Photo: Ye Jinghan sur Unsplash

Au cours des deux derniers jours, la peine capitale a été un sujet brûlant. Certains prétendent que l'enseignement précédent de l'Église était faux, tandis que d'autres disent que le pape François est un hérétique. Aucune de ces positions ne tient la route. Les deux ont leur terrain pour jouer et travailler en harmonie en utilisant une herméneutique de la continuité. Comme le note le père Thomas Petri, OP : “le changement du pape François absolutise la conclusion pastorale faite par Jean-Paul II. » Le père Jay Scott Newman semble être d'accord sur le principe: « Ne soyez pas consterné par les gros titres qui crient que le pape François a fondamentalement changé une doctrine de l'Église catholique. Il n'a pas fait ça et une telle chose est impossible. »

La question est la modification du catéchisme 2267 qui indique que la peine capitale est inadmissible (c'est le mot clé). Je vais inclure les différences textuelles à la fin, mais d'abord, parlons de quelques principes.

Principes concernant la peine capitale

Permission à une puissance

L'Église n'a jamais dit que la peine capitale est un bien. Cependant, elle a affirmé que l’État avait le pouvoir de l’infliger pour protéger la société. L'exemple le plus clair en est que le pape Innocent III exigeait que certains hérétiques qui cherchaient la réconciliation avec l'Église acceptent la proposition suivante : « Le pouvoir séculier peut, sans péché mortel, exercer le jugement du sang, pourvu qu’il châtie par justice et non par haine, avec sagesse et non avec précipitation ».

En affirmant qu'ils ont un tel pouvoir, il ne dit rien sur le moment où ils devraient ou ne devraient pas l'exercer. Affirmer l'existence d'un pouvoir n'implique pas que ce pouvoir doit être utilisé. Par exemple, on pourrait affirmer qu'un prêtre a le pouvoir d'ordonner un autre prêtre tout en affirmant simultanément qu'un prêtre ne devrait JAMAIS exercer ce pouvoir. (Il y a une véritable question théologique à propos des prêtres ordonnant d'autres prêtres. Boniface IX a donné en 1400 à un abbé, qui n'était pas prêtre et non évêque, la permission d'ordonner des prêtres dans la bulle Sacrae religionis).

Le magistère ordinaire a répété qu'un gouvernement avait le pouvoir de prononcer une condamnation à mort. Cependant, aucun document infaillible individuel ni aucune tradition cohérente du magistère ordinaire n'a déclaré que nous devions affirmer que non seulement un pouvoir existait et qu’il existerait toujours des cas où cela est nécessaire ou que les États devaient toujours le maintenir.

Le décret d'hier ne nie pas que les États en ont le pouvoir. Il dit qu'il était inadmissible ou illicite d'utiliser ce pouvoir. Nous supposons que l'Église continue d'affirmer les choses à moins qu'elle ne dise le contraire. Le fait que cette clarification ait explicitement évité cette question nous laisse supposer que les auteurs continuent d’affirmer l’enseignement antérieur.

Développement

Ce qui reste est un jugement prudentiel sur la question de savoir si un État devrait pratiquer la peine capitale. Les jugements prudentiels sont toujours basés sur des faits contingents sur lesquels les gens peuvent être en désaccord. Cependant, l'Église a le pouvoir d'émettre un jugement prudentiel général lorsque des situations l'exigent. Par exemple, alors qu’il y avait historiquement des États catholiques confessionnels, le jugement prudentiel de ces dernières décennies est qu’il ne devrait pas avoir de tels États. Même principe pour l’usure, qui est l’imposition injuste d’intérêts, qui existe toujours lorsque les taux d’intérêt sont trop élevés, mais dont il a été déterminé avec prudence qu’elle ne s’appliquait pas à tous les intérêts comme elle l’Église l’avait fait il y a quelques siècles.

Le développement des prisons

Une grande partie de l’emprisonnement ou de la peine capitale a toujours été de protéger la société des criminels. Les prisons à haute sécurité actuelles suffisent à protéger la société contre de tels criminels. La lettre accompagnant le changement de catéchisme d'hier dit:


L’enseignement de l’Encyclique Evangelium vitae de Jean-Paul II est d’une grande importance dans ce développement. Le Saint-Père indique parmi les signes d’espérance d’une nouvelle civilisation de la vie « l’aversion toujours plus répandue de l’opinion publique envers la peine de mort, même si on la considère seulement comme un moyen de “légitime défense” de la société, en raison des possibilités dont dispose une société moderne de réprimer efficacement le crime de sorte que, tout en rendant inoffensif celui qui l’a commis, on ne lui ôte pas définitivement la possibilité de se racheter »

Une compréhension plus profonde de la dignité humaine

La doctrine s'est également développée sans jamais contredire le passé. Comme nous avons mieux compris la dignité humaine, nous avons constaté une préférence pour les formes de punition moins violentes: les peines de prison plutôt que les coups de fouet ou la mort. La lettre d’hier qui accompagne le changement cite Jean-Paul II et Benoît XVI:

Jean-Paul II a affirmé [au sujet de Caïn]: « Meurtrier, il garde sa dignité personnelle et Dieu lui-même s’en fait le garant […] » 
Benoît XVI attirait « l’attention des responsables de la société sur la nécessité de faire tout ce qui est possible pour arriver à l’élimination de la peine capitale ». Par la suite, devant un groupe de fidèles, il a formulé ce vœu: « Que vos débats encouragent les initiatives politiques et législatives actuellement promues dans un nombre croissant de pays en vue d’abolir la peine de mort et de poursuivre les progrès importants accomplis afin de rendre le droit pénal plus conforme à la dignité humaine des prisonniers et au maintien efficace de l’ordre public »

L'infaillibilité du catéchisme

Le catéchisme n'est pas infaillible. Il résume la doctrine pour les catholiques. Inévitablement, cela inclura des jugements prudentiels bien fondés qui ne sont pas des dogmes définis de manière infaillible. (En fait, ce ne sont pas tous les points de l’enseignement catholique qui ont un dogme infaillible.) L’utilisation de la peine capitale en est un exemple. Le Catéchisme de Trente souligne que c'est parfois un outil nécessaire pour distribuer la justice. Le Catéchisme de 1992 souligne qu’il n’est admissible que dans de rares cas. Cette révision souligne qu’elle est maintenant inadmissible. Aucune de ces déclarations n'est infaillible et aucune ne contredit directement parce que les trois ont été données en réponse à différentes réalités sociétales.

Cas difficiles

Des cas difficiles existent. Imaginez un seigneur de la drogue qui peut toujours acheter des gardiens de prison dans son pays d'origine. C'est un défi légitime. Jean-Paul II semblait permettre de rares cas de ce genre.

Lorsque l'Église a précisé que la contraception était immorale, elle a lancé un défi aux catholiques. Les méthodes de prise de conscience de la fécondité ont été découvertes et épanouies comme moyen moral d'espacer les naissances. Maintenant, il demande la fin de la peine de mort, qui peut parfois nécessiter une créativité similaire.

Il est clair que les pays hautement développés ont des prisons qui protègent la société des criminels sans les tuer. Nous pourrions peut-être élaborer un traité sur le transfert des prisonniers permettant aux pays riches d’aider certains pays pauvres en détenant des criminels. Je ne pense pas que ce serait commun, mais ce serait une option. Cela pourrait faire partie de ce que ces pays accordent déjà en aide étrangère. Quelque chose comme cela pourrait être le genre de créativité nécessaire pour y arriver.

Le changement du CEC #2267

Comme l’a judicieusement souligné un utilisateur sur Twitter : « L’ancien catéchisme était caractérisé par la suppression progressive de la peine de mort en tant qu’option morale. Cette décision ne fait que formaliser cette suppression progressive. » Examinons les deux versions.

La version précédente

L’enseignement traditionnel de l’Église n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains. 
Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ces moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine. 
Aujourd’hui, en effet, étant données les possibilités dont l’État dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de se repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer le coupable " sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants "

La nouvelle version

Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun. 
Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir. 
C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle » et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde.

Vous noterez que la version précédente disait que de tels cas sont « désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants ». Il n’y a donc qu’un petit pas entre cela et l’inadmissibilité de la nouvelle version.

Conclusion

Autant la Tradition que le pape François sont cohérents en ce qui concerne la peine capitale. Ils admettent tous deux que l'État a le pouvoir d'exécuter des criminels. Ils conviennent tous deux que la peine capitale n'est pas un bien en soi. Ils sont ainsi uniquement différents à savoir si les États doivent exercer ce pouvoir sur la base de situations concrètes.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « Capital Punishment: Francis & the Tradition Before Him Are Both Right » de Fr Matthew P. Schneider

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1. Les pierres énormes formant la section occidentale du mur du mont du Temple

Dans la couche la plus profonde du Mur occidental, se trouve de très grosses pierres dont l’une aux dimensions impressionnantes. Elle mesure de 13.6 mètres de long, 3.3 mètres de hauteur, 4.5 m de profondeur et elle pèse plus de 550 tonnes. Pour vous donner une comparaison, la plus grosse pierre des pyramides d'Égypte ne pèse que 10 tonnes.

Nous comprenons donc pourquoi la présence de ces pierres énormes avait suscité la réaction d’un disciple qui s’était exclamé en sortant du Temple « Maître, regarde : quelles belles pierres ! quelles constructions ! » (Marc 13, 1). Jésus lui avait alors répondu : « Tu vois ces grandes constructions ? Il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. » (Marc 13, 2). Le Temple a effectivement été détruit quelques années plus tard en 70 par les romains.


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2. Le transfert du « marché de la viande » (hanuth) dans le Temple

Des éléments indiquent que les animaux destinés aux holocaustes (aux sacrifices dans le Temple) aient été transférés du mont des Oliviers à l’intérieur des enceintes du Temple, quelques mois avant l’an 30 par une décision du Grand-Prêtre qui en retirait des avantages financiers.

Si tel était le cas, alors on comprend facilement pourquoi Jésus décida de chasser ces « vendeurs » du Temple pendant son ministère qui était justement autour de cette même période (voir Jean 2, 5).


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3. La piscine de Bethesda (ou Bethzatha)

L’évangile de Jean décrit une piscine au chapitre 5 (Jean 5, 2) : « À Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents ».

Il n’est pas étonnant que Jésus y ait fait la rencontre d’un malade de longue date qui espérait être guéri en s’y baignant. Ces piscines étaient utilisées pour laver les moutons avant leur sacrifice au Temple. Cette méthode d'utilisation des piscines conférait à l'eau un certain halo de sainteté et plusieurs invalides vinrent se baigner dans les piscines dans l'espoir d'être guéris. C’est ce qui est arrivé pour celui qui a rencontré Jésus (voir Jean 5).


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4. Le lieu de la crucifixion de Jésus

On s’est longtemps demandé pourquoi le Saint-Sépulcre (le lieu où Jésus a été enseveli de sa mort à sa résurrection) était à l’intérieur des murs de la ville de Jérusalem, alors qu’on indique dans l’évangile qu’il était à l’extérieur des murs.

L’énigme a été résolue en découvrant un autre mur d’enceinte à l’est qui est plus ancien que celui construit par Hérode Agrippa, construit entre l’an 41 et 44, qui est lui plus à l’ouest. Ce qui signifie qu’au temps de la crucifixion de Jésus, le lieu d’ensevelissement de Jésus était vraiment à l’extérieur des murs de la ville. « Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. » (Jean 19, 17).




En instituant chaque Lundi de Pentecôte la fête de "Marie, Mère de l’Église" pour "valoriser le mystère de la maternité spirituelle de Marie", l’Église nous demande de prendre conscience que Marie est la Mère de chacun, et "la Mère de tout le peuple chrétien".

En réponse, l'Association Marie de Nazareth lance aujourd’hui - avec plusieurs soutiens, sanctuaires associés et partenaires - le "Chapelet pour le monde" pour inviter à donner suite à cet appel et aux attentes de la Vierge Marie en proposant au plus grand nombre de prendre ou de confirmer un engagement de prière quotidien.

Nous avons participé à la conception du site.

https://chapeletpourlemonde.com/

N'hésitez pas à vous inscrire et à en parler largement autour de vous !
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Les Américains sont plus misérables et plus malades que jamais auparavant, avec une espérance de vie dans son premier déclin pluriannuel depuis les années 1960. Les taux de dépendance aux opioïdes ont atteint des niveaux alarmants, les surdoses étant désormais la principale cause de décès par traumatisme. Et bien sûr, il y a quelques semaines à peine, dix-sept personnes ont été tuées par un adolescent dérangé dans une école secondaire de Floride.

C’est à ce monde …

C'est à ce monde meurtri et brisé que l'Église catholique nous envoie, nous les laïcs, pour évangéliser, peu importe si nous sommes occupés ou si nous luttons pour donner un sens à la folie qui nous entoure. « Même occupés par leurs soucis temporels », enseigne le Concile Vatican II, nous sommes appelés à « exercer pour l’évangélisation du monde une action précieuse » (Lumen Gentium 35).

Le Concile continue en disant que nous devons le faire, d'abord en demandant à Dieu la sagesse et en approfondissant notre compréhension de la vérité révélée. Lumen Gentium distingue également la famille chrétienne comme jouant un rôle unique dans cet effort, d'une manière qui pourrait vous surprendre:

Dans cet ordre de fonctions apparaît la haute valeur de cet état de vie que sanctifie un sacrement spécial, à savoir la vie du mariage et de la famille. Le terrain d’exercice et l’école par excellence de l’apostolat des laïcs se trouvent là, dans la famille où la religion chrétienne pénètre toute l’organisation de la vie et la transforme chaque jour davantage. Là, les époux trouvent leur vocation propre : être l’un pour l’autre et pour leurs enfants témoins de la foi et de l’amour du Christ. La famille chrétienne proclame hautement à la fois les vertus du Royaume de Dieu et l’espoir de la vie bienheureuse. Ainsi, par son exemple et par son témoignage, elle est la condamnation du monde pécheur et la lumière pour ceux qui cherchent la vérité.

L’affirmation qui nous frappe

C'est la dernière ligne qui est la plus frappante. Qu'est-ce que cela signifie de dire qu'une famille chrétienne « accuse le monde du péché »? En termes simples, c'est une reconnaissance que nous vivons dans un monde blessé, mais un monde qui souvent ne réalise pas qu'il est blessé, ou qui ne réalise pas qu'il y a quelque chose de meilleur.

La façon dont nous vivons sur la terre est un avant-goût du paradis ou de l'enfer. Si nous nous dirigeons vers la damnation, nos vies sont rarement heureuses jusqu'au moment de notre mort. Au contraire, les conséquences de nos mauvaises actions nous rattrapent et nous affectent, même dans cette vie. Les gens qui se livrent à la cupidité, à la promiscuité, à la gourmandise, à la jalousie et à l'égoïsme finissent par détruire leur propre vie et celle de leur entourage. Le « glamour du mal » est un mince glaçage cachant une réalité laide et désagréable et il suffit de regarder les nouvelles pour le voir. Il n'est donc pas surprenant que notre pays s'éloigne de Dieu et qu'il se transforme en un malaise qui raccourcit la vie.

D'un autre côté, une famille attachée à la sainteté est une famille qui aide à faire naître le paradis à sa propre petite échelle. Si tout ce que quelqu'un a connu est le matérialisme, la promiscuité, l'automédication, les familles brisées et le reste, ces choses peuvent sembler si normales qu'il ne réalise pas qu'il y a une meilleure façon. Il n'apprendra jamais ce qu'il lui manque, à moins qu'il ne rencontre quelque chose de mieux.

Par conséquent, une partie de la mission évangélique de la famille chrétienne consiste à proclamer au monde, à témoigner à chaque personne souffrante dans le monde, qu'il y a un meilleur moyen. C'est pourquoi le Concile parle de deux rôles étroitement liés de la famille chrétienne: « accuser le monde du péché » et « éclairer ceux qui cherchent la vérité ».

Pourquoi la famille?

Premièrement, parce que la famille est visible d'une manière que les prêtres ne peuvent pas l’être. Des gens pourraient qui ne jamais croiser avec un homme avec un col romain (il pourrait même faire tout leur possible pour l'éviter) ne peuvent s'empêcher de rencontrer régulièrement des familles. Pour que nos collègues, amis et membres de notre famille aient une rencontre salvatrice avec l'Évangile, nous ne pouvons pas seulement espérer qu’ils rencontrent un jour un bon prêtre. Au lieu de cela, nous devrions reconnaître qu'ils ont probablement été placés dans nos vies (et dans nos cœurs) afin que nous puissions être l'instrument de Dieu pour leur salut.

Mais c'est plus que ça. La famille présente également une alternative réaliste au mode de vie du monde. La plupart d'entre nous ne sont pas appelés à être prêtres ou religieux et il est facile d’attribuer leur sainteté comme quelque chose qui est réservée à leurs états de vie. D'autre part, la famille chrétienne nous montre que la sainteté est aussi pour ceux d'entre nous qui sont dans la « vraie vie» et que la sainteté est à la portée de tous. Cela ne signifie pas que nous devons prétendre que nos familles sont parfaites et ignorer les difficultés réelles de la vie de famille, mais que nous devons vivre, même dans les moments de tumulte et d'épreuve, les grâces offertes par Jésus-Christ. C'est précisément dans ces moments que la famille chrétienne brille dans son caractère distinctif.

Il est facile d’être bouleversé par l'appel de l'Église à évangéliser ou d'essayer de passer la balle à nos prêtres, mais les laïcs vivant dans des familles chrétiennes heureuses et saintes sont un témoignage crédible du pouvoir de l'Évangile qui change nos vies et de la vraie joie de la sainteté. Donc, pour citer Jean-Paul II (et l'ange Gabriel) : « N'ayez pas peur! ». Au milieu d'un monde malheureux, nous sommes porteurs de la Bonne Nouvelle et nos vies et nos familles reflètent cette réalité pleine d'espoir.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « Hope-Filled Witness to a Broken World » de Joe Heschmeyer
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Il y a peu de dogmes de l'Église catholique qui paraissent plus scandaleux aux croyants non-catholiques que l'infaillibilité pontificale. Par exemple, considérons cette réflexion de l'apologète protestant Matt Slick dans l'un de ses articles critiques sur le sujet:

Je ne peux m'empêcher de me demander quelles nouvelles révélations et interprétations infaillibles surgiront au sein de l'Église catholique romaine. Les six prochains millions d'années produiront-ils la déification complète de Marie? Marie deviendra-t-elle le créateur de l'univers dans la tradition catholique romaine? Ou peut-être que le pape pourrait être élevé à un niveau céleste ici sur la terre (infaillibilité, faillibilité et l'église catholique romaine). 

Comme tous les catholiques décemment catéchisés le savent, Mr Slick peut être assuré que ni Marie ni le pape ne seront jamais sujets à la déification par l'Église catholique; pas dans les soixante prochaines années, pas plus que dans les 600 milliards d'années à venir. Jamais. En effet, l'infaillibilité papale existe pour prévenir de telles hérésies. Cela convient également à cause de la primauté du pape dans l'Église.

La primauté pontificale

Dans l'Évangile de saint Matthieu, Jésus donne à Pierre seul « les clés du Royaume des Cieux » et le pouvoir de « lier et délier » (Matthieu 16, 16-20). L'autorité unique de Pierre est puissamment illustrée dans les Actes des Apôtres, au Concile de Jérusalem, quand Pierre a pris une décision définitive concernant la circoncision « et toute l'assemblée a gardé le silence » (Actes 15, 12).

En tant que « surveillant » en chef de l'Église, Pierre - et ses successeurs - devait maintenir la pureté et l'unité doctrinale dans l'Église. L'éminent érudit protestant James D.G. Dunn affirme ce rôle unitif:

C'est Pierre qui devient le point focal de l'unité pour toute l'Église… il devint le symbole rempli d’espoir d'unité pour le christianisme grandissant qui se considérait de plus en plus comme l'Église catholique » (Unity and Diversity in the New Testament, 386).

Saint Irénée de Lyon, qui a écrit au IIe siècle, témoigne de la primauté du pape. En traitant avec les hérétiques gnostiques au deuxième siècle, il a affirmé que les croyances de chaque église chrétienne locale doivent être congruentes, non seulement avec la tradition apostolique, mais avec les enseignements de chaque église chrétienne. Pourquoi? Parce que l'Église est essentiellement catholique. La première voie, écrivait l'ancien évêque de Lyon, est que le Christ assure l'unité de son Église par l'intermédiaire de l'office pétrinien: l'Église de Rome « l’Église très grande, très ancienne et connue de tous… car avec cette Église, en raison de sa principauté supérieure, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout » (Contre les hérésies, III, 3.2).

Un charisme qui fait du sens

Il est logique que Jésus établisse une telle autorité en son absence - quelque chose comme l'office pétrinien - parce que « le cœur est trompeur par-dessus tout » (Jérémie 17, 9). Nous sommes facilement bernés et distraits et par conséquent, nous manquons souvent d'entendre la petite voix de Dieu. Oui, le Saint-Esprit peut et nous conduira dans toute la vérité comme Jésus l'a promis, mais comment exactement? Par la prière et la contemplation des Écritures, sûrement. Mais comme nous le dit saint Paul, nous devons « éprouvez tout, et retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5, 21). Comment devrions-nous tester et confirmer nos sentiments spirituels? Par la direction infaillible de l'Église, spécialement réalisée dans le ministère du principal évêque de l'Église.

L'infaillibilité papale est souvent mal comprise, mais pas parce que c'est un concept difficile à comprendre. Il est tout à fait censé : nous avons besoin d'une autorité enseignante infaillible parce que nous sommes si faillibles.

Parce que ce charisme existe pour empêcher l'enseignement de l'erreur dans l'Église universelle, il n'est présent que lorsque le pape remplit trois critères précis. D'abord, il doit enseigner comme le pasteur suprême de l'Église universelle. Deuxièmement, il doit avoir l'intention de décider d'une affaire de manière définitive. Troisièmement, l'enseignement doit porter sur la foi et la morale.

Aidé, mais non inspiré

Les auteurs du Nouveau Testament ont également été spécialement influencés par Dieu alors qu'ils nous communiquaient la vérité au sujet de la religion, mais il y a une distinction importante à faire ici. Les écrivains du Nouveau Testament n'étaient pas simplement influencés, ils étaient inspirés. En effet, ils étaient inspirés d'une manière si profonde que, bien que ce ne fût que de simples créatures qui mettaient sur papier les Écritures, Dieu était en fait l'auteur principal. Le théologien catholique Ludwig Ott affirme cette distinction dans ses célèbres « Fundamentals of Catholic Dogma »:

Cette assistance [impliquée dans l'infaillibilité papale] doit être distinguée… de l'Inspiration, qui est une influence positive opérée par Dieu sur un auteur, d'une nature telle que Dieu lui-même est le principal auteur de l'écriture et que les idées en sont par conséquent la Parole de Dieu.

Alors que l'inspiration est une influence positive pour « écrire seulement ce que Dieu veut écrire », l'infaillibilité papale est essentiellement un charisme négatif ou préventif, qui empêche le chef enseignant de l'Église d'enseigner « ce que Dieu ne veut pas enseigner », c'est-à-dire l’erreur.

Pierre le pitoyable

Compte tenu de son caractère maladroit et impulsif, l'apôtre Pierre n'était-il pas plutôt inapte à occuper cette position de chef infaillible de l'Église? Qu'en est-il de ses successeurs? Exactement… du moins selon les normes du monde. Selon les normes de l'Évangile, cependant, Pierre lui correspondait parfaitement.

En vérité, au cœur de la Bonne Nouvelle, il y a la vérité paradoxale que Dieu « a renversé les puissants de leurs trônes et a exalté les faibles » (Luc 1, 52). Jésus se spécialise dans la fabrication de quelque chose de grand à partir de ce qui est pitoyable. En effet, pendant son ministère terrestre, il s'intéressa tout particulièrement aux pêcheurs sans éducation, aux collecteurs d'impôts pécheurs et même aux meurtriers comme Paul, dont il confia la tâche de surveiller son ministère et de s'occuper de son troupeau.

Criblé d'imperfections, le génie de la sélection de Pierre n'a peut-être pas été immédiatement apparent. Cependant, des siècles plus tard, la puissance de Dieu est claire. Car la chaise de Pierre demeure toujours; aucun pouvoir n'a encore prévalu sur l'Église. « Tous les empires et les royaumes ont échoué, à cause de cette faiblesse inhérente et continuelle, qu'ils ont été fondés par des hommes forts et sur des hommes forts », écrit Chesterton. « Mais cette seule chose, l'Église chrétienne historique, a été fondée sur un homme faible et pour cette raison, il est indestructible. Car aucune chaîne n'est plus forte que son maillon le plus faible » (Hérétiques). En effet, lorsque Jésus a donné à Pierre les clés et le charisme de l'infaillibilité, il a imprégné tout le peuple chrétien d'un principe d'unité qui forme un lien indissoluble.

La foi de Pierre n'a pas échoué

« La prière fervente du juste a beaucoup de puissance », écrit saint Jacques (Jacques 5, 16). Combien a dû être grande la prière du Seigneur pour Pierre lorsqu'il a dit à son principal disciple: « J'ai prié pour vous afin que votre foi ne manque pas; et quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22, 32).

En effet, de cette parfaite prière du Christ sont venus deux miracles qui ont fortifié l'Église depuis. Le premier est le témoignage (le martyre) de Pierre dont la foi n'a pas manqué jusqu’à la fin. La seconde est toujours avec nous; en effet nous le vivons : l'Église Catholique indestructible, la communauté des croyants dans la grâce dont la foi a été fortifiée siècle après siècle par le Serviteur des Serviteurs de Dieu: le pape.


Ce texte est une traduction personnelle de l’article « An Infallible Pope – for Fallible Christians » de Matt Nelson pour Catholic Answers
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Il y a beaucoup de chrétiens protestants intelligents, bien versés dans les Écritures et qui cherchent fidèlement à connaître et à suivre la volonté de Dieu, qui ont conclu que les paroles de Jésus au sujet du pain et du vin de la Cène sont uniquement symboliques.

Et s'ils avaient raison?

La véritable tragédie

De prime abord, il semble qu'une telle révélation serait une tragédie. Recevoir l'Eucharistie est la rencontre la plus intime qu’il nous est possible d’avoir avec Jésus-Christ de ce côté de l'éternité. Soudainement, découvrir que cette intimité n’était qu’une imposture et que ce que nous pensions être Dieu n'était en fait que du pain serait décourageant… pour dire les choses poliment. Pire, cela signifierait que toutes ces heures consacrées à l'adoration étaient quelque chose qui s'approcherait davantage de l'idolâtrie plutôt que de l'adoration de Dieu.

Mais la véritable tragédie serait encore plus grande : cela signifierait que l'Église s’est trompée à propos de l'Eucharistie depuis le début. Les premiers chrétiens croyaient universellement à la Présence Réelle de Jésus dans l'Eucharistie. L'historien très respecté de l'Église primitive J.N.D. Kelly, un protestant, a reconnu qu’ « Il faut comprendre que l’enseignement eucharistique était d’abord généralement et sans équivoque réaliste, c’est-à-dire que le pain et le vin consacrés devaient être considérés, traités et désignés en tant que corps et sang du Sauveur » (Early Christian Doctrines, 440).

L’exemple de l’église de Smyrne

Prenez, par exemple, l'église de Smyrne, en Turquie moderne. Dans la seconde moitié du premier siècle, l'apôtre Jean avait envoyé un message directement de Jésus-Christ aux Smyrniotes, les encourageant dans leur fidélité dans leurs souffrances (Apocalypse 2, 8-11). Peu de temps après, un étudiant de Jean, saint Ignace d'Antioche, a écrit à cette même église locale sur son chemin pour être martyrisé à Rome au début du deuxième siècle.

Dans sa lettre, Ignace avertit les Smyrniotes de « rester à l'écart » des hérétiques gnostiques « parce qu'ils ne confessent pas que l'Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ » (Épître aux Smyrniotes, 7). Remarquez qu'Ignace ne ressent pas le besoin de convaincre ses lecteurs de la vérité de la Présence Réelle. Pour lui, il suffit de dire que puisque les gnostiques rejettent la Présence Réelle, nous ne devrions même pas « en parler en privé ou en public ».

Le témoignage des premiers chrétiens sur l’Eucharistie

C'est ainsi que les chrétiens ont abordé l'Eucharistie tout au long des premiers siècles de l'Église. Ce n'était pas seulement ce qu’un théologien enseignait ici ou là sur la Présence Réelle, mais c'était la position chrétienne sur le sujet. Dans une série de leçons données aux catéchumènes sur le point d'entrer dans l'Église, saint Cyrille de Jérusalem leur a rappelé que « vous avez été enseigné et vous êtes fermement convaincu que ce qui ressemble et goûte le pain et le vin n'est pas du pain et du vin, mais le Corps et le Sang du Christ » (Catéchèse 22). Cyrille est à l'aise en supposant que même ceux qui ne sont pas encore baptisés en savent assez sur le christianisme pour se rendre compte que les chrétiens croient en la Présence Réelle.

Ce qui est encore plus révélateur que les nombreux Pères de l'Église enseignant et prêchant sur la Présence Réelle de l'Eucharistie est l'absence de leaders chrétiens rejetant cette position catholique ou enseignant une position contraire.

Si un pasteur baptiste se levait le dimanche et déclarait que le pain et le vin devenaient le corps et le sang du Christ, on pouvait s'attendre à ce qu'il y ait des lettres enflammées le dénonçant comme hérétique, ou du moins cherchant à le corriger. C'est parce que les baptistes ne croient pas en la Présence Réelle.

Le fait que nous ne voyions pas ce type de tollé dans l'Église primitive est la preuve irréfutable que les premiers chrétiens ne croyaient pas ce que les baptistes modernes croient à propos de l'Eucharistie. Au contraire, ils étaient unis dans leur croyance en la Présence Réelle dans l'Eucharistie à une époque où les chrétiens n'avaient pas peur de se chamailler les uns avec les autres sur des sujets relativement moins importants.

Pourquoi est-ce important ?

Pourquoi est-ce important? Parce que cela signifie que ces protestants ne disent pas simplement: « Je pense que les paroles de Jésus à la Cène sont purement symboliques », mais « je pense que l'Église entière a mal compris l'un des aspects les plus fondamentaux du christianisme pendant des siècles. » On peut appeler cela la position « tout le monde a mal compris l'Évangile ».

Lors de la dernière Cène, Jésus a dit: « Je ne vous laisserai point orphelins » (Jean 14, 18), une promesse de ne pas abandonner l'Église ou de ne pas nous laisser orphelins. Plus précisément, le Christ a promis de préserver son Église en envoyant « l'Esprit de Vérité », le Saint-Esprit, pour « vous enseigner toutes choses et vous rappeler tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 17. 26). Comment la croyance en cette promesse est-elle compatible avec l'idée que toute l'Église a perdu la vraie signification de la dernière Cène et qu'aucun chrétien n'a suivi avec succès ses instructions de « faire ceci en mémoire de moi » ? (1 Corinthiens 11, 24)

Bien sûr, laissés à nous-mêmes, vous et moi aurions tort sur certains aspects de l'Évangile. C'est pourquoi il y a tellement de dénominations protestantes en compétition. La solution à cela est de se tourner vers l'Église et d'avoir l'humilité d'être guidée, plutôt que de croire que notre propre lecture des Écritures est supérieure à celle des autres. C'est le modèle exposé dans l'Écriture elle-même. Lorsque l'apôtre Philippe trouva un fonctionnaire éthiopien qui lisait le livre d'Ésaïe, il lui demanda: « Comprends-tu ce que tu lis? » Auquel l'homme répond: « Comment puis-je, à moins que quelqu'un ne me guide? » (Actes 8, 30- 31). Cependant, le point de vue protestant sape tout cela en suggérant que l'Église visible, et en fait tous les chrétiens du monde entier pourraient être ceux qui ont tort.

Ce qui est réellement rejeté en niant la réalité de l’Eucharistie

Il ne s'agit pas ici seulement de rejeter l'autorité enseignante de l'Église, mais de rejeter tout le christianisme précédent un certain moment de l'histoire. Si vous pouvez simplement rejeter toute l'histoire, disons, d'avant 1517 comme hérétique et erronée, pourquoi ainsi ne pas rejeter tout le christianisme d'avant 2018? Ce qui apparaît à la surface comme une simple question sur l'eucharistie ou la virginité perpétuelle de Marie est vraiment une question de savoir si nous pouvons faire confiance à la promesse du Christ de ne pas nous abandonner, nous laissant à nos propres interprétations théologiques privées.

De plus, si tout le monde a mal compris l'Évangile à l'époque, qu'est-ce qui nous fait penser que quelqu'un a maintenant le bon Évangile? Si nous pouvions tous nous tromper sur l’interprétation de l'Eucharistie pendant des siècles, pourquoi ne pourrions-nous pas nous tromper sur l’interprétation de la Résurrection ou sur tout autre aspect de l'enseignement chrétien? Si tout le christianisme peut mal interpréter le message central du christianisme, alors il semble que nous ne pouvons tout simplement pas avoir confiance en nous pour bien interpréter les bases du christianisme. Mais cela, bien sûr, mine notre capacité à faire confiance au Christianisme lui-même.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « What If Protestants Are Right About the Eucharist? » de Joe Heschmeyer pour Catholic Answers.


Nous vons invitons à découvrir le site Valtorta.fr où vous pouvez découvrir les évangiles et les écrits de Maria Valtorta.

Nous avons aussi participé à la conception du site.


Le Linceul de Turin ne peut venir que de la Résurrection du Christ



00:38 : Ne pas se tromper sur la possibilité théorique de conclure

02:21 : Ne pas se tromper sur les preuves et la foi

04:04 : Les 2 thèses entre lesquelles il faut choisir

06:04 : 1/5 - Le codex de Pray prouve que le Linceul existe bien avant 944

16:40 : 2/5 - Le Linceul est un "négatif", notion totalement inconnue et inexistante avant le XIXème siècle

22:28 : 3/5 - L’Évangile exact de la Passion se lit sur le Linceul avec notamment 18 détails inconnus et inconcevables au Moyen-âge

29:04 : Témoignage du photographe juif Barrie Schwortz, membre du STURP (extrait du DVD Net for God : "Il est l'image du Dieu invisible")

32:24 : 4/5 - Un rayonnement 3D orthogonal au Linceul incompréhensible et impossible à reproduire à ce jour, qui a provoqué une oxydation acide déshydratante superficielle

37:10 : Une singularité absolue constatée de 1.000 manières qui conduit logiquement à mettre en rapport cet objet absolument unique et non reproductible avec une cause forcément unique et non reproductible.

38:10 : Arbre logique résumant la raisonnement qui conduit à conclure de manière certaine à une cause surnaturelle

41:44 : Extrait de réponses aux questions

41:51 : Qu'est-ce qu'une preuve ?

42:40 : Les preuves ne sont jamais contraignantes

43:50 : La foi n'est pas une affaire de connaissance

44:30 : Se décider pour la seule attitude cohérente, juste, adaptée

45:12 : Si un objet matériel devait garder une trace matérielle de l'événement de la Résurrection, ce ne pouvait être que le Linceul du Christ qui était, en cet instant décisif et absolument unique où le corps physique du Christ a été transformé en un corps glorieux, le seul objet matériel en contact direct avec lui.
Les récits de la création de la Genèse présentent-ils la femme comme étant inférieure à l'homme? Regardez la réponse d'Alexis Masson :

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Piero di Cosimo, Crucifixion du Christ (1510)

Au début de Marc 9, Jésus dit à ses Disciples: « Je vous le dis, en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu venu avec puissance ». Et ainsi, six jours plus tard, il prend trois de ces disciples, Pierre, Jean et Jacques, les amène sur une montagne, probablement le mont Tabor, et là il est transfiguré devant eux. Il est soudainement brillant avec ses vêtements blancs éblouissants, Élie et Moïse se montrent et conversent avec Lui et Dieu le Père parle en le louant (Marc 9, 2-8). Comme ils descendirent de la montagne, Jésus leur parle à propos de la Croix (Marc 9, 9-10): « Comme ils descendaient de la montagne, il leur fit commandement de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, sinon quand le Fils de l'homme serait ressuscité des morts ».

Leur confusion est compréhensible: comment le Christ glorieux, aimé du Père, pouvait-il mourir? Saint Luc nous indique que c'est effectivement ce dont Moïse et Élie avaient parlé avec Jésus sur la montagne: « Et voilà que deux hommes conversaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant en gloire, parlaient de sa mort qu'il devait accomplir à Jérusalem » (Luc 9, 30). C'est ce mélange de Croix et de gloire que les apôtres ont de la difficulté à comprendre et l'une des questions qu'ils posent à Jésus est « comment est-il écrit du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé? » (Marc 9, 12). Nous voyons le même choc ailleurs. Par exemple, juste après que Pierre proclame correctement Jésus comme étant « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16, 16), Jésus déballe la signification de ce titre exalté, à l'horreur de Pierre (Matthieu 16, 21-23) :

Jésus commença depuis lors à déclarer à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, qu'il fût mis à mort et qu'il ressuscitât le troisième jour. Pierre, le prenant à part se mit à le reprendre, disant : «  A Dieu ne plaise, Seigneur ! cela ne vous arrivera pas. » Mais lui, se tournant, dit à Pierre : «  Va-t'en ! Arrière de moi, Satan ! tu m'es scandale; car tu n'as pas le sens des choses de Dieu, mais (celui) des choses des hommes. »

Voici donc les deux visions de la gloire: celle de Pierre est une vision de la gloire sans la Croix; celle de Jésus est une vision de gloire à travers la Croix. Lors de la dernière Cène, Jésus expose sa vision en expliquant que c'est seulement par la souffrance qu'Il viendra dans Sa gloire et seulement à travers la souffrance que nous le ferons aussi (Jean 12, 23-26):

Jésus leur répondit: « L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; Mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut être mon serviteur, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. »

Finalement, les chrétiens ont compris et c'est pourquoi nous trouvons saint Paul dire des choses comme (2 Tim 2, 3-6. 11-13) :

Prends ta part de souffrances comme un bon soldat du Christ Jésus. Nul qui sert comme soldat ne s'engage en des affaires de la vie (ordinaire), afin de pouvoir donner satisfaction à celui qui l'a enrôlé; et de même, si quelqu'un lutte, il n'obtient la couronne que s'il a lutté selon les règles. C'est d'abord au cultivateur qui peine de recevoir sa part des fruits. [...] Sûre (est) la parole : Si nous sommes morts avec (lui), nous vivrons aussi avec (lui); si nous supportons (les épreuves), nous régnerons avec (lui); si nous (le) renions, lui aussi nous reniera; si nous ne sommes pas fidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.

Et Romains 8, 15-18 :

En effet, vous n'avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, en qui vous crions : Abba ! Père ! Cet Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, pour être glorifiés avec lui. Car j'estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire à venir qui sera manifestée en nous.

C'est le message chrétien: Dieu nous sauve alors que nous sommes des gâchis énormes, mais Il ne veut pas nous laisser là. Il veut nous faire des saints et c'est un travail difficile. Parfois, c'est une souffrance extérieure, comme la persécution. D'autres fois, c'est la souffrance intérieure, comme la souffrance de se détourner du péché. Notre gloire est intimement liée à notre souffrance pour le Christ.

Il est vrai qu'Il pourrait tout simplement nous transformer instantanément et dans quelques rares cas, Il semble faire exactement cela. Mais Il choisit généralement de ne pas le faire. Pour la plupart d'entre nous, à moins d'une certaine période de lune de miel, nous devons lutter contre le péché. Hébreux 12, 4 nous rappelle que « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre lutte contre le péché » et que cette souffrance est le signe de la discipline du Père pour ses enfants (Hébreux 12, 5-11), concluant que « Toute correction, il est vrai, paraît sur l'heure un sujet de tristesse, et non de joie; mais elle produit plus tard, pour ceux qui ont été ainsi exercés, un fruit de paix et de justice ». Cette discipline est un processus de purification pour nous préparer à la gloire céleste.

Si vous pouvez comprendre cela, alors vous pouvez aussi comprendre pourquoi le purgatoire existe. Beaucoup d'entre nous meurent avant que ce processus de purification ne soit achevé, et ainsi, Notre-Seigneur le termine avant d'entrer dans la gloire céleste. C'est toute la logique de la Croix. Le Christ ne meurt pas sur la Croix pour nous libérer de porter nos croix. Sa mort sur la croix donne un sens à nos croix. Lorsque nous nous approcherons de la gloire céleste, où « n'y entrera rien de souillé » (Apocalypse 21, 27), nous l'approcherons libérés de tous nos attachements pécheurs, ou nous serons ainsi faits. Cela semble être le sens de la description de saint Paul dans 1 Corinthiens 3, 10-15:

Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai, comme un sage architecte, posé le fondement, et un autre bâtit dessus. Seulement que chacun prenne garde comment il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ. Si l'on bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'ouvrage de chacun sera manifesté; car le jour du Seigneur le fera connaître, parce qu'il va se révéler dans le feu, et le feu même éprouvera ce qu'est l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage que l'on aura bâti dessus subsiste, on recevra une récompense; si l'ouvrage de quelqu'un est consumé, il perdra sa récompense; lui pourtant sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Si vous comprenez le message de la Croix, vous verrez alors pourquoi le purgatoire a du sens, mais aussi pourquoi il est tentant de vouloir le nier. Pierre ne voulait pas entendre parler de Jésus glorifié par la souffrance (Matthieu 16, 21-22) et il ne voulait pas entendre parler de la façon dont il serait glorifié par la souffrance, soit (Jean 21, 17-22):

Jésus lui dit: « Pais mes brebis. » « En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. » Il dit cela, indiquant par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il ajouta: « Suis-moi ». Pierre, s'étant retourné, vit venir derrière lui, le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant la cène, s'était penché sur son sein, et lui avait dit: « Seigneur, qui est celui qui vous trahit? » Pierre donc, l'ayant vu, dit à Jésus: « Seigneur, et celui-ci que deviendra-t-il? » Jésus lui dit: « Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe? Toi, suis-moi! »

Il est donc très tentant pour nous de trouver une théologie dans laquelle Jésus enlève simplement nos Croix ou fait de nous des Saints instantanément. Mais ce n'est pas la vision de la gloire que Jésus nous offre: notre glorification s’opère à travers la Croix (la sienne et la nôtre) ou rien du tout.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « The Cross and Purgatory » de Joe Heschmeyer
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Beaucoup d'athées pensent que la foi et la raison se mélangent aussi bien que l’eau et l'huile et certains citent les premiers écrits chrétiens afin de faire valoir leurs arguments. Un écrivain qu'ils aiment souvent citer est Tertullien, qui aurait dit croire en l'Évangile parce que c'est absurde.

Tertullien a vécu en Afrique du Nord au troisième siècle et est souvent considéré comme le père du christianisme latin ou occidental. Bien qu'il soit devenu hérétique à la fin de sa vie et qu'il soit mort hors de la communion avec l'Église (ce qui explique pourquoi il n'est pas un saint, même s'il est considéré comme un Père de l'Église), ses écrits orthodoxes sont un témoignage important de la foi de l'Antiquité. Les gens qui affirment que Tertullien est un témoin de la déraison du christianisme citent généralement deux de ses écrits.

La foi contre la philosophie?

Le premier est la question de Tertullien : « Qu'a de commun Athènes avec Jérusalem? », de son « Traité de la prescription contre les hérétiques ». Les critiques disent que ce que Tertullien veut dire, c'est que la foi (Jérusalem) et la raison (Athènes) n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Cependant, Tertullien parlait dans le contexte de l'avertissement de saint Paul de ne pas être captivé « par la philosophie et par des enseignements trompeurs » (Colossiens 2, 8), caractérisés par des philosophes à Athènes qui prétendaient connaître la vérité, mais la corrompaient. Il ne voulait pas condamner par là toute la philosophie ou le raisonnement en général.

Le monde académique moderne en est aussi venu à reconnaître cela. Selon l'Histoire de la critique littéraire de Cambridge, « L’ancienne vision qui faisait de Tertullien un porte-parole pour la séparation complète du christianisme et de la culture classique a fait place ces dernières années à la découverte d’une synthèse de la doctrine chrétienne comprenant les traditions philosophiques dans ses écrits » (337).

Croire parce que c'est absurde?

Dans son livre « L’Aumônier du Diable », l'athée Richard Dawkins compare la foi à un virus malveillant qu'il est difficile de guérir parce que ses victimes ignorent ses supposées absurdités. Quand une victime est confrontée à des parties de sa foi qui sont plus difficiles à comprendre, il les appelle simplement des  « mystères » et ne leur prête plus attention. Dawkins écrit: « Un symptôme extrême du « le mystère est une vertu » est le « Certum est quia impossibile est » (c’est certain parce que c’est impossible) [et], « il faut certainement y croire parce que c'est absurde » de Tertullien ».

Dawkins fait référence à un passage de « De Carne Christi » (Sur la chair du Christ) de Tertullien, qui était une réponse à l'hérésie du docétisme. Les docétistes croyaient que le Fils incarné, Jésus-Christ, ne possédait pas un véritable corps humain. Au lieu de cela, il possédait selon eux ce qui semblait être un corps humain, mais n’était en fait qu’une illusion ou une forme angélique. Tertullien critiquait les docétistes en disant que si le Christ n'avait pas eu un corps vraiment humain et vraiment physique, alors il ne pouvait pas mourir sur la croix et expier les péchés de l'humanité. L'Histoire de la critique littéraire de Cambridge note:

Les écrits de Tertullien ne contiennent pas l’expression « je crois parce que c'est absurde » et son origine est inconnue. L’extrait le plus proche de cela dans ses œuvres est la déclaration: « Le Fils de Dieu a été crucifié: il n'y a pas de honte, parce que c'est honteux. Et le Fils de Dieu est mort: cela est croyable parce que c'est une folie. Et une fois enseveli, il se releva à nouveau; c'est certain parce que c'est impossible » (De carne Christi, 5, 4). C'est aussi un aussi bon exemple du style pointu de Tertullien (337).

Donc, Tertullien ne dit jamais: « Je crois parce que c'est absurde » (Latin: credo quia absurdum). Cela semble être en fait une paraphrase d'une phrase que beaucoup de traducteurs traduisent par « il faut y croire, parce que c'est absurde" (latin original: prorsus credibile est, quia ineptum est). Puisque le mot latin absurdum n'est pas dans ce passage, une meilleure traduction de ce passage serait: « C'est crédible, parce que c'est idiot ». Cependant, Tertullien ne prétend pas que les choses stupides en elles-mêmes sont croyables ou crédibles uniquement parce qu'elles sont idiotes.

Absurde de ne pas croire

Au contraire, son affirmation est que les premiers chrétiens n'auraient pas cru que Dieu est mort sur une croix, puis est ressuscité d'entre les morts à moins que cela ne se soit vraiment produit. Si Jésus n'était pas ce qu'il prétendait être, alors ces premiers croyants potentiels auraient pensé qu'il était juste un autre faux messie et ils auraient rejeté l'histoire « absurde » que Jésus est ressuscité des morts. La raison pour laquelle les premiers chrétiens n'ont pas fait cela, c'est précisément parce qu'ils ont vu et vécu l'impossible de leurs propres yeux quand Jésus leur est apparu après sa crucifixion. Saint Luc tient à dire à ses lecteurs que Jésus « se montra vivant, avec force preuves, leur apparaissant pendant quarante jours et parlant des choses du royaume de Dieu » (Actes 1, 3).

Tertullien ne pensait pas qu’un Dieu devenant homme et mourant pour nos péchés était impossible parce que dans ce même ouvrage il écrivait: « Avec Dieu, rien n'est impossible sauf ce qu'il ne veut pas. Considérons, alors, s'il a voulu naître (car s'il en avait la volonté, il en avait aussi le pouvoir et il est né) ». Il reconnaît seulement, et à juste titre, à quel point cela est fantastique.

Ainsi, la déclaration de Tertullien, « il faut y croire, parce que c'est absurde » ne devrait donc pas être comprise comme signifiant que le christianisme est irrationnel, mais plutôt que l'histoire de la vie, de la mort et de la résurrection du Dieu-homme est trop ridicule pour que quelqu'un l'ait inventé.


Cet article est une traduction personnelle de l’article « Did the early christians pit faith against reason » de Trent Horn pour Catholic Answers.


Quel autre nom aurait-il pu avoir le fils premier-né d'un père nommé François et d'une mère nommée Françoise? Le bébé, né en 1567 dans une famille éduquée et noble de l'est de la France, prendra le nom de baptême de François Bonaventure.

Cet enfant devint saint François de Sales, évêque de Genève. Les lecteurs qui le connaissent savent qu'il a été à l'origine de la conversion de dizaines de milliers de calvinistes français et autrichiens, ce qui en fait l'un des apologètes catholiques les plus influents et les plus efficaces de tous les temps.

Alors que nous nous efforçons continuellement de nous améliorer et de devenir des saints et de meilleurs imitateurs du Christ, permettez-moi de vous suggérer trois leçons sur la façon de faire de l’apologétique que nous pouvons apprendre de ce grand saint.

Pour une vraie conversion : l’amitié

Chaque fois que saint François de Sales entrait dans un débat, il entrait tout d’abord en relation avec son adversaire. Son but n'était pas de gagner l'argument pour la gloire de ses réalisations personnelles, mais pour convertir les âmes au Christ. Cela a parfois causé certaines discussions de foi de se poursuivre pendant des années. Au fur et à mesure que la relation se développait par l'écriture de lettres, de visites occasionnelles et d'envoyés diplomatiques pour des objectifs communs, François finissait par conquérir ses adversaires avec un succès étonnant. Au fur et à mesure que la confiance grandissait, la confiance en son enseignement grandissait et touchait ainsi le cœur de ceux qui recherchaient sérieusement le Christ et son Église.

C'est l'approche qu'il a utilisée lors de ses rencontres avec le fidèle et dévoué duc de Lesdiguières, qui était alors calviniste. François et le duc se sont rencontrés à quelques reprises et les deux sont devenus des correspondants réguliers. Au cours des années, alors que François lui montrait toujours son souci pour sa santé et son bien-être, les bons arguments qu'il lui avait donnés mijotaient dans l'esprit du noble. La confiance s'est construite, la communication s'est renforcée et, en temps voulu, le duc a montré de l'intérêt à devenir catholique. De cette façon simple, mais efficace, un disciple a été formé. Le duc a fait une confession et lui et plusieurs de ses hommes se sont réconciliés avec l'Église catholique.

Se préoccuper de l'âme

Avec ses dons étonnants de persuasion et de compréhension des sujets théologiques, François a surement dû publier de nombreux traités sur la foi catholique, n'est-ce pas? La vérité est qu’il a publié seulement un livre simple concernant la doctrine et les arguments théologiques. Le reste de ses œuvres sont une merveilleuse collection de direction spirituelle chrétienne dont deux sont des chefs-d'œuvre: le « Traité sur l'amour de Dieu » et l'un des livres chrétiens les plus populaires de tous les temps l’« Introduction à la vie dévote ». Ces œuvres reflètent son principal motif d'évêque et de prêtre : être un berger pour les âmes.

Avant de devenir cofondatrice de l'Ordre de la Visitation avec François de Sales, sainte Jane Frances de Chantal était la veuve d'un baron mort d'un accident de chasse. Pendant les années qui ont suivis, elle ne savait pas qui elle était, où elle allait, ou quoi faire. Elle est cependant restée vigilante à l'œuvre de Dieu dans sa vie et elle s'est approchée de François pour être devenir son disciple et profiter de sa direction spirituelle. Il aurait pu lui seulement accorder une petite rencontre et quelques instructions rapides pour pouvoir retourner s'acquitter de ses responsabilités administratives et pastorales, mais il s'est impliqué autant qu’il le fallait et autant qu'elle lui avait demandé. Il a fait la même chose pour tous ceux qui lui ont demandé de l'aide, peu importe la personne, peu importe le besoin. Il a dit: « Je ne demande rien et je ne refuse rien. »

Ne réinventez pas la roue de l’apologétique

Il écrit : « Pendant cinq ans dans le Chablais, je n'ai prêché aucun autre livre que la Bible et le grand Bellarmin ».

Bien qu'il ait certainement étudié la logique, la littérature et l’argumentation en tant qu'avocat, l'outil le plus efficace de François pour convaincre des milliers de protestants de revenir à la foi n'était pas d’inventer de nouveaux arguments, mais plutôt d’utiliser efficacement ceux des théologiens et apologètes de son temps.

Il a utilisé les textes de Saint Robert Bellarmin, parce que Bellarmin était largement connu pour être le meilleur théologien du seizième siècle et ses succès apologétiques ont été démontrés par ses rapports avec la République de Venise. Il a été le conseiller théologique principal de quatre papes, il a présidé la nouvelle école de théologie alors controversée à Rome et il a victorieusement démontré les failles logiques dans la théologie émergente de Jacques Ier d'Angleterre. Son succès était évident, mais le volume de son travail était également très précieux pour des évêques comme François. Le volumineux chef-d'œuvre de Bellarmin, les controverses, a repris chacune des idées protestantes de l'époque, en les expliquant et en les réfutant chacune avec une telle habileté et une telle articulation qu'aucun travail de l'époque n’a pu l’égaler.

François n'a pas donc pas eu à réinventer la roue de l’apologétique. Il a simplement utilisé ce qui avait fonctionné et l'a répandu aussi largement qu'il le pouvait. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est le patron de la presse et un puissant modèle et intercesseur pour tous ceux qui sont engagés dans la défense et l'explication de la foi.

Cet article est une traduction personnelle de l’article « Francis de Sales: Model of Apologists » de Shaun McAfee pour Catholic Answers
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Y a-t-il un Dieu? Non.
Quelle est la nature de la réalité? Ce que la physique nous en dit.
Quel est le but de l'univers? Il n'y en a pas.
Quel est le sens de la vie? Idem.
Pourquoi suis-je ici? Uniquement par chance.

Ce sont les réponses fournies par le philosophe athée Alex Rosenberg dans son livre « The Atheist's Guide to Reality: Enjoying Life without Illusions » à certaines de ce qu'il appelle « les questions persistantes de la vie ».

« Compte tenu de ce que nous savons des sciences », poursuit-il, « les réponses sont toutes assez évidentes ». Selon Rosenberg, la réalité ne consiste en rien au-delà de ce que la science identifie: espace, temps, matière et énergie. Il est matérialiste et, avec consistance, il nie certains aspects de notre expérience quotidienne tels que le libre arbitre et les vérités morales.

Ceux qui croient en Dieu auront peu de difficulté à accepter les conclusions de Rosenberg fondées sur ses prémisses. Si la réalité matérielle est tout ce qui existe et si l'homme n'est réellement que le « résultat de collisions accidentelles d'atomes », alors la plus grande partie de l'expérience humaine, y compris le but et le sens de la vie, est une illusion. Dieu, les anges, les esprits et les âmes ne sont que de simples constructions humaines. L'homme n’est qu’un amas de produits biochimiques.

Aucun but dans un monde sans Dieu

Le célèbre athée Bertrand Russell l'a exprimé avec éloquence dans sa sombre réflexion de 1903, « La profession de foi de l’homme libre »:

Que l'Homme soit le produit de causes qui ne prévoyaient nullement la fin qu'elles accomplissaient; que son origine, son développement, ses espoirs et ses peurs, ses amours et ses croyances ne soient rien d'autre que le résultat de collisions accidentelles d'atomes; qu'aucun feu, aucun héroïsme, aucune intensité de pensée et de sentiment ne peuvent préserver une vie individuelle de la tombe […] Ce n'est que sur l'échafaudage de ces vérités, sur le fondement ferme du désespoir inébranlable, que l'habitation de l'âme peut désormais être bâtie en toute sécurité.

L'univers du matérialiste exclut philosophiquement le but de l’humain. Sans un « donneur de but » transcendant, le désespoir est tout ce dont nous avons pour construire notre vie.

Le but n'est pas quelque chose qui provient de forces aveugles et indifférentes. Il doit être donné par un agent intentionnel, une personne, et il implique une fin qui a été prescrite. Par exemple, un billet de 100$ ne sert pas à l'échange de biens et de services, sauf si ce but a été intentionnellement prescrit. Sinon, on peut tout aussi bien dire que ces billets servent à allumer les feux. Bien entendu, nous savons que, dans des circonstances normales, l’allumage des feux n'est pas ce à quoi servent les billets de 100$. Ce n'est pas un fait aléatoire de la nature; au contraire, le papier-monnaie s’est intelligemment et intentionnellement fait donner un but.

Le sens: découvert ou inventé?

Probablement qu’aucun théiste moderne a argumenté de façon plus convaincante pour l'inutilité de la vie sans Dieu que le philosophe chrétien William Lane Craig. Dans son essai « L'absurdité de la vie sans Dieu », il écrit:

S’il n’y a pas de Dieu, alors l’homme et l’univers sont condamnés à mort.  Pour l'homme moderne, il n’y a pas de Dieu et l’immortalité n’existe pas.  Et quelle en est la conséquence? Cela signifie que la vie en elle-même devient absurde. Cela signifie que notre vie n'a ni sens, ni valeur, ni but absolu.

Certains athées répondent en suggérant que nous pouvons donner nous-mêmes une signification à notre vie. Qu'il croie en Dieu ou non, la vie d'un chercheur médical travaillant pour trouver un remède à une maladie mortelle n'a-t-elle pas un sens?

Bien sûr, n'importe qui peut expérimenter le « sens » de façon subjective; c'est-à-dire au niveau de l'opinion ou du sentiment. Mais l'argument est que le sens et le but objectif ne peuvent pas exister sans Dieu et c'est ce type de but que les humains cherchent intuitivement.

Comme l'a reconnu le célèbre philosophe athée Thomas Nagel: « Nous voulons être important de l'extérieur. Si nos vies dans leur ensemble semblent inutiles, alors une partie de nous est insatisfaite ». C'est pourquoi nous semblons plus enclins à demander « Quel est le sens de la vie? » plutôt que « Quel le sens de ma vie? ». Nous avons l'intuition qu'il existe une grande raison pour notre existence qui est destinée à être découverte et non pas simplement inventée.

Le but est tout autour de nous

Cependant, le monde réel semble être tout sauf un système sans but. Les grands philosophes païens de la Grèce antique ont vu que la finalité ou la téléologie était inhérente à la nature. Aristote avait observé que le monde naturel semblait être métaphysiquement construit autour d’un but.

Nous pouvons vérifier sa notion métaphysique de but ou de « causalité finale » dans la nature ici et maintenant par nous-mêmes. Les glands poussent dans les chênes, de manière prévisible. Les électrons repoussent d'autres particules chargées négativement, de manière prévisible. Les pommes n’ont pas de plumes et volent vers le sud pour l'hiver, de façon prévisible; parce que les pommes n'ont pas le potentiel de se faire pousser des plumes en raison du fait qu'elles sont, par nature, des pommes.

Heureusement pour nous, les choses dans la nature ont une préférence très forte à être elles-mêmes. Pour cette raison, nous vivons dans un monde ordonné, prévisible et déterminé. Le genre de monde sans lequel la science serait impossible.

Argumenter pour une Intelligence Suprême

Au-delà d'Aristote, saint Thomas d'Aquin a soutenu qu'un tel but inhérent dans le monde matériel nécessite l'existence de Dieu. Il a démontré que le moteur non mu, que lui et Aristote affirmaient, était la même Intelligence Suprême qui expliquait la régularité causale du monde naturel.

Malheureusement, l'argument téléologique de saint Thomas d’Aquin pour l'existence de Dieu a souvent été faussement assimilé à l'argument de l'horloger de William Paley et aux arguments plus modernes du dessein intelligent. Alors que les approches comme celle de Paley plaident en faveur d'un architecte qui impose un dessein « de l'extérieur », l'approche thomiste plaide pour une Intelligence Suprême qui guide les choses inconscientes vers leurs « causes finales » qui sont prescrites « de l'intérieur ». Simplement, les arguments de style Paley se concentrent sur le mécanisme imposé à la nature, tandis que les arguments thomistes se concentrent sur la métaphysique inhérente à la nature.

C'est pourquoi l'approche aristotélico-thomiste n'est nullement menacée par la théorie de l'évolution. En effet, une personne peut étudier les causes secondaires (ou physiques) dans l'univers en dehors de la cause première de l'univers. Comme l'écrit le philosophe Ed Feser, « l'Intelligence Suprême dirige les choses vers leurs fins, mais le système ainsi créé a une sorte d'indépendance dans la mesure où il peut être étudié sans référence à l'Intelligence Suprême elle-même ».

Quoi qu'il en soit, la théorie scientifique de l'évolution complète l'approche aristotélico-thomiste, puisque l'évolution elle-même présuppose une certaine direction vers un but (ou causalité finale) de la nature. Feser note :

Même s'il devait s'avérer que les espèces animales sont les sous-produits accidentels de divers processus causaux impersonnels convergents, l'existence de ces processus évolutionnaires eux-mêmes nécessiterait une explication en termes de causes finales.

Notre fin ultime

Si l'univers matériel est doté d'un but immanent, comme l'ont soutenu Aristote et saint Thomas, alors nous pouvons raisonnablement nous attendre à ce que la vie intelligente le soit aussi. Si la vie a un but immanent, il s'ensuit qu'elle est également significative, puisque chaque action que nous prenons est significative dans la mesure où elle nous rapproche ou nous éloigne de notre but final, ou notre bien final, comme l'appelait Aristote.

Quel est notre but ultime en tant que personne humaine? Dans l'ensemble, l'humanité a toujours fondamentalement trouvé la même réponse: nous existons pour être heureux. Mais arriver à une réponse plus concrète a toujours été plus difficile. En quoi, ou en qui, repose notre bonheur ultime? Où devons-nous arriver et que devons-nous posséder avant de pouvoir enfin et définitivement nous reposer?

Bien entendu, les chrétiens ont une réponse à cette question intemporelle. C'est le moteur non mu, l'Intelligence Suprême, de qui viennent toutes choses et en qui toutes choses tiennent ensemble. C'est en Jésus-Christ qui est, comme l'a dit Dante, le même « L’Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles. ».



Cet article est une traduction personnelle de l’article « A purposeful kind of world » de Matt Nelson pour Catholic Answers.
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Une grande partie de ce que les chrétiens sont invités à croire n'est pas explicite dans l'Écriture. En fait, certaines de nos croyances ne sont pas du tout contenues dans les Écritures. Par exemple, les questions sur le canon de l'Écriture lui-même, la nature de l'inspiration biblique, sur qui peut écrire l'Écriture, pour savoir si le canon est fermé ou quand un couple est marié et par qui doit-il l’être, est-ce que la révélation publique continue toujours? etc.

L'Eucharistie ne tombe définitivement pas dans la catégorie ci-dessus. Il y a beaucoup de choses qui sont remarquablement claires dans les Écritures au sujet du Saint Sacrement, en particulier en ce qui concerne la présence réelle. Les récits de l'institution et bien sûr, Jean 6 et I Corinthiens 10, 15-18 me viennent immédiatement à l'esprit. Mais dans cet article, je voudrais traiter de ce qui pourrait bien être le texte le plus clair de tous. Si ce n'est pas le plus clair, c'est certainement le meilleur texte, mais il n'est presque jamais utilisé par les catholiques pour démontrer le fondement biblique de l'Eucharistie. Il s’agi de 1 Corinthiens 11, 27-29. Je sais que beaucoup, même la plupart, diraient que Jean 6 est le texte le plus fort et qu'ils ont d'assez bon argument. Néanmoins, voici 1 Corinthiens 11, 27-29:

C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice; car celui qui mange et boit indignement, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement

Selon saint Paul, l’élément constitutif impliqué dans la préparation d'un chrétien à recevoir l'Eucharistie est de « discerner le corps ». De quel corps saint Paul parle-t-il et qu’il faut savoir « discerner »? Ce n'est vraiment pas difficile à dire. Il le dit au verset 27, « Celui qui mangera… indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur »

Ces mots très simples ont été un rappel brutal aux Corinthiens il y a 2000 ans et ils devraient l’être pour nous aussi. Nous devons reconnaître non seulement ce que nous recevons dans l'Eucharistie, mais aussi de qui il s’agit: Jésus-Christ.

Et il y a plus!

Saint Paul utilise un langage sans équivoque pour décrire la nature de l'Eucharistie. Il utilise le langage de l'homicide quand il décrit le péché de ceux qui ne reconnaissent pas le corps du Christ dans ce sacrement et donc le reçoivent indignement. Il dit qu'ils seront « coupable du corps et du sang du Seigneur ». D'après Nombres 35, 27, Deutéronome 21, 8; 22, 8, Ézéchiel 35, 6, Apocalypse 18, 24; 19, 2, et ailleurs dans Les Écritures, être « coupable du sang » signifie que vous êtes coupable d'avoir versé le sang d’un innocent par le meurtre. Ce n'est pas le langage du symbolisme pur. C'est le langage de la présence réelle.

Pensez-y: si quelqu'un mettait une balle dans la photo d'une personne réelle, je suis sûr que la personne représentée sur la photo ne serait pas ravie à ce sujet, mais l'auteur ne serait pas « coupable du sang ». Si cette même personne devait mettre une balle à travers la personne réelle, vous feriez mieux de croire qu'il serait « coupable du sang ».

Ainsi, le langage utilisé ici dans 1 Corinthiens 11 est très fort. En fait, c’est le langage le plus fort que saint Paul aurait pu utiliser pour souligner cette vérité. Quand il dit que nous devons « discerner le corps » dans l'Eucharistie, il signifie que nous devons « discerner le corps » dans l'Eucharistie! Ceci est une preuve concluante de la présence réelle de notre Seigneur!

Objection!

Plusieurs pourraient voir et même céder le point de la Présence Réelle ici, en particulier nos amis luthériens, mais ils nous rappellent que Saint Paul parle aussi de sacrement comme étant du « pain »: « celui qui mangera le pain ou boira le calice… » Même si quelqu'un est d'accord avec la présence réelle, cette affirmation de Saint Paul pourrait-elle davantage correspondre à la conception luthérienne de la consubstantiation plutôt qu'à la transsubstantiation? En d'autres termes, même si le Christ est présent, la référence de Paul au sacrement comme étant du « pain » ne prouverait-elle pas que le « pain » est aussi présent « à côté » du corps et du sang du Christ?

Ce n'est pas une surprise pour les catholiques que saint Paul qualifie l'Eucharistie de « pain » et de « vin ». Nous le faisons aussi couramment dans l'Église pour au moins deux raisons. Premièrement, Jésus est « le vrai pain descendu du ciel » et « la vraie boisson » selon Jean 6,32 et le verset 55. Il est tout à fait approprié de se référer à l'Eucharistie en tant que telle parce que l'Eucharistie est Jésus. Deuxièmement, dans le discours humain, nous avons tendance à nous référer aux choses telles qu'elles apparaissent. C'est ce qu'on appelle le langage "phénoménologique". Nous disons « le soleil se lèvera à 5h45 demain », mais est-ce que cela signifie que nous sommes tous des géocentristes qui croient que le soleil tourne autour de la terre? J'espère que non!

Nous trouvons aussi des exemples de langage phénoménologique dans de nombreux textes de l'Écriture. Daniel 12, 2 dans l'Ancien Testament et Actes 7, 60 dans le Nouveau Testament se réfère à la mort comme l’acte de « s'endormir ». Je vous assure qu'il y a une différence essentielle entre mourir et faire une sieste, mais les auteurs inspirés utilisent ce langage parce qu’il était et est toujours commun de le faire. Quand quelqu'un meurt, son corps a l'air de s'être « endormi ». Ainsi, les morts sont souvent appelés « endormis ». Quand il s'agit de l'Eucharistie, elle retient les apparences du pain et du vin; on devrait donc s'attendre à ce qu'elle soit mentionnée à certains moments tel qu'elle nous apparaît.

Une critique de la consubstantiation

Le problème avec la consubstantiation se résume à deux points centraux:

1. Elle tente de prétendre que le Christ est « réellement présent », mais nie ensuite une composante physique de cette présence. Cela n'a aucun sens. Si le Christ est simplement « spirituellement » présent, ce que suggère la consubstantiation, alors il n'est pas entièrement présent. Christ peut « apparaître sous une autre forme » comme nous le voyons dans Marc 16, 12 quand il est apparu à Clopas et aux disciples sur le chemin d'Emmaüs, mais si c'est vraiment le Christ, corps, sang, âme et divinité, il faut que soit ce que le Pape Paul VI a appelé dans sa grande Lettre Encyclique Mysterium Fidei du 3 septembre 1965, une réalité véritablement « physique » à notre compréhension de cette « présence réelle ». Sinon, il n'y aurait pas de réelle distinction entre cette présence et la présence du Christ dans sa parole ou en nous en tant que chrétien.

2. La consubstantiation nie finalement la parole de Jésus-Christ qui a dit: « Ceci est mon corps… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang » quand il a institué l'Eucharistie en Luc 22, 19-20. La "consubstantiation" prétend que Jésus tenait toujours du pain et du vin entre ses mains - même s'il revendique aussi une sorte de « présence réelle » à côté du pain - mais Jésus déclare que le « pain » et le « vin » sont son corps et son sang. À moins que nous ayons quelques problèmes avec la signification ou l'utilisation du mot « est », les mots du Christ dans ce contexte sont très clairs. Le Christ se présente comme étant l’« agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde » de la Nouvelle Alliance et qui doit être consommé pour que le peuple de Dieu participe à son sacrifice salvifique (Jean 6, 53). C'est le langage de la présence réelle, y compris la partie corporelle, pas le langage de la consubstantiation ou de symbolisme pur.


Cet article est une traduction adaptée de l’article « The Best Verses Never Used to Demonstrate the Truth of the Eucharist » de Tim Staple
Vidéo réalisée à partir d'une conférence sur la Vierge Marie donnée le 27 novembre 2017 dans une paroisse de Paris. Il s'agit d'une synthèse et d'un résumé sur le mystère de la Mère de Dieu qui est infiniment vaste, élevé, profond.