Comme toutes les églises chrétiennes prétendaient avoir la vérité, je me suis demandé si ma méthode pour trouver la vérité était bonne. Je n’allais quand même pas aller célébrer avec chacune des communautés chrétiennes de la planète. Même si j’y parvenais, allais-je baser ma décision uniquement sur le « feeling » que j’avais eu lors de ces rencontres ? Tout cela se bousculait dans ma tête. Je me disais que je devais baser mes recherches sur quelque chose de plus tangible, de vérifiable... de plus scientifique. Je savais que Dieu ne pouvait se démontrer par une expérience scientifique, mais il devait bien y avoir une science qui pouvait m'aider. Cette science qui allait m’aider était l’histoire. Les chrétiens ont, de toutes les religions que j’avais étudiées, l’affirmation la plus audacieuse que l’homme n’a jamais formulée : Dieu lui-même s’était incarné et était venu sur Terre. Si cela était vrai, il devait nécessairement y avoir une trace de ce fait dans l’histoire. Je me suis donc mis à étudier l’histoire du christianisme pour trouver d’un point de vue purement historique ce qu’étaient et faisaient les premiers chrétiens, c'est-à-dire, ceux dont les enseignements étaient authentiques et « fraîchement reçus » par Jésus-Christ. Cette Église devait donc non seulement exister dès le départ, n’avoir jamais changé ses doctrines et exister encore aujourd’hui. J’avais donc la certitude de ne pas me tromper si je retrouvais l’Église chrétienne qui correspondait à ces trois critères.

J’avais alors presque 18 ans et faisait mon entrée au cégep. Plus mes recherches avançaient, plus je me rendais compte que l’Église Catholique concordait avec ces trois critères. Aussi, plus j’en apprenais sur les premiers chrétiens et les premiers Pères de l’Église, plus tous ces gens ressemblaient beaucoup plus aux catholiques qu’aux autres églises chrétiennes. Ce qui au départ, je dois l’avouer, ne me plaisait pas beaucoup. Cela ne me plaisait pas, car j’avais l’impression d’avoir perdu 3 ans de ma vie à chercher pour quelque chose que j’avais déjà sous le nez. Mais, d’un autre côté, je me disais qu’au moins je serais sorti de cette expérience plus convaincu que je ne l’étais avant mes recherches. J’essayais donc encore de tout retourner les faits et les scénarios dans ma tête et de voir s’il ne pouvait pas y a voir une autre église qui pouvait concorder à ces trois critères, mais je n’en ai pas trouvé d’autre. Comprenant alors ce que cela impliquait, je me mis à retourner graduellement à la messe, chose que je ne faisais avant environ qu’une ou deux fois par année à Noël ou Pâques.

Au cours de mon cégep, ma foi grandissait. J’ai rencontré un ami avec qui je pouvais partager ma foi et qui m’a aidé à avoir un emploi pour travailler à l’église de ma ville comme sacristain la fin de semaine. J’étais alors un peu plus impliqué dans l’église et cela m’apportait beaucoup spirituellement. À la fin des mes études comme programmeur-analyste, je suis allé au JMJ à Rome en 2000. Comme j’ai alors commencé à considérer la vocation de prêtre, je suis entré au Grand Séminaire de Québec en automne 2000 pour en faire le discernement. Après quelques mois, je me suis rendu compte que cela n’était pas réellement ma vocation. Je dois avouer que le célibat, ce qui signifiait aussi l’absence de famille proche, était la principale raison.

Je suis alors revenu dans ma ville où j’ai commencé à travailler comme programmeur-analyste dans une entreprise et j’ai eu la chance de pouvoir retourner mon emploi de sacristain de fin de semaine quelques mois plus tard. Quelques années plus tard je me suis marié avec une femme qui partageait la même Foi que moi, ce qui est très important pour moi. J’ai aussi participé à une chorale d’adolescent pour faire l’animation musicale une fois par mois pour la messe des jeunes pendant quelques années. Je suis maintenant père d’un petit garçon de 9 mois. Depuis quelques mois, j’écris un blogue catholique sur internet dans l’espérance d’aider les gens qui sont, comme je l’ai été, en recherche spirituelle ou qui veulent tout simplement approfondir leur Foi.

Alors voilà qui résume mon parcours spirituel. Il faut dire qu’écrit ainsi le parcours semble assez linéaire, mais souvent, en période de recherche, je faisais deux pas en avant et un pas en arrière. Merci d’avoir pris le temps de me lire.
vraiment de réponse ou alors offraient des réponses contradictoires? C’est alors que je me suis dit que la solution devait être d’oublier les religions et simplement s’entendre sur certaines valeurs communes. Je me suis donc mis à fouiller, toujours sur internet, s’il y avait des gens qui partageaient cet avis. C’est alors que je suis entré en contact avec des gens qui étaient francs-maçons. Leur philosophie, me disaient-ils, est qu’il existe peut-être un être suprême, mais qu’en loge, on ne parlait jamais de religion ou de politique, car cela ne causait que des divisions. Je voyais en cela la solution à ma question sur Dieu et les religions : une sorte de philosophie de l’amour fraternel universel purement humaniste qui serait au-dessus de toute religion ou idée religieuse. Non seulement je croyais que cela était la solution pour moi, mais j’en étais même venu à croire que cette solution était celle qui devait être imposée aux autres, car elle était le seul moyen d’arriver à la « paix » universelle.

À ce moment, le problème pour moi était résolu. J’avais alors presque 17 ans et je continuais mes recherches sur la franc-maçonnerie, car je commençais à évaluer la possibilité d’y adhérer pour faire avancer cet idéal. Il me fallait patienter, car celle-ci n’est ouverte qu’à des personnes d’âge majeur, ce qui est 18 ans dans ma province. J’allais en ce temps commencer mon secondaire 5 et j’ai décidé de suivre quand même le cours d’enseignement religieux catholique plutôt que celui de morale même si j’étais devenu agnostique ou même ce que j’appelle un athée pratique. Je dois dire que l’année qui allait suivre a été pleine de rebondissements intellectuels pour moi. Pendant cette année, je lisais beaucoup d’ouvrages maçonniques célèbres. Cependant, au cours d’enseignement religieux, j’étais captivé par ce professeur qui parlait de la Foi d’une façon avec laquelle je n’étais pas familier. Il parlait de la Foi comme quelque chose de logique, de rationnel, de réel … de vrai! Je ne fais pas cette remarque pour blâmer personne, mais l’éducation religieuse de plusieurs personnes de ma génération a été composée en bonne partie de bricolages et de comptines réalisés pendant l’enfance sans avoir été suivis de réel contenu intellectuel par la suite. Sa façon de présenter la Foi m’a donc fait réagir et m’a poussé à remettre en doute mes conclusions.

J’ai alors décidé de relire la Bible, chose que j’avais choisi d’exclure au début de mes recherches. J’ai alors été touché par le message de Jésus. Je me suis rendu compte, après avoir lu beaucoup de textes sacrés d’autres religions, que le christianisme possède réellement plusieurs caractéristiques qu’aucune autre religion ne possède. Je ne les énumérerai pas, car cela allongerait trop ce texte, mais je vous les partagerai dans des articles futurs. Cela n’empêcha cependant pas que je voulais aussi approfondir ma connaissance sur la franc-maçonnerie et je lisais donc en ce temps à la fois la Bible et des ouvrages maçonniques. C’est alors que je me suis rendu compte que la franc-maçonnerie n’était pas réellement agnostique et que, dans ses grades plus avancés, elle affirmait certaines doctrines qui étaient réellement religieuses et très contraires au message que je lisais dans la Bible. J'avoue que cela m'a un peu contrarié au début, car cela me faisait revenir au point de départ dans mes réflexions sur Dieu et la franc-maçonnerie ne m’intéressait plus. Plus ma lecture de la Bible avançait, plus ce Jésus que je découvrais me fascinait. J'ai donc fait des recherches pour voir si la Bible était un document fiable et authentique et aussi sur la façon dont ses livres ont été écrits et assemblés. Car, même si je redevenais chrétien, je ne voulais pas revenir aveuglément au catholicisme sans avoir préalablement examiné les autres religions chrétiennes. À cette époque, j'avais un ami catholique qui s'était converti à une église protestante pentecôtiste. Je suis donc allé avec lui assister à une célébration à son église pour voir comment cela se passait.


Je me suis finalement décidé à publier mon parcours personnel après plusieurs semaines de réflexions. Je le fais en toute humilité, afin d’aider ceux qui ont passé par le même questionnement ou qui le vivent présentement. J’ai au départ écrit ce témoignage il y a quelques mois pour une personne avec qui je suis entré en contact grâce à ce blogue et je voulais le partager avec vous. Afin d’alléger la lecture, je l’ai divisé en trois parties qui sont : le questionnement, la recherche et la réponse.

Je suis né en 1979 dans un petit village de la Beauce et j’ai grandi dans une famille catholique. Au début de mon adolescence, comme une bonne partie des personnes de cet âge à notre époque, je me suis désintéressé de la religion. Non pas que je reniais ma foi, mais disons que cela ne me préoccupait tout simplement plus.

Vers l’âge de 15 ans, en 1995, un accident d’automobile a changé ma façon de voir les choses. Je n’ai eu aucune réelle blessure durant cet accident, mais il m’a fait beaucoup réfléchir. La voiture était une perte totale, il y avait 4 personnes à bords, j’étais le passager avant et ma ceinture de sécurité n’était pas bouclée. La chaussée était glissante, nous avons frappé de côté une boite à lettres en métal solidement ancré au sol. L’auto a tourné par-dessus bord une ou deux fois. En sortant de l’auto, je vis la boite aux lettres plusieurs mètres plus loin. En regardant l’auto de plus près, je me suis rendu compte que la boite aux lettres avait frappé très fort sur juste un peu au-dessus du pare-brise du côté passager et avait fait un ricochet sur la carrosserie pour aboutir quelques mètres plus loin. Si elle avait passé seulement quelque centimètre plus bas, je l’aurais eu en plein visage au travers du pare-brise.

C’est à cette période que j’ai commencé à me poser des questions sur le sens de la vie. Bien sûr, il m’est revenu à l’esprit les enseignements catholiques que j’avais reçus au cours de mon enfance, mais cela ne me suffisaient pas. Je voulais aller au fond des choses avec aucune idée préconçue à l’avance. Je voulais en quelque sorte réexaminer tout ce que j’avais appris avec un regard neuf et aussi explorer les autres avenues tant au point de vue religieux que scientifique. Je m’étais fait la promesse que j’allais rechercher avant tout la Vérité, et pas nécessairement quelque chose de plaisant à entendre ou de commode. C’est alors qu’ont commencé mes recherches.

Comme on venait d’avoir un ordinateur et internet à la maison, c’est l’outil que j’ai le plus utilisé pour obtenir des informations. Je me mis à lire plusieurs des textes sacrés majeurs des grandes religions et de divers mouvements religieux. Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas tout lu les livres sacrés que j’avais trouvés, car j’avais exclu dès le départ de relire la Bible. Je me disais que j’étais né catholique et que j’en savais déjà suffisamment sur le christianisme. Je me suis donc mis à lire des textes Bouddhistes, des textes Védiques, le Coran, les Talmuds juifs, des textes de grandes traditions religieuses asiatiques, des écrivains humanistes et athées, de grands philosophes grecs, des livres Nouvel-Âge, des livres ésotériques et plusieurs autres.



Nous voilà donc rendu à la partie finale qui demande encore un peu de recherche. En tant que Catholique, nous avons la chance de pouvoir vérifier nos interprétations avec celles du Magistère et de la Tradition Catholique. Si un dogme ou un enseignement de l'Église contredit une interprétation que l'on a conservée jusqu’à maintenant, on doit absolument la rayer de notre liste car elle contient nécessairement une erreur. On trouve généralement ces enseignements dans les documents pontificaux (encycliques, lettres, etc.) ou les documents des conciles œcuméniques de l'Église. Par contre, ne vous contentez pas seulement de l'éliminer. Tentez de comprendre pourquoi il y a une erreur car, si vous l'aviez conservée jusqu’à cette étape, c'est que vous pensiez qu'elle était valable. Cela vous évitera peut-être ainsi de refaire la même erreur la prochaine fois.

Deuxièmement, on peut rechercher dans les textes des pères de l'Église si vos interprétations ont déjà été exprimées et développées. Vous serez surpris de voir que cela arrive assez souvent même si ce n'est pas avec les mêmes termes. Vous aller peut-être même vous trouver un Père de l'Église qui a "tendance" à penser un peu plus souvent comme vous alors que d'autres, au contraire, sembleront arriver à des conclusions que vous trouverez un peu surprenantes. N’hésitez pas vous en servir pour approfondir vos réflexions car vous verrez que les Pères de l’Église sont de vrais catalyseurs de la Parole de Dieu.

Pour ces 2 étapes, un très bon site est le site du Vatican pour la congrégation pour le clergé. On y trouve beaucoup de ressources et on peut y télécharger la bible électronique « Biblia Clerus » qui est très riches de commentaires tirés de document pontificaux, des Pères de l’Église, de Saints ou de théologiens. Ce logiciel est gratuit est va vous sauver beaucoup de temps de recherche.

Voilà! Le travail est maintenant terminé. Vous devez avoir en ce moment une ou plusieurs interprétations profondes et riches. Pour terminer, si vous avez pris la peine de faire tout ce travail pour approfondir un texte biblique, je vous invite à en faire profitez les autres qui n'ont pas le temps ou qui n'ont pas la volonté de le faire. J’aimerais aussi que vous me partagez vos « secrets » qui vous aident à interpréter la Bible que je n’ai pas mentionnés dans cet article via commentaire ou courriel.


La deuxième partie demande un peu plus de recherche. Nous allons parler de contexte, de cohérence et d’interprétation.

Contexte : De quel genre de livre biblique s’agit-il (Lettre à un publique général ? Évangile ? Prophétie ? Lettre pastorale ? Recueil de proverbes ? ) ? Quels sont les thèmes récurrents de ce passage ? Quel est le contexte historique de ce passage ? Quel est le contexte culturel de ce passage ?

Interprétations : On peut maintenant commencer à faire des interprétations du texte biblique. C’est la partie que je préfère car c’est celle où on va mettre ensemble les résultats de toutes les questions et considérations précédentes. La plupart du temps je mets par écrit plusieurs interprétations possibles du texte car on peut souvent interpréter le texte à plusieurs niveaux. On peut aussi ajouter certaines interprétations contraires entre elles pour ainsi voir laquelle fait le plus de sens. J’insiste sur le fait de mettre par écrit au moins cette étape si vous ne l’avez pas fait pour les précédentes.

Cohérence : Comme la Bible contient plusieurs livres d’auteurs différents mais qui sont tous sous l’inspiration du même Dieu, ceux-ci doivent avoir une cohérence globale. On doit donc chercher dans la Bible les autres passages qui font référence aux mêmes thèmes, phases ou mots. À ce stade, vous allez peut-être devoir modifier ou complètement abandonner certaines interprétations qui ne « tiendront plus la route » car elles contrediront certains autres passages.

Vous devriez maintenant avoir dans votre liste des interprétations qui vous semble cohérente et qui, à la lumière de vos connaissances, semblent correctes. Pour certains chrétiens protestants, l’étude se terminerait à cette étape, car ils ne croient pas que Dieu a fondé sur Pierre un Église visible qui enseigne et garde la vérité. Si par contre, vous avez la chance d’être Catholique, vous savez qu’il existe une sorte de grille de vérification infaillible dans votre Magistère et votre Tradition. Cette vérification va nous mener à la troisième partie.


Dans cet article, que j’ai divisé en 3 parties, je vais donner certaines pistes pour vous aider à interpréter la Bible. Ces astuces peuvent vous aider à mieux saisir toute la richesse du texte, car on passe malheureusement à côté de beaucoup de chose lorsqu’on ne prend pas le temps de s’arrêter pour étudier à fond certains passages ou certains mots.

La première partie sera assez simple, on débutera avec les questions habituelles qui sont : qui, quoi, où, pourquoi et comment. Voici en détail chacune de ces questions :

Qui : Qui parle ou agit? De qui et à qui on parle ? Qui est impliqué dans ce passage ?

Quoi : Qu’est ce qu’on fait ? Qu’est ce qu’on dit ? Que vient-il de se produire ? Quelle est la séquence d’événements ?

Où : Où se passe l’action ? Quels sont les caractéristiques politiques ou géographiques de ce lieu ? Vous pouvez aussi lire mon article sur les lieux de l’Évangile pour quelques exemples.

Pourquoi : Pourquoi a-t-on dit ou fait cela ? Pourquoi l’événement est-il arrivé ? Pourquoi cela est-il bon ou mauvais ? Pourquoi une personne recommande-t-elle de faire cela ?

Comment : Comment tout cela est arrivé ? Comment les personnages répondent-ils aux paroles ou aux actions ? Comment Dieu répond aux paroles ou aux actions ? Comment un commandement ou une loi est-il obéi ou transgressé ? Comment cela va accomplir la volonté de Dieu ? Comment l’auteur parvient-il à ses fins ?

Je vous encourage à répondre à toutes ces questions par écrit lors de vos lectures bibliques, vous verrez alors la richesse de vos lectures se multiplier lorsque vous mettrez le tout ensemble à l’étape finale. On pourrait s’arrêter à cette étape pour la majeure partie des textes que nous lisons dans notre vie quotidienne, mais pour la Bible cela est différent car elle est la parole de Dieu. Comme notre désir est d’approfondir notre connaissance de Dieu et de son plan, deux étapes supplémentaires sont nécessaires pour en faire ressortir toute la richesse. Je vais donc poursuivre ce cheminement dans les deux prochains articles.

Les 10 commandements (ou Décalogue qui signifie « 10 paroles ») ont été transmit par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï dans l’Ancien Testament. Tous les chrétiens sont tenus d’observer ces commandements qui ont souvent servi de base à ce qui est devenu le système légal moderne. Le péché est d’ailleurs une transgression à l’un ou l’autre de ces commandements.

Voici ce que dit Jésus au sujet des commandements (extrait du catéchisme #2055) :
Lorsqu’on lui pose la question : " Quel est le plus grand commandement de la Loi ? " (Mt 22, 36), Jésus répond : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ; voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes " (Mt 22, 37-40 ; cf. Dt 6, 5 ; Lv 19, 18). Le Décalogue doit être interprété à la lumière de ce double et unique commandement de la charité, plénitude de la Loi : Le précepte : tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne tueras pas ; tu ne voleras pas ; tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en ces mots : tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la loi dans sa plénitude (Rm 13, 9-10).

Voici donc une liste des 10 commandements* :
1 : Un seul Dieu tu aimeras et adoreras parfaitement.
2 : Son saint nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment.
3 : Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement.
4 : Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement.
5 : Meurtre et scandale éviteras, haine et colère également.
6 : La pureté observeras, en tes actes soigneusement.
7 : Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras injustement.
8 : La médisance banniras et le mensonge également.
9 : En pensées, désirs veilleras à rester pur entièrement.
10 : Bien d'autrui ne convoiteras pour l'avoir malhonnêtement.

* Certains chrétiens non-catholiques font une liste différente des commandements. Cela est dû au fait que les commandements peuvent être regroupés et résumés de façons différentes, mais ils sont quand même tous tirés des mêmes textes bibliques. Pour plus d'information à ce sujet, vous pouvez consulter ce programme interactif.
Afin de faciliter la navigation sur le blogue, j’ai ajouté une barre de catégorie où les articles sont regroupés par catégorie. Cela est beaucoup plus facile que de chercher les articles dans la barre d’archive où on doit ouvrir chaque mois pour en voir le contenue. De plus, il y a aussi la barre de recherche dans laquelle vous pouvez inscrire un ou des mots clés à rechercher parmi les articles. Pour revenir à la page principale, vous pouvez en tout temps cliquer sur l’image d’entête.
J’ai fait quelques essais, avec un logiciel, pour tenter de faire une petite vidéo sur l’histoire de l’Eucharistie au cours de premiers siècles en partant de Jésus-Christ, en passant par les Pères de l'Église, jusqu'à Saint Augustin. Je voulais démontrer de façon visuelle que l’Eucharistie tel qu’elle est présentée par l’Église Catholique aujourd’hui est la même que celle du christianisme primitif. Voici donc une première ébauche, je suis ouvert à toute suggestion pouvant l’améliorer.

Le sacrement de la confirmation est important dans notre cheminement de Foi. Il apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale. Voici les effets de ce sacrement sur notre vie spirituelle :

- Il nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire "Abba, Père".
- Il nous unit plus fermement au Christ.
- Il augmente en nous les dons de l’Esprit Saint .
- Il rend notre lien avec l’Église plus parfait
- Il nous accorde une force spéciale de l’Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l’égard de la croix.

Pour conclure cet article, voici quelques passages de la Bible où l’on peut voir ce sacrement à l’œuvre. On peut y voir l’imposition des mains, l’onction et le passage de la lettre aux Hébreux mentionne l’imposition des mains avec quelques unes des plus grandes vérités de Foi du christianisme.

Actes 8, 14-17
Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean, qui, étant descendus (chez les Samaritains), prièrent pour eux afin qu'ils reçussent l'Esprit-Saint. En effet, il n'était encore venu sur aucun d'eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors ils leur imposaient les mains, et ils recevaient l'Esprit-Saint.

Actes 19, 5-6
Ayant entendu (ces paroles), ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, l'Esprit-Saint vint sur eux; et ils parlaient en langues et ils prophétisaient. 

2 Corinthiens 1, 21-22
Dieu lui-même nous a rendus fermes, et vous aussi, pour le service du Christ, quand nous avons reçu l'onction, quand il nous a marqués de son sceau et a déposé en nos cœurs les premiers dons de l'Esprit.

Hébreux 6, 1-2
C'est pourquoi, laissant de côté l'enseignement élémentaire sur le Christ, élevons-nous à l'enseignement parfait, sans poser de nouveau les principes fondamentaux du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Dieu, de la doctrine des ablutions, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel.

Il y a 150 Psaumes dans la Bible. Je me suis longtemps demandé pourquoi on avait deux numéros pour la plupart des Psaumes et que le deuxième était entre parenthèses. Exemple : Psaume 23 (22). Cela est dû à une différence de numérotation entre le texte Hébreux comparativement à celle de la Septante et de la Vulgate. Pour ce qui est de votre Bible, la numérotation utilisée sera surement décrite dans l’introduction du livre. Plusieurs traductions, comme la Bible de Jérusalem, vont inscrire les deux numérotations en plaçant la deuxième entre parenthèse.

Comme le nombre de Psaume final est de 150 dans les deux cas, voici comment tout cela s’articule. Pour les 8 premier Psaumes et les 3 derniers, il n’y a pas de différences car on utilise la même numérotation. Dans la Septante, les Psaumes 9 et 10 et les Psaumes 114 et 115 sont regroupés ensemble, mais les Psaumes 116 et 147 sont coupés en deux. Ce qui fait que du Psaume 10 à 147, la numérotation du texte Hébreux est généralement en avance d’un numéro sur la numérotation de la Septante. Il y a même des cas avec des numérotations plus complexes autour des Psaumes 116 et 147. Dans ces endroits, certaines Bibles ajoutent des lettres et il peut aussi y avoir deux numéros entre parenthèses. Je vous invite à regarder vos Bible pour voir comment tout ça y est présenté.

Bonne lecture des Psaumes
Je suis de près, avec beaucoup d’enthousiasme, depuis un petit moment un projet appelé « The Catholicism Project ». C’est un projet de Fr. Robert Barron produit par « Word on Fire Catholic Ministries ». Ce sera une série de 10 épisodes tournées à travers le monde sur l’histoire et la culture Catholique. Si les échéances sont respectées, le projet devrait se terminer pour Noël 2010.

Présentement, il n'y a qu’une version anglophone au programme, mais j’espère bien qu’ils feront aussi une version française. Je vous propose donc deux vidéos sur ce beau projet.


Bande-annonce :


Pour plus d'explications :
Je dois d’abord avouer que j’aime bien lire les romans de Dan Brown. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est l’auteur  du « Da Vinci code », « Anges et démons », « Le symbole perdu » et autres romans à saveur moins religieuse. Il a vraiment un grand talent pour mettre par écrit des histoires intéressantes avec un bon rythme et beaucoup de suspense. Malgré tout cela, je ne laisse jamais mon jugement à la porte lorsque je lis ses livres. Dans cet article, je ne vais pas faire la réfutation de ses livres. Plusieurs personnes l’ont fait avant moi et je ne veux pas refaire le même exercice. Je veux simplement partager une constatation que j’ai faite suite à la lecture de son dernier livre.

Dans « Da Vinci code », on y présente la théorie complètement ridicule que Jésus aurait eu des enfants avec Marie-Madeleine et que leurs progénitures aurait été protégés jusqu’à aujourd’hui par des sociétés secrètes. Tout au long du livre, on attaque et ridiculise le christianisme en particulier l’Église Catholique. Dans « Anges et Démons », on y raconte l’histoire d’un complot des Illuminés contre l’Église Catholique, en opposant la science et la Foi, tentant de faire croire que l’Église est contre la science; une autre théorie ridicule. J’avais lu ces deux livres, quelques mois après leur parution, dans l’année 2004.

Il y a quelques mois, j’ai lu « Le symbole perdu ». C’est là que tout est devenu plus clair et que le chat est sorti du sac. Ce livre est l’histoire de la quête d’un personnage pour le « grand secret » de la franc-maçonnerie. Le secret en question, tel qu’il est présenté dans le livre, est « que nous sommes des dieux ».

Après deux livres d’attaques contre l’Église Catholique et le christianisme en général, le dernier livre fait l’éloge de l’idéal maçonnique. Tout s’explique! Dans ses livres, le christianisme est toujours présenté comme mensonge, obscurantisme et manipulation tandis qu’il présente la philosophie maçonnique comme une vérité pure. Autant il travaillait, dans ses deux premiers livres, pour détruire le christianisme; autant il travail d’arrache-pied, dans le dernier livre, pour nous faire croire en l’idéal maçonnique et en toute une panoplie de mythes à saveur Nouvel-Âge. On peut lire dans son dernier livre un essaie complètement pitoyable de faire coïncider certains passages de la Bible avec sa théorie. Je ne veux pas être méchant, mais le mot pitoyable est vraiment adapté… surtout le passage où il essaie de faire dire au psaume 82 que nous sommes des dieux en le citant partiellement et complètement hors contexte. Pourquoi tous ses romans se vendent comme des petits pains chauds ? « Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers des fables. » (2 Timothée 4, 3-4)

Si je résume ces trois livres, après avoir bafoué Jésus-Christ et son Église sur tous les plans, il fait ensuite la promotion des paroles du serpent dans Genèse 3,5 : « Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez alors comme des dieux ». Il est très facile de reconnaître quel genre d’inspiration se cache derrières ces écrits…

Pour terminer, je ne condamne pas Mr Brown, il a un grand talent littéraire et il a droit à ses opinions. Je veux simplement mettre en garde des personnes qui sont moins bien informé sur leur Foi et qui peuvent vraiment être troublé à la suite de la lecture de ses livres. Mr Brown, soyez assuré que je prie pour votre conversion.

De tous les miracles Eucharistiques, celui de Lanciano est sans doute le plus populaire. Plusieurs expertises scientifiques ont été faites et aucune explication n’a pu être donnée par la science pour expliquer ce phénomène. Je partage donc avec vous ce petit texte qui nous parle de ce miracle.

Voici donc ce remarquable récit : "Un moine basilien, sage sur les choses du monde mais moins sur les choses de la foi, passait par un moment difficile dans sa perception de la réelle présence de Notre Seigneur Jésus-Christ dans l’Eucharistie. Il priait constamment pour le soulagement de ses doutes ; celui-ci effectivement. doutait et se trouvait consumé d’effroi de perdre un jour sa vocation. Son martyre était très pénible et il souffrait quotidiennement de la routine de son sacerdoce. Finalement un matin, pendant la célébration de la Messe, sujet à une grande attaque de doutes, il commença la Consécration devant les habitants d’un village voisin. Soudainement après la Consécration du Pain et du Vin, ce qu’il vit sur l’autel le fit trembler des mains. Il resta interdit, le dos tourné aux fidèles, pendant un moment qui sembla aux paroissiens une éternité, puis, doucement il se tourna vers eux et leur dit : "O témoins heureux à qui le Dieu Béni, pour contredire mon incrédulité, a voulu se révéler Lui-Même dans ce béni Sacrement et Se rendre visible à nos yeux Venez voir notre Dieu si près de nous. Voici la Chair et le Sang de notre Christ Bien-Aimé."
En effet, l’Hostie s’était transformée en Chair et le Vin en Sang ! Les fidèles, ayant témoigné du miracle, commencèrent à pleurer, en demandant pardon, et en suppliant miséricorde. Certains se frappèrent la poitrine, en confessant leurs péchés et en se déclarant indignes de témoigner de ce miracle, d’autres encore s’agenouillèrent en respect et en remerciement pour le cadeau que Dieu leur avait offert. Ce jour même, la rumeur du miracle parcourut tout le village comme un feu embrase une forêt et, tout aussi vite, les villages voisins jusqu’au Saint-Siège même."
Là ne finit pas notre histoire. Certes, "le don" de Lanciano était adressé au bon moine italien, au peuple du petit village et aux hommes de ce temps, mais aussi aux hommes de toutes les nations du monde et de toutes générations à venir, car ce qui est le plus remarquable, est la continuité même de ce miracle, un miracle qui demeura visible pour tous pendant une période de plus de 1297 ans, sans, toutefois, le moindre usage d’un quelconque produit de conservation ou substance chimique permettant à la Chair et au Sang de rester frais, car oui, la Sainte Hostie, transformée en Chair, et le Vin transformé en Sang, sont demeurés, pendant plus de douze siècles, parfaitement intacts.
En 1970, 1971 et plus tard en 1981, une investigation scientifique fut encouragée par l’Eglise Catholique. L’illustre Professeur Odoardo Linoli, Professeur d’Anatomie, d’Histologie Pathologique, de Chimie et de Microscopie Clinique, commença une longue série d’analyses et de tests afin de déterminer l’exacte nature du-dit miracle. Les investigations furent toutes menées avec des procédures de haute gamme technologique dont les observations furent largement confirmées par une série de photographies prises au microscope. Les analyses, une fois terminées, permirent les conclusions suivantes : Le spécimen "Chair" de l’Eucharistie est indubitablement de la chair humaine. Le spécimen "Sang" de l’Eucharistie est indubitablement du Sang humain. Le spécimen "Chair" de l’Eucharistie est composé de tissus musculaires d’un cœur humain. Dans le spécimen "Chair" de l’Eucharistie on peut, entre autres, observer : Le spécimen "chair" de l’Eucharistie est un CŒUR HUMAIN, complet dans sa structure essentielle. Le spécimen "Chair" et "Sang" de l’Eucharistie ont le même type sanguin, AB (Note : Type sanguin identique a celui trouvé par le Professeur Baima Bollone sur le Saint Suaire de Turin). Plusieurs minéraux ont été trouvés dans le spécimen "Sang" de l’Eucharistie : Chlorites, phosphores, magnésium, potassium, sodium et calcium. Il fut trouvé dans le spécimen "Sang" de l’Eucharistie des protéines dans les mêmes proportions normales qui sont trouvées dans les sero-protéiques de sang courant.
La préservation de la Chair et du Sang, qui furent exposés dans leur état naturel, sans le moindre moyen de quelconque forme de préservation, pendant douze (12) siècles à l’action d’agents atmosphériques et biologiques, constituent un extraordinaire phénomène, scientifiquement inexplicable. De plus, il fut observé une étrange anomalie dans le spécimen "Sang" de l’Eucharistie : Une fois liquéfié, le Sang Eucharistique de Lanciano garde toutes ses propriétés chimiques et physiques sans toutefois se détériorer sous une forme quelconque. En effet, normalement, quinze minutes après l’extraction d’un sang humain ordinaire, toutes les activités biologiques périssent irrémédiablement, cependant le spécimen de Lanciano en tout moment conserve toutes ses propriétés biochimiques intactes. Je crois que l’on peut dire que, appelée à témoigner, la Science, malgré son incapacité à expliquer ce phénomène, a donné une réponse on ne peut plus réfléchie sur l’authenticité du miracle Eucharistique de Lanciano. Celle-ci aussi avoue, peut-être avec amertume, que tous les résultats d’analyse constituent une violation absolue des lois de la physique.


* Ces textes sont extraits du livre " Un message d’Amour " de X.Reyes-Ayral aux éditions Résiac.
Plusieurs chrétiens, plus spécialement les non-catholiques, me demande souvent : « Mais où es tout cela dans la Bible ?» Comme la Trinité ou l’Incarnation, ce dogme n’est pas nommé explicitement dans la Bible, mais certains passages le soutiennent. Vous verrez que l’infaillibilité trouve surtout son fondement biblique dans le rôle de l’Apôtre Pierre en rapport avec les autres Apôtres.

On voit dans cet extrait une démonstration explicite que l’infaillibilité et impeccabilité sont deux choses différentes. Ce même passage contient à la fois la promesse d’infaillibilité (afin que ta foi ne défaille pas) et l’annonce d’un péché futur (par trois fois, nié me connaître).
Luc 22, 31-34 :
Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme froment ; mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères." Celui-ci lui dit : "Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort." Mais il dit : "Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. »

Ce deuxième extrait permet de comprendre que c'est une autorité et une infaillibilité concernant seulement l'enseignement de la révélation et non en l’application.
Matthieu 16 : 17-23
En réponse, Jésus lui dit : "Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié." Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ. À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : "Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point !" Mais lui, se retournant, dit à Pierre : "Passe derrière moi, Satan ! Tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes !"

Un troisième extrait témoigne que Pierre a une mission pastorale jusqu'à la fin (son martyre). Ce passage est aussi un moyen de restaurer l’autorité de Pierre qui aurait pu être affaiblis aux yeux des autres disciples par son triple reniement. On peut facilement voir le parallèle avec les 3 affirmations de son amour pour Jésus et son reniement qui a aussi eu lieu 3 fois.
Jean 21, 15-19
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Il lui répondit : "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux." Il lui dit à nouveau, une deuxième fois : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu" - "Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes brebis." Il lui dit pour la troisième fois : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" Pierre fut peiné de ce qu'il lui eût dit pour la troisième fois : "M'aimes-tu", et il lui dit : "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Jésus lui dit : "Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais ; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas." Il signifiait, en parlant ainsi, le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu. Ayant dit cela, il lui dit : "Suis-moi." 
Pour poursuivre cette série d’article sur l’infaillibilité pontificale, je vais maintenant tenter de décrire certaines limites de ce dogme. Plusieurs personnes sont incapables d’y croire précisément parce qu’ils en ont une vision beaucoup plus large que ce qu’il est réellement.

Premièrement, comme nous avons vu dans l’article précédent, le Pape doit s’exprimer « ex cathedra » en matière de Foi et de Morale pour que son enseignement soit infaillible. Donc, lorsque le Pape discute de théologie avec quelques personnes dans son salon ou dans un auditorium, il n’est pas infaillible. Cela est aussi le cas s’il s’exprime sur des sujets scientifiques ou politiques qui ne touchent pas la Morale.

Deuxièmement, l’infaillibilité ne fait que prévenir le Pape d’enseigner l’erreur. Ce qui en fait une garantie négative seulement. Cela n’est donc pas une garantie que le Pape aura l’initiative toujours faire ce qui serait la meilleure action possible. Comme par exemple, la garantie d’avoir la clairvoyance de définir d’avance une doctrine qui contrecarrait une grave hérésie avant même qu’elle ne commence à se répande dans l’Église.

Troisièmement, le Pape est infaillible seulement pendant la période ou il est Pape. C'est-à-dire que tout ce qu’il a pu enseigner ou penser avant de devenir Pape n’est pas infaillible.

Quatrièmement, un Pape qui serait menacé ou placé sous une pression extrême ne peut pas être considéré comme proclamant un enseignement « ex cathedra ».

Lorsqu’on conserve ces limites en têtes et qu’on regarde l’histoire de l’Église, on peut y voir qu’aucun Pape en utilisant son infaillibilité n’a jamais invalidé les enseignements infaillibles d’un autre Pape ou une autre doctrine infaillible enseignée par le Magistère de l’Église. C’est là une réalisation de la promesse du Christ, réalisé par l’Esprit-Saint, qu’on retrouve dans la Bible. Où se trouve tout cela dans la Bible ? Cela va être le sujet de mon prochain article.
L’Église a toujours cru en l’infaillibilité du Pape bien que cette doctrine n’ait été explicitement définie qu’au premier concile de Vatican (1869-1870). Pour avoir parlé avec plusieurs personnes à ce sujet, je crois que cette doctrine est une des moins bien comprise autant par les catholiques que les non-catholiques. Je crois qu’une bonne partie de cette confusion et dû au fait que plusieurs personnes font difficilement la différence entre l’infaillibilité et l’impeccabilité. Je vais donc tenter de donner des explications sur ces deux qualités.

L’infaillibilité est l’impossibilité du Pape d’enseigner des erreurs en matière de Foi et de Morale. Cette infaillibilité ne s’exerce seulement que lorsqu’il parle « ex cathedra », c'est-à-dire en tant que Docteur suprême de l’Église, en engageant sa pleine autorité apostolique, pour définir une doctrine touchant la Foi ou la Morale qui doit être tenu pour vrai dans toute l’Église. Les doctrines qui sont définies de cette façon ont généralement une expression particulière comme une formule verbale qui indique que l’enseignement est définitif ou un anathème qui indique que celui qui le désapprouve se place en dehors de l’Église. C’est par le pouvoir du Saint-Esprit que le Pape reçoit ce don et il ne vient donc pas de sa personne.

L’impeccabilité : L’impeccabilité est l’état de celui qui est incapable de pêcher. Malheureusement, le Pape n’a pas cette garantie. Ce qui veut dire qu’un Pape, aussi pêcheur soit-il a quand même le don de l’infaillibilité. C’est pour cela qu’on peut trouver dans l’histoire certains Papes qui ont fait des choses reprochables, mais malgré cela l’infaillibilité de leurs enseignements demeure.

Lorsque j’ai étudié l’histoire des Papes, une chose m’a particulièrement beaucoup impressionné. Malgré certains Papes pécheurs qui étaient souvent plus attirés vers les choses matérielles que spirituelles, le Saint-Esprit a toujours protégé la doctrine de l’Église. Ces « mauvais » Papes n’ont donc jamais réussit à enseigner « ex cathedra » de fausses doctrines.

À ma connaissance, l’infaillibilité pontificale n’a été utilisé qu’une seule fois à ce jour depuis sa définition et cela a été pour le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie par le Pape Pie XII en 1950. Bien sûr, en tant que membre de l’Église, nous nous devons d’écouter le Pape même s’il ne parle pas « ex cathedra » soit dans une encyclique ou au autre document.

Dans le prochain article je vais tenter de faire la lumière sur des idées erronées sur le dogme de l’infaillibilité pontificale qu’ont plusieurs personnes.