacques (Jacques 5, 16). Combien a dû être grande la prière du Seigneur pour Pierre lorsqu'il a dit à son principal disciple: « J'ai prié pour vous afin que votre foi ne manque pas; et quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22, 32).

En effet, de cette parfaite prière du Christ sont venus deux miracles qui ont fortifié l'Église depuis. Le premier est le témoignage (le martyre) de Pierre dont la foi n'a pas manqué jusqu’à la fin. La seconde est toujours avec nous; en effet nous le vivons : l'Église Catholique indestructible, la communauté des croyants dans la grâce dont la foi a été fortifiée siècle après siècle par le Serviteur des Serviteurs de Dieu: le pape.


Ce texte est une traduction personnelle de l’article « An Infallible Pope – for Fallible Christians » de Matt Nelson pour Catholic Answers
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Il y a beaucoup de chrétiens protestants intelligents, bien versés dans les Écritures et qui cherchent fidèlement à connaître et à suivre la volonté de Dieu, qui ont conclu que les paroles de Jésus au sujet du pain et du vin de la Cène sont uniquement symboliques.

Et s'ils avaient raison?

La véritable tragédie

De prime abord, il semble qu'une telle révélation serait une tragédie. Recevoir l'Eucharistie est la rencontre la plus intime qu’il nous est possible d’avoir avec Jésus-Christ de ce côté de l'éternité. Soudainement, découvrir que cette intimité n’était qu’une imposture et que ce que nous pensions être Dieu n'était en fait que du pain serait décourageant… pour dire les choses poliment. Pire, cela signifierait que toutes ces heures consacrées à l'adoration étaient quelque chose qui s'approcherait davantage de l'idolâtrie plutôt que de l'adoration de Dieu.

Mais la véritable tragédie serait encore plus grande : cela signifierait que l'Église s’est trompée à propos de l'Eucharistie depuis le début. Les premiers chrétiens croyaient universellement à la Présence Réelle de Jésus dans l'Eucharistie. L'historien très respecté de l'Église primitive J.N.D. Kelly, un protestant, a reconnu qu’ « Il faut comprendre que l’enseignement eucharistique était d’abord généralement et sans équivoque réaliste, c’est-à-dire que le pain et le vin consacrés devaient être considérés, traités et désignés en tant que corps et sang du Sauveur » (Early Christian Doctrines, 440).

L’exemple de l’église de Smyrne

Prenez, par exemple, l'église de Smyrne, en Turquie moderne. Dans la seconde moitié du premier siècle, l'apôtre Jean avait envoyé un message directement de Jésus-Christ aux Smyrniotes, les encourageant dans leur fidélité dans leurs souffrances (Apocalypse 2, 8-11). Peu de temps après, un étudiant de Jean, saint Ignace d'Antioche, a écrit à cette même église locale sur son chemin pour être martyrisé à Rome au début du deuxième siècle.

Dans sa lettre, Ignace avertit les Smyrniotes de « rester à l'écart » des hérétiques gnostiques « parce qu'ils ne confessent pas que l'Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ » (Épître aux Smyrniotes, 7). Remarquez qu'Ignace ne ressent pas le besoin de convaincre ses lecteurs de la vérité de la Présence Réelle. Pour lui, il suffit de dire que puisque les gnostiques rejettent la Présence Réelle, nous ne devrions même pas « en parler en privé ou en public ».

Le témoignage des premiers chrétiens sur l’Eucharistie

C'est ainsi que les chrétiens ont abordé l'Eucharistie tout au long des premiers siècles de l'Église. Ce n'était pas seulement ce qu’un théologien enseignait ici ou là sur la Présence Réelle, mais c'était la position chrétienne sur le sujet. Dans une série de leçons données aux catéchumènes sur le point d'entrer dans l'Église, saint Cyrille de Jérusalem leur a rappelé que « vous avez été enseigné et vous êtes fermement convaincu que ce qui ressemble et goûte le pain et le vin n'est pas du pain et du vin, mais le Corps et le Sang du Christ » (Catéchèse 22). Cyrille est à l'aise en supposant que même ceux qui ne sont pas encore baptisés en savent assez sur le christianisme pour se rendre compte que les chrétiens croient en la Présence Réelle.

Ce qui est encore plus révélateur que les nombreux Pères de l'Église enseignant et prêchant sur la Présence Réelle de l'Eucharistie est l'absence de leaders chrétiens rejetant cette position catholique ou enseignant une position contraire.

Si un pasteur baptiste se levait le dimanche et déclarait que le pain et le vin devenaient le corps et le sang du Christ, on pouvait s'attendre à ce qu'il y ait des lettres enflammées le dénonçant comme hérétique, ou du moins cherchant à le corriger. C'est parce que les baptistes ne croient pas en la Présence Réelle.

Le fait que nous ne voyions pas ce type de tollé dans l'Église primitive est la preuve irréfutable que les premiers chrétiens ne croyaient pas ce que les baptistes modernes croient à propos de l'Eucharistie. Au contraire, ils étaient unis dans leur croyance en la Présence Réelle dans l'Eucharistie à une époque où les chrétiens n'avaient pas peur de se chamailler les uns avec les autres sur des sujets relativement moins importants.

Pourquoi est-ce important ?

Pourquoi est-ce important? Parce que cela signifie que ces protestants ne disent pas simplement: « Je pense que les paroles de Jésus à la Cène sont purement symboliques », mais « je pense que l'Église entière a mal compris l'un des aspects les plus fondamentaux du christianisme pendant des siècles. » On peut appeler cela la position « tout le monde a mal compris l'Évangile ».

Lors de la dernière Cène, Jésus a dit: « Je ne vous laisserai point orphelins » (Jean 14, 18), une promesse de ne pas abandonner l'Église ou de ne pas nous laisser orphelins. Plus précisément, le Christ a promis de préserver son Église en envoyant « l'Esprit de Vérité », le Saint-Esprit, pour « vous enseigner toutes choses et vous rappeler tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 17. 26). Comment la croyance en cette promesse est-elle compatible avec l'idée que toute l'Église a perdu la vraie signification de la dernière Cène et qu'aucun chrétien n'a suivi avec succès ses instructions de « faire ceci en mémoire de moi » ? (1 Corinthiens 11, 24)

Bien sûr, laissés à nous-mêmes, vous et moi aurions tort sur certains aspects de l'Évangile. C'est pourquoi il y a tellement de dénominations protestantes en compétition. La solution à cela est de se tourner vers l'Église et d'avoir l'humilité d'être guidée, plutôt que de croire que notre propre lecture des Écritures est supérieure à celle des autres. C'est le modèle exposé dans l'Écriture elle-même. Lorsque l'apôtre Philippe trouva un fonctionnaire éthiopien qui lisait le livre d'Ésaïe, il lui demanda: « Comprends-tu ce que tu lis? » Auquel l'homme répond: « Comment puis-je, à moins que quelqu'un ne me guide? » (Actes 8, 30- 31). Cependant, le point de vue protestant sape tout cela en suggérant que l'Église visible, et en fait tous les chrétiens du monde entier pourraient être ceux qui ont tort.

Ce qui est réellement rejeté en niant la réalité de l’Eucharistie

Il ne s'agit pas ici seulement de rejeter l'autorité enseignante de l'Église, mais de rejeter tout le christianisme précédent un certain moment de l'histoire. Si vous pouvez simplement rejeter toute l'histoire, disons, d'avant 1517 comme hérétique et erronée, pourquoi ainsi ne pas rejeter tout le christianisme d'avant 2018? Ce qui apparaît à la surface comme une simple question sur l'eucharistie ou la virginité perpétuelle de Marie est vraiment une question de savoir si nous pouvons faire confiance à la promesse du Christ de ne pas nous abandonner, nous laissant à nos propres interprétations théologiques privées.

De plus, si tout le monde a mal compris l'Évangile à l'époque, qu'est-ce qui nous fait penser que quelqu'un a maintenant le bon Évangile? Si nous pouvions tous nous tromper sur l’interprétation de l'Eucharistie pendant des siècles, pourquoi ne pourrions-nous pas nous tromper sur l’interprétation de la Résurrection ou sur tout autre aspect de l'enseignement chrétien? Si tout le christianisme peut mal interpréter le message central du christianisme, alors il semble que nous ne pouvons tout simplement pas avoir confiance en nous pour bien interpréter les bases du christianisme. Mais cela, bien sûr, mine notre capacité à faire confiance au Christianisme lui-même.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « What If Protestants Are Right About the Eucharist? » de Joe Heschmeyer pour Catholic Answers.


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