Cette petite vidéo sur la fondation de l'Église est un autre essaie de montage vidéo. J'ai tenté de reproduire dans une sorte de bande-dessinée en format vidéo, l'extrait de Matthieu 16, 13-19. On peut y voir ensuite  une image de la basilique Saint-Pierre, des 10 Papes ayant le plus influencés l'histoire et une image de notre Pape actuel: Benoît XVI.

Le montage de petite vidéo qui présente un point de vue catholique est un concept que je veux tenter de développer sur ce blogue. Comme je ne suis pas monteur vidéo professionnel, je dois compter sur vos commentaires et vos suggestions pour m'améliorer.

Bien que le célibat ecclésiastique ne soit pas un dogme de Foi au même titre que par exemple la Trinité ou l'Incarnation, c'est une discipline qui a toujours eu une place privilégié dans la Tradition Catholique. Les interventions de plusieurs Saint-Pères depuis le début du concile de Vatican II démontre que cette discipline, qui a contribué à plusieurs saintes vocations dans l'Église, va se poursuivre malgré les pressions de plusieurs groupes qui veulent la faire modifier. Le but de cet article est de démontrer que même lors de l'écriture du Nouveau Testament, cette tendance était déjà présente dans l'Église.

Matthieu 19, 11-12
Mais il leur dit: «  Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui cela a été donné. Car il y a des eunuques qui sont venus tels du sein de leur mère; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par le fait des hommes; et il y a des eunuques qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne! »

1 Corinthiens 7, 2-9
Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas puissance sur son propre corps, mais le mari; pareillement le mari n'a pas puissance sur son propre corps, mais la femme. Ne vous soustrayez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n'en fais pas un ordre. Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester comme moi-même. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler.

1 Corinthiens 7, 32-35
Or je voudrais que vous fussiez sans préoccupation. Celui qui n'est pas marié a souci des choses du Seigneur, il cherche à plaire au Seigneur; celui qui est marié a souci des choses du monde, il cherche à plaire à sa femme, et il est partagé. De même la femme, celle qui n'a pas de mari, et la vierge, ont souci des choses du Seigneur, afin d'être saintes de corps et d'esprit; mais celle qui est mariée a souci des choses du monde, elle cherche à plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt, non pour jeter sur vous le filet, mais en vue de ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans tiraillements.

1 Timothée 5, 11-12
Quant aux jeunes veuves, refuse-les, car, quand elles se sont détachées du Christ par désir sensuel, elles veulent se remarier, se rendant (ainsi) coupables pour avoir rompu la foi première.

On peut voir aussi dès l'Ancien Testament, Dieu demandé au prophète Jérémie de ne pas prendre de femme dans Jérémie 16, 1-2 :
La parole de Jéhovah me fut adressée en ces termes: Tu ne prendras point de femme Et tu n'auras point de fils ni de filles en ce lieu.
Voici le discours du Cardinal Marc Ouellet a présenté lors de la conférence de Campagne Québec-Vie tenue à Québec le 15 mai dernier. Je suis fier que l'Église Catholique ce soit associé de façon très importante lors de cette campagne.

L'argument cosmologique de la kalâm est dans la lignée des arguments cosmologiques qui tentent de démontrer l'existence de Dieu. Il a d'abord été conçu par des philosophes médiévaux musulmans, d'où le terme arabe « kalâm » qui signifie discours. Cet argument est aujourd'hui redécouvert par des chrétiens grâce à des philosophes et des théologiens comme par exemple le célèbre chrétien évangélique William Lane Craig, docteur en philosophie et en théologie.

L'argument de la kalâm comporte deux prémisses et une conclusion qui est obtenue ensuite par déduction logique. Une déduction logique est un procédé par lequel la conclusion est nécessairement vrai si toutes les prémisses sont vrais. Il conduit toujours à un résultat tautologique (toujours vrai) dont la conclusion est déjà inscrite dans les prémisses. Voici les détails de l'argumentation tel que présenté par le Dr Craig :

Prémisse #1 : Tout ce qui commence à exister a une cause
Prémisse #2 : L'univers a commencé à exister
Conclusion : Donc, l'univers a une cause

Prémisse #1 : Tout ce qui commence à exister a une cause 
Cette prémisse est souvent celle qui est généralement la moins bien comprise et la plus critiquée. Elle affirme que tout ce qui commence à exister a une cause et non pas que tout ce qui existe a une cause. Si l'affirmation était vraiment « tout ce qui existe a une cause », toute tentative de donner une cause existante à l'univers nous obligerait par la suite à trouver des causes à ces causes à l'infini. Donc, même si on affirmerait que Dieu est la cause de l'univers, il nous faudrait ensuite trouver la cause de Dieu et ainsi de suite. Cependant, la prémisse #1 est « Tout ce qui commence à exister a une cause », ce qui implique que pour que l'argumentation soit vrai, la cause proposée ne doit pas avoir commencé à exister, il faut donc qu'elle soit nécessairement éternelle.

Prémisse #2 : L'univers a commencé à exister
Si j'écrivais cet article avant le 20ième siècle, cette prémisse aurait surement été critiqué par plusieurs athées  célèbres qui tentaient de démontrer que l'univers était éternel (sans commencement ni fin) et qu'il n'avait donc pas besoin de cause. Depuis les années 1950 avec l'avancement de la science, de l'astronomie et la théorie du « bing-bang », peu de personne oseraient affirmer que l'univers a toujours existé et qu'il est éternel. La théorie du « bing-bang », en plus d'affirmer que l'univers a commencé, affirme aussi qu'il y a eu un point singulier d'énergie initial qui a ensuite pris de l'expansion pour donner le gigantesque univers actuel.

Conclusion : Donc, l'univers a une cause
Donc l'univers a une cause... Certaines personnes répondent alors : « Et puis? En quoi le fait que l'univers a une cause prouve l'existence de Dieu? » Pour répondre à cette question, réfléchissons un moment, tout en gardant en tête ce que la science affirme sur le temps, l'espace, l'énergie et la matière qui sont présents dans l'univers. Dire que l'univers a une cause, cela veut dire que non seulement la cause doit être extérieure à l'univers, mais la cause doit aussi être hors du temps, hors de l'espace, infini en puissance (énergie nécessaire pour créer toute cette matière), immatériel (non composé de matière: pur esprit, spirituelle) en plus d'être éternelle selon la prémisse #1. Toutes ces caractéristiques décrivent Dieu tel qu'il est décrit par la Bible et le catéchisme.

On pourrait même pousser le raisonnement un peu plus loin et prouver que Dieu est réellement une personne et non seulement une force impersonnelle à la « star wars ». Car, comment une force qui œuvre dans un environnement sans temps et sans volonté pourrait-elle tout à coup « décider » de créer l'univers. On peut donc conclure que Dieu est un être personnel avec une intelligence et une volonté. C'est de Sa volonté qu'est venu la création de l'univers que nous connaissons.
Combien de Pape trouve-t-on dans le Nouveau Testament ? Plusieurs d'entre vous me répondront surement qu'il n'y en a un seul : l'Apôtre Pierre. Hé bien non. Son successeur est aussi mentionné de façon beaucoup plus subtil dans la salutation finale de Paul dans sa deuxième lettre à Timothée. Voici l'extrait du passage en question tiré de 2 Timothée 4, 19-22 :

Salue Prisca et Aquila, et la maison d'Onésiphore. Eraste est resté à Corinthe. J'ai laissé Trophime malade à Milet. Hâte-toi de venir avant l'hiver. Eubule, Pudens, Linus, Claudia et tous les frères te saluent. Que le Seigneur soit avec ton esprit! Que la grâce soit avec vous!

Reconnaissez-vous le successeur de Saint-Pierre ? C'est Linus (Lin). Du moins, c'est aussi l'avis de Saint-Irénée de Lyon, qui a écrit ce passage :

Contre les Hérésies III, 3, 2-3 (autour de l'an 180):
Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes Rm 1,8 sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes: car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, - elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres.
Donc, après avoir fondé et édifié l'Église, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l'épiscopat; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée 2Tm 4,21. Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition était encore devant ses yeux. Il n'était d'ailleurs pas le seul, car il restait encore à cette époque beaucoup de gens qui avaient été instruits par les apôtres. Sous ce Clément, donc, un grave dissentiment se produisit chez les frères de Corinthe; l'Église de Rome adressa alors aux Corinthiens une très importante lettre pour les réconcilier dans la paix, renouveler leur foi et leur annoncer la Tradition qu'elle avait naguère reçue des apôtres, à savoir: un seul Dieu tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre Gn l,1, qui a modelé l'homme Gn 3,7, fait venir le déluge Gn 6,17, appelé Abraham Gn 12,1, fait sortir son peuple de la terre d'Égypte Ex 3,10, conversé avec Moïse Ex 3,4, donné la Loi Ex 20-31, envoyé les prophètes Is 6,8; Jr 1,7; Ez 2,3, préparé un feu pour le diable et ses anges Mt 25,41. Que ce Dieu-là même soit annoncé par les Églises comme étant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, tous ceux qui le veulent peuvent l'apprendre par cet écrit, tout comme ils peuvent connaître par lui la Tradition apostolique de l'Église, puisque cette lettre est plus ancienne que les actuels fauteurs d'erreur qui imaginent faussement un autre Dieu au-dessus du Créateur et, de l'Auteur de tout ce qui existe. A ce Clément succède Evariste; à Évariste, Alexandre; puis, le sixième à partir des apôtres, Xyste est établi; après lui, Télesphore, qui rendit glorieusement témoignage; ensuite Hygin; ensuite Pie; après lui, Anicet; Soter ayant succédé à Anicet, c'est maintenant Éleuthère qui, en douzième lieu à partir des apôtres, détient la fonction de l'épiscopat. Voilà par quelle, suite et quelle succession la Tradition se trouvant dans l'Église à partir des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à nous. Et c'est là une preuve très complète qu'elle est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l'Église, depuis les apôtres jusqu'à maintenant, s'est conservée et transmise dans la vérité. 
Dans la théologie chrétienne et plus spécialement la théologie catholique, on distingue 3 niveaux de révérence. Cette différentiation est primordial pour bien comprendre la révérence avec laquelle nous adorons Dieu en rapport avec la Vierge Marie et les Saints. Pour tenter de faire une distinction linguistique, on dira par exemple que nous adorons Dieu mais honorons la Vierge Marie et les Saints. Voici les 3 termes exactes avec une petite explication :

1- Lâtrie : La lâtrie signifie le niveau le plus haut d'adoration et de culte qui est due exclusivement au personnes divines de la Trinité (Dieu).

2- Hyperdulie : L'hyperdulie désigne le culte rendu à la Vierge Marie, qui est supérieur au culte rendu aux Saints, mais inférieur à celui rendu à Dieu (lâtrie). Cette supériorité lui vient du fait qu'elle est la plus grande des Saintes, la Mère de Dieu et la Reine du Ciel.

3- Dulie : La dulie est le culte qui est rendus aux Saints. Il peut prendre la forme de vénération, qui témoigne du respect dû à un saint ou d'une demande d'intercession en vue d'obtenir des grâces particulières.

La différence entre la lâtrie et la dulie (et hyperdulie) n'est pas seulement en terme de degré mais de nature. Il y a donc autant de différence entre les deux qu'il y en a entre Dieu et ses créatures. Une personne qui sait faire la différence entre ces formes de révérences ne tombera pas dans l'idolâtrie et pourra pleinement participer à la communion des Saints.
Pour ceux qui sont de la région de Québec, voici une expérience qui pourrait peut-être vous intéresser au Centre de formation chrétienne Agapê :

Le Centre Agapê est un lieu de formation pour les jeunes adultes de 18 à 35 ans qui désirent mieux se connaître, approfondir leur foi et participer à une expérience concrète de vie chrétienne. Nous offrons trois parcours de formation. Dans chacun de ces parcours, l'expérience proposée s'articule autour des quatre pôles de la vie chrétienne que sont la vie fraternelle, la vie de prière, la vie d'étude et l'engagement. L'animation y est assurée par une équipe de laïcs, de religieuses, de religieux et de prêtres qui ont à cœur d'aider les jeunes adultes à acquérir une plus grande maturité humaine et chrétienne et à vivre leur foi de façon responsable.

http://www.centreagape.org/accueil.php 
Voici un beau message de l'Abbé Pages sous forme de vidéo. Je trouve cette réflexion pleine de sens  :

L'hérésie consiste à choisir une vérité au détriment dune autre : la justice sans la miséricorde, ou l'inverse, l'austérité sans le sourire, la foi sans la piété, la prédestination sans le libre arbitre, etc Les hérétiques sont ceux qui choisissent, ceux qui ne veulent pas « le tout », ceux qui ne veulent pas être catholiques Aussi vrai cependant qu'« il n'y a qu'un Corps et qu'un Esprit, comme il n'y a qu'une espérance, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et en tous. » (Ep 4.4-6), il ne saurait y avoir de salut possible en dehors de l'unité catholique