Plusieurs théologiens et philosophes au cours des siècles ont tenté de présenter divers arguments pour prouver à l’aide de la raison l’existence de Dieu. Personnellement, l’argument du désir est un de ceux qui m’impressionne le plus. C’est aussi un des plus simples.

Prenons par exemple la nourriture. Tout le monde a faim et, heureusement, la nourriture existe. Imaginez la cruauté d’un monde où la faim existerais mais pas la nourriture ni aucun autre moyen d’assouvir notre appétit. L’existence deviendrait alors de plus en plus insupportable jusqu’à sa fin. Les hommes se mettraient alors à manger des choses qui ne sont même pas comestible pour tenter d’assouvir leur appétit toujours grandissant. Ils réussiraient à avaler toutes sorte de chose : métaux, plastique, pierre… sans pour autant que cela ne les rassasie. Pire encore, cela pourrait à la longue nuire à leur santé.

Tous homme veut être immortel, infini, omniscient, omniprésent, aimer et être aimé parfaitement. Cela est propre à tout être humain. Ce désir d’infini, c’est Dieu qui  l’a mis en nous lorsqu’il nous a insufflé notre âme humaine. Ce désir est une preuve de Son existence car nous sommes faits par et pour Lui et qu’Il est le seul à pouvoir combler ces désirs infinis.

Tout comme dans le monde sans nourriture, les hommes sans foi tentent de combler cette appétit d’infini par l’argent, les drogues, le sexe, le pouvoir, le divertissement, la popularité, les sensations fortes, etc. Toutes ces tentatives sont vaines. Ils n’entraînent qu’un bref soulagement et une illusion de bien-être qui se transforme ensuite en sensation de vide, en culpabilité ou en dépendance. Comme tous ces plaisirs sont éphémères, notre seule solution terrestre est de tenter de les répéter aussi souvent que possible pour éprouver de nouveau cette même sensation de bien-être. Lorsqu’on utilise ces moyens matériels de façon désordonnée pour tenter de remplacer notre désir Dieu, c’est alors qu’on en devient compulsif et dépendant.

Heureusement pour nous, ce monde sans nourriture et ce monde sans Dieu n’existe pas. Tous nos désirs infinis seront comblés dans la vie éternelle par Dieu et bien plus.


Depuis quelques années, il y a des débats dans plusieurs pays à savoir si l’on doit enseigner l’évolution ou la création de l’homme dans les écoles. Ce même débat a aussi lieu dans l’Église. Voici un résumé (très simpliste) des trois théories compatibles avec le christianisme les plus populaires aujourd’hui :

Création : L’homme a été créé directement par Dieu. C'est-à-dire que Dieu l’a fait tel qu’il est présentement avec de la matière.

Évolution : Dieu a créé des formes de vie simples qui ont par la suite évoluées, grâce aux lois naturelles dessinées par Dieu, pour arriver à former l’homme au terme d’un long processus.

Dessin intelligent : Une théorie qui est un peu un hybride entre les deux qui dit que Dieu a créé des formes de vie simples et les lois naturelles et est intervenu à certaines occasions pour ainsi arriver à créer l’homme.

L’Église Catholique, contrairement à certains autres groupes chrétiens, n’a pas de position officielle sur ce débat. C'est-à-dire que nous sommes libres d’adhérer à celle qui nous semble la plus réaliste. Aucune de ces théories ne sont en contradiction avec ce que l’Église enseigne pour autant qu’on respecte les 4 règles énoncés plus bas et que Dieu soit le créateur de l’homme. Une théorie où Dieu serait absent du processus de création et où le hasard en serait le seul mécanisme est donc incompatible avec la Foi chrétienne.

Alors où est le problème ? Il n’y en a pas réellement si on comprend que le récit de la création de la Genèse est avant tout la description de la création de l’homme qui a eu lieu lorsque Dieu a insufflé l’âme dans notre corps matériel.  Car c’est dans notre âme que nous sommes à l’image de Dieu. Alors, cela ne change rien que le corps de l’homme ait été créé à partir de la boue quelque minutes avant ou s’il a évolué pendant des millions d’années car l’homme a été créé lorsque Dieu lui a insufflé l’âme humaine.

Cependant, bien que nous sommes libres de croire à la théorie que nous voulons entre création et évolution, certains enseignements de l’Église concernant l’âme humaine doivent absolument s’y retrouver. Les voici :

1) L’âme humaine n’est pas seulement un sous-produit du corps humain.
2) L’âme humaine a le pouvoir de connaître des concepts abstraits et de connaître Dieu son créateur.
3) L’âme humaine a le pouvoir de choisir et d’aimer.
4) L’âme humaine a une dignité supérieure du reste de la création visible.

La semaine prochaine, nous allons commencer une nouvelle année liturgique. Je voulais donc en profiter pour faire un article sur la composition de l’année liturgique. Ce calendrier a toujours évolué. S’enrichissant de nouvelles fêtes et solennités au cours des années, il a dû subir certaines réformes pour conserver une certaine cohérence et aussi pour l’alléger afin d’éviter une lourdeur liturgique. Les conciles de Trente et de Vatican II ont chacun mené une réforme de ce calendrier.

La succession des temps liturgique s’appelle le cycle temporal. Il commence le premier dimanche de l’Avent et se termine la 34e semaine du Temps ordinaire (Christ-Roi). Les lectures de la Messe suivent un cycle sur 3 ans que l’on appelle A, B et C. Pendant la première année, que l’on nomme année A, on lit l’Évangile selon Mathieu, l’année B on lit l’Évangile selon Marc et l’année C on lit l’Évangile selon Luc. L’Évangile selon Jean est lu un peu à tous les ans surtout pendant certaines fêtes.

L’année liturgique est construite de façon à ce que chaque année, nous revivions entièrement la vie du Christ. Voici un tableau du calendrier liturgique. Cependant, comme la date de Pâques est variable d’une année à l’autre, il se peut que certains dimanches du Temps ordinaire soit fêté avant le Carême, après le Saint-Sacrement ou même supprimé. 


Voici un petit programme interactif sur l'année liturgique


Tableau d'un exemple d'année liturgique 
Source du tableau: Wikipedia


TempsSubdivisionCouleur
liturgique
Dimanche ou fête
Temps de l’Aventviolet1er dimanche de l’Avent, suivant le 34edimanche du temps ordinaire
2e dimanche de l’Avent
violet ou rose3e dimanche de l’Avent, de Gaudete
violet4e dimanche de l’Avent
Temps de NoëlblancFête de Noël, le 25 décembre, fête de la nativité de Jésus
Octave de Noël
Fête de la Sainte Famille dernier dimanche de décembre, à moins qu'il ne s'agisse de Noël, auquel cas vendredi 30 décembre
Nouvel an grégorien, le 1er janvier : fête de Marie, mère de Dieu
Fête de l’Épiphanie, le 6 janvier (ou le premier dimanche strictement après le 1er janvier dans certaines régions, en particulier en France, ayant reçu un indult en ce sens)
Fête du Baptême du Seigneur
Temps ordinairevert1er dimanche du temps ordinaire
2e dimanche du temps ordinaire
3e dimanche du temps ordinaire
4e dimanche du temps ordinaire
Chandeleur, présentation de Jésus au temple et purification de Marie, le 2 février
5e dimanche du temps ordinaire, selon la date de Pâques, il a entre 5 et 8 dimanche du temps ordinaire avant le carême.

blancFête de l’Annonciation à Marie, le 25 mars. Est décalée au 26, si le 25 est un dimanche.
Temps du Carême
violetMercredi des Cendres
1er dimanche de Carême
2e dimanche de Carême
3e dimanche de Carême
violet ou rose4e dimanche de Carême, de Laetare
violet5e dimanche de Carême
Temps de la PassionrougeDimanche de la Passion et des Rameaux, début de la semaine sainte
blancMesse Chrismale, consécration des Huiles Saintes. Normalement le jeudi, peut avoir lieu le Lundi ou le mardi selon les diocèses.
blancJeudi saint, célébration de l’Eucharistie commémorant la Cène. début du Triduum Pascal
violet (ou noir)Vendredi Saint, commémoration de la Crucifixion du Christ
violetSamedi Saint, dernier jour du Carême, fin du Triduum Pascal
Temps de PâquesblancDimanche de Pâques, commémoration de la Résurrection de Jésus-Christ
Octave de Pâques (1er dimanche du Temps Pascal)
2e dimanche du Temps Pascal, deQuasimodo
3e dimanche du Temps Pascal
4e dimanche du Temps Pascal
5e dimanche du Temps Pascal
6e dimanche du Temps Pascal
Jeudi, fête de l’Ascension du Seigneur
7e dimanche du Temps Pascal
rougeDimanche de la Pentecôte, Fête du Saint-Esprit
Temps ordinaireTemps de la Pentecôte, temps de l'Église
vertLundi de Pentecôte ( et 7e semaine du temps ordinaire)
blancDimanche de la Sainte Trinité,
vert8e semaine du temps ordinaire
blancDimanche du Saint Sacrement
vert9e semaine du temps ordinaire

vert10e dimanche du temps ordinaire, selon la date de Pâques et le nombre de dimanche dans l'année, on reprend entre le 10e et le 14e dimanche du temps ordinaire.
11e dimanche du temps ordinaire
12e dimanche du temps ordinaire
13e dimanche du temps ordinaire
14e dimanche du temps ordinaire
15e dimanche du temps ordinaire
16e dimanche du temps ordinaire
17e dimanche du temps ordinaire
18e dimanche du temps ordinaire
Fête de la Vierge Marie19e dimanche du temps ordinaire
blancFête de l’Assomption de la Vierge Marie, le 15 août

vert20e dimanche du temps ordinaire
21e dimanche du temps ordinaire
22e dimanche du temps ordinaire
23e dimanche du temps ordinaire
24e dimanche du temps ordinaire
25e dimanche du temps ordinaire
26e dimanche du temps ordinaire
27e dimanche du temps ordinaire
28e dimanche du temps ordinaire
29e dimanche du temps ordinaire
30e dimanche du temps ordinaire

31e dimanche du temps ordinaire
blancFête de la Toussaint, le 1er novembre
violet
ou noir
Commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre

vert32e dimanche du temps ordinaire
Temps du Christvert33e dimanche du temps ordinaire
blancLe Christ Roi de l'univers (34e dimanche du temps ordinaire, dernier dimanche de l'année liturgique)


Cette fin de semaine, la dernière du calendrier liturgique, nous allons célébrer la fête du Christ-Roi. Cette fête a été instituée par le Pape Pie XI en 1925 par l’encyclique Quas Prima.

« Ergo Rex es tu ? », lui demanda Pilate. Voici la réponse de Jésus tiré de l’Évangile de Jean :

Jean 18, 34-37
34 Jésus répond: "Ce que tu me dis là, est-ce que tu le penses, ou est-ce que d'autres te l'ont dit de moi?"
35 Pilate dit alors: "Est-ce que je suis Juif, par hasard? C'est ton peuple, ce sont les chefs des prêtres qui t'amènent devant moi. Qu'as-tu fait?"
36 Jésus répond: "Ma royauté n'est pas de ce monde. Si ma royauté était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais non, ma royauté n'est pas d'ici-bas."
37 Alors Pilate lui dit: "Donc, tout de même, tu es roi?" Jésus répond: "Tu dis bien: je suis roi. Je rends témoignage à la vérité, c'est pour cela que je suis né et que je suis venu dans le monde. Tous ceux qui sont pour la vérité écoutent ma voix."

Et un peu plus tard, Jésus est revêtu d’un manteau de pourpre, couronné d’épines et assis sur une estrade. On peut reconnaître dans ces gestes les traits d’une réelle cérémonie d’investiture royale tournée en dérision.

Pilate a fait inscrire sur l’écriteau de la croix « Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs », ce qui entraîne la protestation des Juifs. Cet écriteau était écrit en 3 langues : hébreux, grec et latin. En hébreux, car il est Roi dans le domaine religieux. En grec, car il est Roi dans le domaine de l’intelligence et de la culture. Latin, car il est Roi au niveau politique, juridique et social.

Pour ceux qui croient que l’Église ne doit s’occuper que du plan spirituel et non du plan temporel, je vous invite à lire l’encyclique Quas Prima.
J’aimerais commencer par expliquer le titre de cet article. Dans le monde du développement de logiciel informatique, lorsqu’on crée un nouveau logiciel, on lui ajoute souvent le terme 1.0 à la fin de son nom en guise de numéro de version. Par la suite, certaines fonctionnalités sont ajoutées, enlevés ou modifiés au cours du temps. On conserve alors le nom du logiciel en ajoutant un numéro de version plus grand que le précédent, comme par exemple 2.0.

Je remarque que surtout depuis les 50 dernières années, une nouvelle version de Jésus tente de s’imposer dans la littérature. On présente Jésus comme une sorte de surhomme doté d’une grande sagesse et de pouvoir grandiose. Une sagesse et un pouvoir que tout homme peut espérer aussi posséder s’il acquiert une certaine connaissance ou accomplit certaines techniques. Un Jésus qui serait en quelque sorte une démonstration de l’homme accomplissant son plein potentiel. Cette version de Jésus est gravement intellectuellement malhonnête. Dans cet article, je vais référer à cette nouvelle doctrine sous le nom de Jésus 2.0.

La raison de cette nouvelle version de Jésus est bien simple et je vais vous montrer le cheminement qui a servi à édifier une bonne partie de cette fausse doctrine. Comme vous vous en doutez surement, la majeure partie de ce qu’on connaît de la vie de Jésus se retrouve dans les Évangiles. Si nous prenons ces Évangiles (Matthieu, Marc, Luc et Jean) et que nous retirons les trois éléments les plus importants, ils ne nous restent en effet que ce qui est proposé par ce que j’ai appelé dans cet article Jésus 2.0.

Les trois éléments qui ont été volontairement amputés aux textes des Évangiles pour arriver à Jésus 2.0 sont les suivants : Dieu, la notion de sacrifice et la notion de péché. Trois mots qui font frémir l’homme moderne. Soyons tout à fait clair, c’est seulement en lisant les Évangiles en ignorant complètement ces trois notions que nous pouvons aboutir à Jésus 2.0. Voici les raisons pour lesquels Jésus 2.0 a tant de succès : l’homme moderne ne croit souvent plus réellement en Dieu, il ne veut pas faire de sacrifice et ne veut pas entendre dire que ses actes peuvent avoir des conséquences éternelles ou être moralement répréhensibles.

Voilà précisément pourquoi Jésus 2.0 est malhonnête. Les trois éléments retirés sont en fait le cœur du message des Évangiles qui est : Jésus est Dieu et il s’est offert en sacrifice pour nous sauver de nos péchés. C’est d’ailleurs pour cela que plusieurs exégètes ont décrit les Évangiles comme un récit de la passion de Jésus avec une plus ou moins longue introduction. Parce que l’essentielle du message se retrouve dans la dernière semaine de la vie terrestre de Jésus où il dévoile publiquement sa divinité et s’offre en sacrifice pour nos péchés. C’est également pour cela que, généralement, les tenants de la doctrine du Jésus 2.0 ne citent que rarement les évènements de la dernière semaine de sa vie terrestre et se contente presque uniquement de parler de ses miracles et de ses discours. Ces discours cités sont d’ailleurs souvent interprétés hors contexte pour soutenir le but de l’auteur malhonnête.

Je vous rappelle pour finir la réelle version de Jésus qui est enseigné par son Église depuis le jour de sa résurrection : Jésus est Dieu et il s’est offert en sacrifice pour nous sauver de nos péchés.


Pour beaucoup de gens aujourd’hui, la morale est devenue entièrement subjective. C’est à dire qu’elle est propre à un individu ou à la société dans laquelle il évolue. D’autre disent que la morale serait apparue au cours de l’évolution de l’homme et ne serait qu’un outil de survie pour l’espèce.

Avec une telle conception, la morale devient simplement une affaire de goût personnelle ou de choix de société. La raison de cette conception est simple : c’est parce qu’ils ne croient plus en Dieu. Sans Dieu, il ne peut pas y avoir de Morale objective universelle. Sinon, qui en serait l’auteur et le juge ? C’est en poursuivant dans cette erreur que peuvent entrer dans nos sociétés des lois protégeant des actes immoraux comme entre autre l’avortement. Car si Dieu n’existe pas et que l’homme est le seul maître des ses lois morales, pourquoi une mère ne pourrait-elle pas disposer de son futur bébé comme elle le désire si la loi de son pays le permet?

Cela est une conception de la morale qui n’a rien de Chrétien. Pour le Chrétien, la morale est objective et tire sa source de Dieu qui en est l’auteur. Les Lois de la morale ne peuvent pas changer car leur source, qui est Dieu, est immuable. Ils sont aussi nécessairement universels car Dieu est le Dieu de tous les humains. Cette loi morale nous a été révélée par Dieu lui-même au cours de l’Histoire. On peut en lire un exemple dans la Bible lorsque Moïse reçoit les 10 commandements. Cette Loi n’est donc pas inventée ou décidée en comité par les humains, c’est Dieu qui nous l’a communiqué. Nous n’avons donc pas le pouvoir de la changer.

Pour ceux qui n’ont pas les moyens ou le temps de s’offrir un voyage au Vatican, une visite virtuelle de l’Archibasilique papale de St-Jean du Latran est maintenant disponible sur Internet.
Voici l’adresse du site :

Ce site offre une visite virtuelle avec une vue 360 dégrée de différents point de vue à l'extérieur et à l'intérieur de la basilique. Nous pouvons donc admirer ces joyaux d’architecture et d’art, du confort de notre foyer.


La Fête de la dédicace de la basilique de Latran a lieu à chaque année le 9 novembre et est inscrite au calendrier liturgique.
Pour les catholiques, la Vérité est comme un tabouret qui se tient en équilibre sur 3 pattes. Si on ne lui en enlève ne serait-ce qu’une seule, le tabouret perds l’équilibre et s’effondre. Les trois pattes de ce tabouret se nomment : Magistère, Tradition et Bible.

Le Magistère comprend le Pape et tous les évêques en communion avec lui et constitue l’autorité enseignante. Il est protégé par l’Esprit-Saint d’enseigner l’erreur en matière de Foi et de Morale. C'est le Magistère qui interprète correctement les deux sources suivantes.

La Sainte Tradition comprend les vérités enseignées par les Apôtres transmises jusqu’à nos jours. Elle ne doit pas être confondue avec certaines coutumes ou disciplines.

La Bible est le livre inspiré par Dieu. La Bible contient 73 livres : 46 pour l’Ancien Testament et 27 pour le Nouveau Testament.

Lorsqu’on se pose une question sur la Foi, comment fait-on pour s’assurer que l’on a trouvé la Vérité? Cela est simple, il suffit de la soumettre au test des 3 pattes du tabouret, si l’affirmation est approuvé par les 3 sources, il n’y a aucun doute sur sa véracité. Si par contre, un de ces sources ne la confirme pas, cela veut probablement dire que nous sommes dans l’erreur.

Exemple : Eucharistie
Magistère : Il enseigne que l’Eucharistie est importante pour notre vie spirituelle
Tradition : La Tradition regorge de textes sur l’importance de l’Eucharistie
Bible : L’Eucharistie est instituée et commandé par Jésus dans la Bible
Conclusion : Cela est forcément vrai

Exemple : La Bible seule peut suffire à nourrir ma vie spirituelle
Magistère : Cette doctrine est anathème selon plusieurs conciles
Tradition : Cette doctrine est à peu près inconnue jusqu’au 16e siècle
Bible : La Bible elle-même ne fait pas cette affirmation
Conclusion : Elle est nécessairement fausse

Au début, Israël n’avait pas de Roi sur Terre, car leur Roi était Dieu lui-même. Un peu plus tard, à cause des influences des nations environnantes, ils demandèrent un Roi. C'est alors que le prophète Samuel consacra le Roi Saul. Le Roi David, son successeur, a été une des figures les plus marquantes d’Israël. Il a été le Roi par lequel le Royaume a été unifié et c’est lui qui a ordonné de bâtir un Temple pour abriter l’Arche. Une entreprise que son fils Salomon aura la charge de mener à terme.

Voici un tableau de la typologie entre les Rois d’Israël et Jésus

Les Rois d’Israël
Jésus-Christ
Descendant de David
Descendant de David
Oints par les Lévites
Baptisé par Jean Baptiste, un Lévite
Souverains d’un empire international
Seigneur de toutes les nations
Honorés par des princes étrangers
Honoré par les Mages
Construisent le Temple
Reconstruit le Temple de son corps
Promesse d’un royaume éternel
Royaume éternelle
L’interprétation mariale de l’Arche d’Alliance a toujours été très populaire.

Lorsqu’on lit l’Évangile de Luc, on voit qu’il utilise le mot grec qui signifie « restant dessus » qui est traduit par « couvrir de son ombre ». Il utilise ce mot lorsqu’il explique que le Saint-Esprit couvrait se son ombre Marie, c'est aussi le même mot utilisé pour décrire le passage de l’Ancien Testament où la nuée a couvert de son ombre le Tabernacle lorsque l’Arche y a été placé. Les détails que Luc donne sur la visite de Marie à Élisabeth nous rappelle David qui apporte l’Arche à Jérusalem.

Voici un tableau de la typologie entre l’Arche d’Alliance et Marie

Arche d’Alliance
Marie
David se mit en route pour faire monter l’Arche
Marie parti et se rendit visite Élisabeth
David dit : « Comment l’Arche du Seigneur entrerait-elle chez moi? »
Élisabeth dit : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? »
David dansait devant le Seigneur
L’enfant tressailli de joie dans mon sein
L’Arche du Seigneur demeura 3 mois chez Obed-Édom de Gat
Marie demeura avec Élisabeth environ 3 mois
L’Arche contenait les tables de la Loi
Marie porte en elle la Loi de la Nouvelle Alliance
L’Arche était faite d’or, le métal le plus précieux et le plus pur
Marie a été conçue sans les tâches du péché


Selon les experts, la montage sur laquelle Abraham amena Isaac pour y être sacrifié fait partie des montagnes de Moriyya, ce sont les mêmes montagnes que le Golgotha (Calvaire) où Jésus a été crucifié. C’est également sur une de ses montages que les Israélites ont construit le Temple pour y offrir des sacrifices. Plusieurs Pères de L’Église ont vu dans le sacrifie d’Isaac une préfiguration du sacrifice du Jésus-Christ.

Voici un tableau présentant les similitudes entre Jésus et Isaac


Isaac
Jésus
Un père offre son fils bien-aimé
Le Père offre son Fils bien-aimé
Le fils se soumet à la volonté de son père
Le Fils se soumet à la volonté du Père
Il transporte le bois de son propre sacrifice
Il transporte sa propre croix en bois
Dieu lui-même pourvoit au sacrifice
Dieu lui-même pourvoit au sacrifice
Un exemple de typologie très connu est Jésus et l’agneau pascal. C’est pourquoi on appelle Jésus l’Agneau de Dieu, car tout comme l’agneau pascal a été sacrifié à la place des premiers-né des Juifs juste avant l’Exode, Jésus a été sacrifié pour nos péchés à notre place.

Voici un tableau qui trace les divers parallèles entre Jésus et l’agneau pascal


Agneau pascal
Jésus (Agneau de Dieu)
Il devait être sans tache
Il était sans péché
Il devait être tué par les prêtres la 6ième heure du jour de la Préparation
Jésus fut livré pour être crucifier environ à la 6ième heure de le de la Préparation
Aucun os ne devait être brisé
Les os de Jésus ne furent pas brisés, bien que ce fût généralement la coutume et le cas des autres brigands crucifiés avec lui
Un branche d’hysope était utilisé pour répandre son sang
Une éponge imbibé de vinaigre fut tendu à Jésus au bout d’une branche d’hysope
Le Grand Prêtre portait une tunique sacré quand il offrait le sacrifice
Jésus, notre Grand Prêtre, portait une tunique sans couture avant sa crucifixion
Moïse avait dit : «Du milieu de toi, du milieu de tes frères, Yahvé ton Dieu fera que se lève pour toi un prophète comme moi, et c'est lui que vous écouterez. » (Dt 18,15)
Aucun prophète comme Moïse ne s’était levé avant l’arrivé de Jésus-Christ. Les Évangélistes démontrent dans leur évangile que Jésus est le nouveau Prophète et Messie.

La tradition rabbinique de l’époque enseignait que le Messie viendrait la nuit de Pâques. La Pâques signifiait alors en ce temps à la fois la délivrance d’Égypte passée et la délivrance à venir qu’apporterait le Messie. Ce n’est donc pas un hasard que Jésus institua l’Eucharistie la nuit de Pâques.

Voici un tableau de la typologie entre Jésus et Moïse

Moïse
Jésus (nouveau Moïse)
Né sous le règne d’un pharaon inique
Né sous le règne de l’inique Hérode
Échappa au massacre ordonné par le Pharaon
Échappa au massacre ordonné par Hérode
Exilé à Madian avant son ministère
Exilé en Égypte avant son ministère
Passa dans les eaux de la mer Rouge
Passa dans le Jourdain pour y être baptisé
Éprouvé pendant 40 ans au désert
Éprouvé pendant 40 jours au désert
Jeûna 40 jours et 40 nuits au Sinaï
Jeûna 40 jours et 40 nuits au désert
Premier signe : changea l’eau en sang
Premier signe : changea l’eau en vin, puis le vin en sang
Proclama la Loi du sommet d’une montagne
Proclama la nouvelle Loi du sommet d’une montagne
Donna la manne (pain du ciel) et de l’eau au désert.
Donna le pain du ciel et la vraie boisson spirituelle
Libéra Israël de l’esclavage d’Égypte
Libéra tous les hommes de l’esclavage du péché et de la mort.
La typologie biblique est une doctrine qui met en parallèle un personnage ou un évènement de l'Ancien Testament avec le Nouveau Testament. Plusieurs Pères de l’Église ont utilisé cette méthode pour aider à construire des ponts entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Certaines typologie sont très étonnantes, très riches de sens et nous aide à comprendre certains détails qui peuvent nous sembler au départ anodins mais qui deviennent importants dans l’interprétation du texte.

Je tiens à préciser que, tel que mentionné dans un article précédent sur les sens de l’Écriture, le sens premier de l’Écriture est toujours le sens littéral. La typologie, qui fait partie des sens spirituels, vient s’ajouter à celui-ci sans l’annuler.

Des exemples de typologie sont même donnés explicitement dans la Bible comme par exemple dans Jean 3, 14-15: « Rappelez-vous le serpent que Moïse a fait lever dans le désert; il faut que le Fils de l'Homme soit élevé de la même manière, et alors quiconque croira en lui aura la vie éternelle. »

Dans les prochains articles, nous verrons certaines typologie sous forme de tableau.
Le lendemain de la journée de l’Halloween a lieu une fête importante pour l’Église : La Toussaint. C'est-à-dire la fête de tous les saints. Tous les chrétiens sont appelés à la sainteté. "Donc vous, vous serez parfaits comme votre Père du Ciel est parfait." (Mt 5, 48).


La communion des Saints est liée à la doctrine de la rédemption et à celle du purgatoire. Les pères de l’Églises ont écrits sur les liens qui existent entre les différentes églises qui constituent le Corps du Christ :
- L’Église militante des fidèles vivant sur la terre
- L’Église souffrante des âmes au purgatoire
- L’Église triomphante des saints du ciel

La communion exprime le fait que l’Église sur Terre n’est pas séparée de l’église au ciel et au purgatoire. Cela veut dire que nous pouvons toujours prier les uns pour les autres même après la mort.

Le lendemain, 2 novembre, on fête la Commémoration des défunts qui nous rappelle qu’un jour, tous les saints actuels ou en devenir seront à nouveau uni en Jésus-Christ devant Dieu.