Principes de morale 101
La morale chrétienne est sans aucun doute ce qui a été le plus touchée par le relativisme moderne de sorte qu'il est maintenant difficile de porter un jugement sur les actes de quelqu’un sans passé pour une personne intransigeante. Cependant, personne ne pourra jamais vous empêchez de porter un jugement sur vos propres actions. Ce présent article a pour but d’aider à discerner si un acte est moral ou non. Voici la règle morale de base :
On doit faire le bien et éviter le mal
Cette règle peut généralement s’appliquer à la majeure partie de nos actions quotidiennes. Cependant, dans certaines occasions, il se peut qu’avec l’effet bénéfique d’un acte, vienne aussi un effet mauvais. C’est ce qu’on appelle le double-effet. Malgré ce double-effet, il est possible qu’un acte soit quand même moralement bon à condition qu’il respecte certaines conditions. Bien entendu, on ne peut pas considérer les règles du double-effet s’il est possible de respecté la règle de base qui est : faire le bien et éviter le mal. Voici les quatre conditions pour les actes à double-effet :
1- Que l’acte soit en lui-même bon ou du moins moralement indifférent
Cette règle empêche pratiquement tous les actes intrinsèquement mauvais d’avoir un recours légitime. Ce qui veut dire qu’il existe certains actes, comme l’avortement (Evangelium Vitae, 58), qui sont toujours mauvais parce qu’ils sont mauvais en soi et ne peuvent donc jamais être considérés comme moraux peu importe le contexte ou l'intention.
2- Que l’intention porte directement sur l’effet bon, non sur l’effet mauvais
Cette règle démontre que la même action peut être moral ou non selon l’intention qu’a celui qui la fait. Prenons par exemple le fait qu’en désinfectant une plaie, le médecin sait que cela va causer de la douleur à son patient. L’acte est tout à fait moral si le médecin le fait avec l’intention de prévenir les infections, mais il ne serait pas moral si le médecin le fait avec l’intention d’infliger de la douleur au patient.
3- Que l’effet mauvais soit conséquent ou du moins concomitant à l’effet bon
Cette règle empêche de faire en sorte de justifier les moyens par la fin. Ainsi, on ne peut pas faire une action dont l’effet bénéfique arriverait seulement après l’effet mauvais. Par exemple, on ne pourrait pas voler de l’argent à un riche pour ensuite le redonner aux pauvres.
4- Qu’il y ait une raison proportionnée d’agir ainsi, malgré l’effet mauvais
Cette règle empêche que l’effet mauvais soit trop élevé en rapport à l’effet bénéfique. Personne ne pourrait tuer un agresseur qui lui aurait volé son téléphone portable sans lui avoir fait violence et plaider ensuite la légitime défense.
On doit faire le bien et éviter le mal
Cette règle peut généralement s’appliquer à la majeure partie de nos actions quotidiennes. Cependant, dans certaines occasions, il se peut qu’avec l’effet bénéfique d’un acte, vienne aussi un effet mauvais. C’est ce qu’on appelle le double-effet. Malgré ce double-effet, il est possible qu’un acte soit quand même moralement bon à condition qu’il respecte certaines conditions. Bien entendu, on ne peut pas considérer les règles du double-effet s’il est possible de respecté la règle de base qui est : faire le bien et éviter le mal. Voici les quatre conditions pour les actes à double-effet :
1- Que l’acte soit en lui-même bon ou du moins moralement indifférent
Cette règle empêche pratiquement tous les actes intrinsèquement mauvais d’avoir un recours légitime. Ce qui veut dire qu’il existe certains actes, comme l’avortement (Evangelium Vitae, 58), qui sont toujours mauvais parce qu’ils sont mauvais en soi et ne peuvent donc jamais être considérés comme moraux peu importe le contexte ou l'intention.
2- Que l’intention porte directement sur l’effet bon, non sur l’effet mauvais
Cette règle démontre que la même action peut être moral ou non selon l’intention qu’a celui qui la fait. Prenons par exemple le fait qu’en désinfectant une plaie, le médecin sait que cela va causer de la douleur à son patient. L’acte est tout à fait moral si le médecin le fait avec l’intention de prévenir les infections, mais il ne serait pas moral si le médecin le fait avec l’intention d’infliger de la douleur au patient.
3- Que l’effet mauvais soit conséquent ou du moins concomitant à l’effet bon
Cette règle empêche de faire en sorte de justifier les moyens par la fin. Ainsi, on ne peut pas faire une action dont l’effet bénéfique arriverait seulement après l’effet mauvais. Par exemple, on ne pourrait pas voler de l’argent à un riche pour ensuite le redonner aux pauvres.
4- Qu’il y ait une raison proportionnée d’agir ainsi, malgré l’effet mauvais
Cette règle empêche que l’effet mauvais soit trop élevé en rapport à l’effet bénéfique. Personne ne pourrait tuer un agresseur qui lui aurait volé son téléphone portable sans lui avoir fait violence et plaider ensuite la légitime défense.
bienjugementVatican
Articles similaires

Acte, puissance et mouvement
Cet article fait partie de l’étude sur les 5 voies de saint Thomas d’Aquin pour l’existence de Dieu. Cliquez ici pour aller directement à l’introduction qui donne aussi accès à...

Sainte Anne et Saint Joachim: 26 juillet
Le 26 juillet, l'Église catholique célèbre la fête de Sainte Anne et de Saint Joachim, les parents de la Vierge Marie et les grands-parents de Jésus-Christ. Leur rôle dans l'histoire...
Fête de Saint Jean l'évangéliste: 27 décembre
Saint Jean l'Évangéliste, souvent appelé "le disciple bien-aimé", est une figure emblématique dans le christianisme. Reconnu pour sa proximité exceptionnelle avec Jésus et pour ses contributions littéraires majeures au Nouveau...

Les Indices pensables: 13- Je n'ai pas une âme : je suis une âme qui organise des atomes
Cette image est tirée de la bande dessinée La Lumière fatiguée, Tome 4, page 15 de la série : Les Indices pensable
Résumé : Je n’ai pas une âme : je suis une âme...

Infaillibilité pontificale : Infaillibilité et impeccabilité
L’Église a toujours cru en l’infaillibilité du Pape bien que cette doctrine n’ait été explicitement définie qu’au premier concile de Vatican (1869-1870). Pour avoir parlé avec plusieurs personnes à ce...

6 raisons bibliques de prier les anges
Dieu le Père et les Anges (chapelle Sixtine , Pietro Perugino , 16e siècle)
Devriez-vous prier les anges? La Bible a-t-elle quelque chose à dire sur cette pratique? Si oui, est-ce...

Les paroles de Jésus au bon larron réfutent-elles la nécessité du baptême
Chez les chrétiens qui nient la nécessité du baptême pour le salut (ce qui s’accompagne généralement aussi de la négation de la régénération baptismale), il n’est pas rare de voir...

9 choses à savoir au sujet du nouveau document du Vatican sur les juifs, le salut et l'évangélisation
Le Saint-Siège vient de publier un nouveau document portant sur le peuple juif, le salut et l'évangélisation.
Voici 9 choses à savoir et à partager à son sujet …
1) Quel est...

Pourquoi la résurrection n’est pas une conspiration
Lorsqu'on est confronté au témoignage des premiers chrétiens au sujet de la Résurrection de Jésus, il est naturel de se demander s’il est crédible. Un scepticisme sain exige que l'on...

Fête de la Nativité de Saint Jean Baptiste: 24 juin
Le 24 juin, l'Église catholique célèbre la fête de la Nativité de Saint Jean Baptiste, une des rares fêtes liturgiques qui commémore la naissance d'un saint, aux côtés de la...

Un monde plein de sens
Y a-t-il un Dieu? Non.
Quelle est la nature de la réalité? Ce que la physique nous en dit.
Quel est le but de l'univers? Il n'y en a pas.
Quel est le...

Les lettres des Pères de l'Église : Ignace d'Antioche aux Philadelphiens
Cette lettre date autour de l'an 110 et a été écrite lorsque Saint Ignace été sous escorte romaine jusqu'à Rome pour y subir son martyr.
Ignace, dit aussi Théophore, à l'Église...

Le Christ est favorable à un "solide savoir scientifique"
Science et foi, un dialogue incessant, par le prof. Arber
ROME, samedi 13 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Si Jésus Christ vivait aujourd’hui parmi nous, il serait favorable à l’application d’un...

Vocabulaire philosophique de base
Le vocabulaire philosophique sert souvent de base au discours théologique. Voici quelques éléments de base du vocabulaire philosophique (voir même de métaphysique). J’écris cet article en vue d’articles futurs où...

Chronologie des livres bibliques
Pour le Nouveau Testament, la chronologie des livres est peu compliquée. Nous avons les Évangiles, ensuite viennent les actes des Apôtres et les lettres, et on termine par l'Apocalypse. Le...

À la découverte de Jésus et de la Bible
Introduction: La quête de sens et le courage de poser des questionsL'aventure humaine est, à son niveau le plus profond, une quête de sens. Tôt ou tard, dans le silence...

Qu'est-ce que les auteurs des évangiles savaient ?
Certains chercheurs bibliques sont prompts à dire que, parce que l’Évangile de Matthieu, de Marc, de Luc ou de Jean n’incluait pas une parole ou un événement particulier au sujet...

Le Concile de Vienne (1311-1312) : Suppression des Templiers et réforme de l'Église
Le Concile de Vienne, tenu de 1311 à 1312, est le quinzième concile œcuménique de l'Église catholique. Convoqué par le pape Clément V, ce concile fut principalement marqué par la...

Question d’un lecteur : les reliques
Cet été, j’ai eu une petite correspondance avec un lecteur de ce blogue au sujet des reliques. La conversation a été un peu modifiée pour en faire un article :
Bonjour...

L'Église : Institution divine voulue par le Christ
IntroductionLa question de l'origine de l'Église chrétienne se situe au carrefour de la foi, de l'histoire et de la théologie. Pour le croyant comme pour le chercheur, une interrogation fondamentale...