Réflexions bibliques du 19 octobre 2014: César et le roi

Lectures de la liturgie
César et le roi 

Le Seigneur est roi sur toute la terre, comme nous le chantons dans le Psaume d'aujourd'hui. Les gouvernements naissent et tombent par Sa permission, sans autre autorité que celle donnée d’en haut (voir Jean 19, 11; Romains 13, 1). 

En effet, Dieu dit à tous les dirigeants de ce qu'Il a dit au roi Cyrus dans la première lecture d'aujourd'hui: « Je vous ai désigné… quand tu ne me connaissais pas ». 

Le Seigneur a suscité Cyrus pour restaurer les Israélites de l'exil et pour rebâtir Jérusalem (voir Esdras 1, 1-4). Tout au long de l'histoire du salut, Dieu a utilisé des souverains étrangers pour le bien de son peuple élu. Le cœur du Pharaon s’était endurci pour révéler la puissance de Dieu (voir Romains 9, 17). Des armées ont été utilisées pour punir les péchés d'Israël (voir 2 Maccabées 6, 7-16). 

L'occupation romaine à l'époque de Jésus était, d'une manière similaire, un jugement sur l'infidélité d'Israël. Les célèbres paroles de Jésus dans l'Évangile d'aujourd'hui: « Rendez à César » sont un rappel de cela. Et ils nous appellent, nous aussi, de garder droite nos allégeances. 

Le Seigneur seul est notre roi. Son royaume n'est pas de ce monde (voir Jean 18, 36), mais il commence ici dans son Église, qui montre Sa gloire parmi tous les peuples. Citoyens des Cieux (voir Philippiens 3, 20), nous sommes appelés à être une lumière pour le monde (voir Matthieu 5, 14) : travaillant dans la foi, travaillant dans l'amour et persévérant dans l'espérance, comme l’Épître d'aujourd'hui nous le conseille. 

Nous devons au gouvernement une préoccupation pour le bien commun, et l'obéissance à ses lois ; sauf si elles sont contraires aux commandements de Dieu tel qu'ils sont interprétés par l'Église (voir Actes 5, 29). 

Mais nous devons tout à Dieu. La pièce porte l'image de César. Mais nous portons l'image de Dieu (voir Genèse 1, 27). Nous lui devons nos vies - notre cœur, notre esprit, notre âme et nos forces - offertes comme un sacrifice vivant d’amour (voir Romains 12, 1-2). 

Nous devons prier pour nos dirigeants, afin qu’ils fassent comme Cyrus la volonté de Dieu (voir 1 Timothée 2, 1-2), jusqu'à ce que, depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, toute l'humanité sache que Jésus est le Seigneur.


Cet article est une traduction personnelle de l'infolettre "Sunday Bible Reflections" du Dr Scott Hahn. Vous pouvez consulter le texte original en anglais ici.

Commentaires

Formulaire de contact

Nom

Courriel *

Message *