1re lettre aux Corinthiens
1Co · Nouveau Testament
· 16 chapitres
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1PAUL, APPELE par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère,2à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.3À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.4Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;5en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu.6Car le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous.7Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.8C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ.9Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.10Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.11Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités.12Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ».13Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?14Je remercie Dieu de n’avoir baptisé aucun de vous, sauf Crispus et Gaïus :15ainsi on ne pourra pas dire que vous avez été baptisés en mon nom.16En fait, j’ai aussi baptisé Stéphanas et les gens de sa maison ; et je ne sais plus si j’ai baptisé quelqu’un d’autre.17Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ.18Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu.19L’Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents, je la rejetterai.20Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ?21Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.22Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,23nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.24Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.25Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.26Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.27Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;28ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;29ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.30C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption.31Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.
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1Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.2Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.3Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.4Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,5pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.6Pourtant, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction.7Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire.8Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.9Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.10Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.11Qui donc, parmi les hommes, sait ce qu’il y a dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qu’il y a en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu.12Or nous, ce n’est pas l’esprit du monde que nous avons reçu, mais l’Esprit qui vient de Dieu, et ainsi nous avons conscience des dons que Dieu nous a accordés.13Nous disons cela avec un langage que nous n’apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l’Esprit ; nous comparons entre elles les réalités spirituelles.14L’homme, par ses seules capacités, n’accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c’est par l’Esprit qu’on examine toute chose.15Celui qui est animé par l’Esprit soumet tout à examen, mais lui, personne ne peut l’y soumettre.16Car il est écrit : Qui a connu la pensée du Seigneur et qui pourra l’instruire ? Eh bien nous, nous avons la pensée du Christ !
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1Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ.2C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas,3car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?4Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ?5Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux.6Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.7Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu.8Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée.9Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.10Selon la grâce que Dieu m’a donnée, moi, comme un bon architecte, j’ai posé la pierre de fondation. Un autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il contribue à la construction.11La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve : Jésus Christ.12Que l’on construise sur la pierre de fondation avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, ou avec du bois, du foin ou du chaume,13l’ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière. En effet, le jour du jugement le manifestera, car cette révélation se fera par le feu, et c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun.14Si quelqu’un a construit un ouvrage qui résiste, il recevra un salaire ;15si l’ouvrage est entièrement brûlé, il en subira le préjudice. Lui-même sera sauvé, mais comme au travers du feu.16Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?17Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.18Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.19Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.20Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !21Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,22que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,23mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
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1Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu.2Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance.3Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.4Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur.5Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.6Frères, j’ai pris pour vous ces comparaisons qui s’appliquent à Apollos et à moi-même ; ainsi, vous pourrez apprendre de nous à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, afin qu’aucun de vous n’aille se gonfler d’orgueil en prenant le parti de l’un contre l’autre.7Qui donc t’a mis à part ? As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ?8Vous voilà déjà comblés, vous voilà déjà riches, vous voilà devenus rois sans nous ! Ah ! si seulement vous étiez devenus rois, pour que nous aussi, nous le soyons avec vous !9Mais nous, les Apôtres, il me semble que Dieu nous a exposés en dernier comme en vue d’une mise à mort, car nous sommes donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.10Nous, nous sommes fous à cause du Christ, et vous, vous êtes raisonnables dans le Christ ; nous sommes faibles, et vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, et nous, dans le mépris.11Maintenant encore, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes dans le dénuement, maltraités, nous n’avons pas de domicile,12nous travaillons péniblement de nos mains. On nous insulte, nous bénissons. On nous persécute, nous le supportons.13On nous calomnie, nous réconfortons. Jusqu’à présent, nous sommes pour ainsi dire l’ordure du monde, le rebut de l’humanité.14Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous reprendre comme mes enfants bien-aimés.15Car, dans le Christ, vous pourriez avoir dix mille guides, vous n’avez pas plusieurs pères : par l’annonce de l’Évangile, c’est moi qui vous ai donné la vie dans le Christ Jésus.16Aussi, je vous en prie : imitez-moi.17C’est pour cela que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera les voies que je trace dans le Christ Jésus, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises.18Pensant que je n’allais pas venir chez vous, quelques-uns se sont gonflés d’orgueil.19Or je viendrai bientôt chez vous, si le Seigneur le veut, et je prendrai connaissance, non pas de ce que disent ces gens gonflés d’orgueil, mais des actes dont ils sont capables.20Car le royaume de Dieu ne consiste pas dans la parole, mais dans la capacité d’agir.21Que préférez-vous : que je vienne chez vous muni d’un bâton, ou avec amour et en esprit de douceur ?
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1On entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens : il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.2Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil au lieu d’en pleurer et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.3Quant à moi, qui suis absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, l’homme qui agit de la sorte :4au nom du Seigneur Jésus, lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur Jésus,5il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son être de chair ; ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.6Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?7Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.8Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.9Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas fréquenter les débauchés.10Cela ne concernait pas de façon générale les débauchés qui sont dans ce monde, ni les profiteurs, les escrocs ou les idolâtres – autrement, vous seriez obligés de sortir du monde !11En réalité, ce que je vous écrivais, c’est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne, ou escroc : il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là.12Est-ce à moi de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas à vous de les juger ?13Quant à ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. Ôtez donc du milieu de vous l’homme mauvais.
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1Lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un autre, comment ose-t-il aller en procès devant des juges païens plutôt que devant les fidèles ?2Ne savez-vous pas que les fidèles jugeront le monde ? Et si c’est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ?3Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? À plus forte raison les affaires de cette vie !4Et quand vous avez de telles affaires, vous prenez comme juges des gens qui n’ont pas d’autorité dans l’Église !5Je vous le dis à votre honte. N’y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d’arbitre entre ses frères ?6Pourtant, un frère est en procès avec son frère, et cela devant des gens qui ne sont pas croyants !7C’est déjà un échec pour vous d’avoir des litiges entre vous. Pourquoi ne pas plutôt supporter l’injustice ? Pourquoi ne pas plutôt vous laisser dépouiller ?8Au contraire, c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez les autres, et cela, vous le faites à des frères !9Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,10ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.11Voilà ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes, au nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu.12« Tout m’est permis », dit-on, mais je dis : « Tout n'est pas bon ». « Tout m’est permis », mais moi, je ne permettrai à rien de me dominer.13Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; or Dieu fera disparaître et ceux-ci et celui-là. Le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ;14et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi.15Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas !16Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.17Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.18Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.19Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,20car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.
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1Au sujet de ce que vous dites dans votre lettre, certes, il est bon pour l’homme de ne pas toucher la femme.2Cependant, étant donné les occasions de débauche, que chacun ait sa femme à lui, et que chacune ait son propre mari.3Que le mari remplisse son devoir d’époux envers sa femme, et de même la femme envers son mari.4Ce n’est pas la femme qui dispose de son propre corps, c’est son mari ; et de même, ce n’est pas le mari qui dispose de son propre corps, c’est sa femme.5Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord et temporairement, pour prendre le temps de prier et pour vous retrouver ensuite ; autrement, Satan vous tenterait, profitant de votre incapacité à vous maîtriser.6Ce que je dis là est une concession, et non un ordre.7Je voudrais bien que tout le monde soit comme moi-même, mais chacun a reçu de Dieu un don qui lui est personnel : l’un celui-ci, l’autre celui-là.8À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je déclare qu’il est bon pour eux de rester comme je suis.9Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir.10À ceux qui sont mariés, je donne cet ordre – il ne vient pas de moi, mais du Seigneur – : que la femme ne se sépare pas de son mari ;11et même si elle est séparée, qu’elle reste seule, ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari ne renvoie pas sa femme.12Aux autres, je déclare ceci – moi-même et non le Seigneur – : si un de nos frères a une femme non croyante, et que celle-ci soit d’accord pour vivre avec lui, qu’il ne la renvoie pas.13Et si une femme a un mari non croyant, et que celui-ci soit d’accord pour vivre avec elle, qu’elle ne renvoie pas son mari.14En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par son mari croyant. Autrement, vos enfants ne seraient pas purifiés, et en fait ils sont sanctifiés.15Mais si le non croyant se sépare, qu’il le fasse : en de telles circonstances, notre frère ou notre sœur n’est pas réellement lié ; c’est pour vivre dans la paix que Dieu vous a appelés.16Toi la femme, comment savoir si tu sauveras ton mari ? Et toi l’homme, comment savoir si tu sauveras ta femme ?17Pourtant, chacun doit continuer à vivre dans la situation que le Seigneur lui a donnée en partage, et où il était quand Dieu l’a appelé. C’est la règle que j’établis dans toutes les Églises.18Celui qui avait la circoncision quand il a été appelé, qu’il ne la fasse pas disparaître ; celui qui n’avait pas la circoncision quand il a été appelé, qu’il ne se fasse pas circoncire.19Avoir la circoncision, ce n’est rien ; ne pas l’avoir, ce n’est rien : ce qu’il faut, c’est garder les commandements de Dieu.20Chacun doit rester dans la situation où il a été appelé.21Toi qui étais esclave quand tu as été appelé, ne t’en inquiète pas ; même si tu as la possibilité de devenir libre, tire plutôt profit de ta situation.22En effet, l’esclave qui a été appelé par le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ.23Vous avez été achetés à grand prix, ne devenez pas esclaves des hommes.24Frères, chacun doit rester devant Dieu dans la situation où il a été appelé.25Au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur.26Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.27Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.28Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.29Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,30ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,31ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.32J’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.33Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.34La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari.35C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.36Si un jeune homme pense qu’il risque de ne pas respecter une jeune fille, s’il est plein d’ardeur et que l’issue devienne inévitable, qu’il fasse comme il veut : ils peuvent se marier, ce n’est pas un péché.37Mais s’il tient ferme intérieurement, s’il ne subit aucune contrainte, s’il est maître de sa propre volonté et a pris dans son cœur la décision de ne pas s’unir à cette jeune fille, il fera bien.38Ainsi, celui qui se marie fait bien, et celui qui ne se marie pas fera mieux encore.39La femme reste liée aussi longtemps que son mari est en vie. Mais si son mari meurt, elle est libre d’épouser celui qu’elle veut, mais seulement s’il est croyant.40Pourtant elle sera plus heureuse si elle reste comme elle est ; c’est là mon opinion, et je pense avoir, moi aussi, l’Esprit de Dieu.
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1Au sujet des viandes qui ont été offertes aux idoles, nous savons bien que nous avons tous la connaissance nécessaire ; mais la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive.2Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait ;3mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui.4Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique.5Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,6pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.7Mais tout le monde n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles, croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.8Ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins, et si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus.9Mais prenez garde que l’usage de votre droit ne soit une occasion de chute pour les faibles.10En effet, si l’un d’eux te voit, toi qui as cette connaissance, attablé dans le temple d’une idole, cet homme qui a la conscience faible ne sera-t-il pas encouragé à manger de la viande offerte aux idoles ?11Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.12Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.13C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
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1Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? Et vous, n’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?2Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous en tout cas je le suis ; le sceau qui authentifie mon apostolat, c’est vous, dans le Seigneur.3Ma défense devant ceux qui enquêtent sur mon compte, la voici.4N’aurions-nous pas le droit de manger et de boire ?5N’aurions-nous pas le droit d’emmener avec nous une femme croyante, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre ?6Ou bien serais-je le seul avec Barnabé à ne pas avoir le droit d’être dispensé de travail ?7Arrive-t-il qu’on serve dans l’armée à ses propres frais ? qu’on plante une vigne sans manger de ses fruits ? qu’on garde un troupeau sans boire du lait de ce troupeau ?8Est-ce que je parle seulement au niveau humain ? La Loi ne dit-elle pas la même chose ?9En effet, dans la loi de Moïse il est écrit : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu s’inquiète-t-il des bœufs ?10ou bien le dit-il en réalité à cause de nous ? Oui, c’est pour nous que cela fut écrit, puisque le laboureur doit avoir un espoir quand il laboure, et celui qui foule le grain doit espérer en avoir sa part.11Si nous avons semé pour vous des biens spirituels, serait-ce trop de récolter chez vous des biens matériels ?12Si d’autres ont quelque droit sur vous, n’en avons-nous pas encore plus qu’eux ? Mais nous n’avons pas fait usage de ce droit ; au contraire, nous supportons tout pour ne pas créer d’obstacle à l’Évangile du Christ.13Ne le savez-vous pas ? Ceux qui assurent le culte du temple sont nourris par le temple ; ceux qui servent à l’autel ont leur part de ce qui est offert sur l’autel.14De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de la proclamation de l’Évangile.15Mais moi, je n’ai jamais fait usage d’aucun de ces droits. Et je n’écris pas cela pour les réclamer. Plutôt mourir ! Personne ne m’enlèvera ce motif de fierté.16En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !17Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.18Alors quel est mon mérite ? C'est d'annoncer l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile.19Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible.20Et avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, pour gagner les Juifs. Avec ceux qui sont sujets de la Loi, j’ai été comme un sujet de la Loi, moi qui ne le suis pas, pour gagner les sujets de la Loi.21Avec les sans-loi, j’ai été comme un sans-loi, moi qui ne suis pas sans loi de Dieu, mais sous la loi du Christ, pour gagner les sans-loi.22Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.23Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.24Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.25Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.26Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.27Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.
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1Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.2Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ;3tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;4tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ.5Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.6Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là.7Ne devenez pas idolâtres, comme certains d’entre eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’est assis pour manger et boire, et ils se sont levés pour s’amuser.8Ne nous livrons pas à la débauche, comme l’ont fait certains d’entre eux : il en est tombé vingt-trois mille en un seul jour.9Ne mettons pas le Christ à l’épreuve, comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont péri mordus par les serpents.10Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés.11Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.12Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.13L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.14Aussi, mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.15Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.16La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?17Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.18Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, ne sont-ils pas en communion avec lui ?19Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soit.20Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.21Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.22Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?23« Tout est permis », dit-on, mais je dis: « Tout n'est pas bon. » « Tout est permis », mais tout n’est pas constructif.24Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui.25Tout ce qui se vend au marché, mangez-en sans poser de questions par motif de conscience.26Car il est écrit : Au Seigneur, la terre et tout ce qui la remplit.27Si vous êtes invités par quelqu’un qui n’est pas croyant, et que vous vouliez vous rendre chez lui, mangez tout ce qu’on vous sert sans poser de questions par motif de conscience.28Mais si quelqu’un vous dit : « Cela, c’est de la viande offerte en sacrifice », n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a prévenus et par motif de conscience ;29je ne parle pas de votre conscience à vous, mais de celle d’autrui. Pourquoi en effet ma liberté serait-elle jugée par la conscience d’un autre ?30Si je participe à un repas dans l’action de grâce, pourquoi me blâmer pour cette nourriture dont je rends grâce ?31Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu.32Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l’Église de Dieu.33Ainsi, moi-même, en toute circonstance, je tâche de m’adapter à tout le monde, sans chercher mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés.
11
1Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ.2Je vous félicite de vous souvenir si bien de moi, et de garder les traditions que je vous ai transmises.3Mais je veux que vous le sachiez : la tête de tout homme, c’est le Christ ; la tête de la femme, c’est l’homme ; la tête du Christ, c’est Dieu.4Tout homme qui prie ou prophétise ayant quelque chose sur la tête fait honte à sa tête.5Toute femme qui prie ou prophétise sans avoir la tête couverte fait honte à sa tête : c’est exactement comme si elle était rasée.6En effet, si elle ne se couvre pas, qu’elle aille jusqu’à se faire tondre ; et si c’est une honte pour la femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se couvre.7L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est image et gloire de Dieu, et la femme est la gloire de l’homme.8Ce n’est pas l’homme, en effet, qui a été tiré de la femme, mais la femme qui a été tirée de l’homme,9et ce n’est pas l’homme qui a été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme.10C’est pourquoi la femme doit avoir sur la tête un signe de sa dignité, à cause des anges.11D’ailleurs, dans le Seigneur la femme n’est pas sans l’homme, ni l’homme sans la femme.12En effet, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme vient au monde par la femme, et tout cela vient de Dieu.13Jugez-en par vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans avoir la tête couverte ?14La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que, pour un homme, il est déshonorant d’avoir les cheveux longs,15alors que, pour une femme, c’est une gloire, car la chevelure lui a été donnée pour s’en draper ?16Et si quelqu’un croit devoir ergoter, nous, nous n’avons pas cette manière de faire, et les Églises de Dieu non plus.17Puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.18Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai,19car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.20Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;21en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu.22N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !23J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,24puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »25Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »26Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.27Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur.28On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe.29Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur.30C’est pour cela qu’il y a chez vous beaucoup de malades et d’infirmes et qu’un certain nombre sont endormis dans la mort.31Si nous avions du discernement envers nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.32Mais lorsque nous sommes jugés par le Seigneur, c’est une correction que nous recevons, afin de ne pas être condamnés avec le monde.33Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas, attendez-vous les uns les autres ;34si quelqu’un a faim, qu’il mange à la maison, pour que vos réunions ne vous attirent pas le jugement du Seigneur. Quant au reste, je le réglerai quand je viendrai.
12
1Frères, au sujet des dons spirituels, je ne veux pas vous laisser dans l’ignorance.2Vous le savez bien : quand vous étiez païens, vous étiez entraînés sans contrôle vers les idoles muettes.3C’est pourquoi je vous le rappelle : Si quelqu’un parle sous l’action de l’Esprit de Dieu, il ne dira jamais : « Jésus est anathème » ; et personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint.4Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.5Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.6Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.7À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.8À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ;9un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;10à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.11Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier.12Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.13C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.14Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.15Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps.16L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps.17Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ?18Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu.19S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ?20En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps.21L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ».22Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.23Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ;24pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu.25Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.26Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.27Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.28Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.29Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,30à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.31Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.
13
1J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.2J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.3J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.4L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;5il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;6il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;7il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.8L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.9En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.10Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.11Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.12Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.13Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.
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1Efforcez-vous d’atteindre la charité. Recherchez avec ardeur les dons spirituels, surtout celui de prophétie.2En effet, celui qui parle en langues ne parle pas pour les hommes, mais pour Dieu : personne ne comprend, car, sous l’effet de l’inspiration, il dit des choses mystérieuses.3Mais celui qui prophétise parle pour les hommes : il est constructif, il réconforte, il encourage.4Celui qui parle en langues ne construit que lui-même, tandis que celui qui prophétise construit l’assemblée de l’Église.5Je souhaiterais que vous parliez tous en langues, mais, plus encore, que vous prophétisiez. Car prophétiser vaut mieux que parler en langues, à moins qu’on n’interprète ce qui a été dit en langues : ainsi, on aide à la construction de l’Église.6D’ailleurs, frères, si je viens chez vous et que je parle en langues, en quoi vous serai-je utile si ma parole ne vous apporte ni révélation, ni connaissance, ni prophétie, ni enseignement ?7Ainsi des objets inanimés comme la flûte ou la cithare, quand ils produisent des sons, s’ils ne donnent pas des notes distinctes, comment reconnaître l’air joué par l’instrument ?8Et si la trompette produit des sons confus, qui va se préparer au combat ?9Vous de même, si votre langue ne produit pas un message intelligible, comment reconnaître ce qui est dit ? Vous serez de ceux qui parlent pour le vent.10Il y a dans le monde je ne sais combien d’espèces de langages, et personne n’en est dépourvu.11Mais si je ne connais pas le sens de ce langage, je serai un barbare pour celui qui parle et il le sera pour moi.12Alors, vous, puisque vous êtes avides d’inspirations, cherchez à progresser, mais en vue de construire l’Église.13Dès lors, celui qui parle en langues, qu’il prie pour être capable d’interpréter.14Si je prie en langues, mon esprit, assurément, est en prière, mais mon intelligence reste sans fruit.15Que vais-je donc faire ? Je vais prier selon l’inspiration, mais prier aussi avec l’intelligence, je vais chanter selon l’inspiration, mais chanter aussi avec l’intelligence.16Car si tu prononces une prière de bénédiction selon l’inspiration seulement, alors celui qui est là et n’y connaît rien, comment va-t-il répondre « Amen » à ton action de grâce, puisqu’il ne comprend pas ce que tu dis ?17Toi, bien sûr, tu fais une belle action de grâce, mais ce n’est pas constructif pour l’autre.18Je parle en langues plus que vous tous, et j’en rends grâce à Dieu ;19mais, quand l’Église est rassemblée, je préfère dire cinq paroles avec mon intelligence de manière à instruire les autres, plutôt que d’en dire dix mille en langues.20Frères, pour le bon sens, ne soyez pas des enfants ; pour le mal, oui, soyez des petits enfants, mais pour le bon sens, soyez des adultes.21Dans la Loi, il est écrit ceci : C’est par des gens de langue étrangère, par des lèvres d’étrangers, que je parlerai à ce peuple ; et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur.22Cela veut dire que parler en langues est un signe non pour les croyants, mais pour ceux qui ne croient pas, alors que la prophétie est un signe non pour ceux qui ne croient pas, mais pour les croyants.23Quand donc l’Église tout entière est rassemblée, si tous parlent en langues, et qu’il arrive des gens qui ne sont pas initiés ou ne sont pas croyants, ne vont-ils pas dire que vous délirez ?24Si au contraire tous prophétisent, et qu’il arrive un non-croyant ou un non-initié, il se sent mis en question par tous, comme soumis à examen par tous,25les secrets de son cœur sont mis au grand jour : il tombera face contre terre pour se prosterner devant Dieu et proclamer : « Vraiment, Dieu est parmi vous ! »26Alors, frères, quand vous vous réunissez, et que chacun apporte un cantique, ou un enseignement, ou une révélation, ou une intervention en langues, ou une interprétation, il faut que tout serve à construire l’Église.27Et si on parle en langues, qu’il y en ait deux à le faire, trois tout au plus, chacun à son tour, et qu’il y ait quelqu’un pour interpréter.28Mais s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée, qu’on parle pour soi-même et pour Dieu.29Quant aux prophètes, que deux ou trois prennent la parole, et que les autres exercent le discernement.30Mais si quelqu’un d’autre dans l’assistance reçoit une révélation, que le premier se taise.31Vous pouvez tous prophétiser, l’un après l’autre, pour que tous en retirent instruction et réconfort.32Les inspirations des prophètes sont sous le contrôle des prophètes,33car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme cela se fait dans toutes nos Églises,34que les femmes gardent le silence dans les assemblées, car elles n’ont pas la permission de parler ; mais qu’elles restent dans la soumission, comme le dit la Loi.35Et si elles veulent obtenir un éclaircissement, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Car pour une femme c’est une honte de parler dans l’assemblée.36La parole de Dieu serait-elle venue de chez vous ? Ne serait-elle arrivée que chez vous ?37Si quelqu’un pense être prophète ou inspiré par l’Esprit, qu’il reconnaisse dans ce que je vous écris un commandement du Seigneur.38S’il ne le reconnaît pas, lui-même ne sera pas reconnu.39Ainsi, mes frères, recherchez le don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues,40mais que tout se passe dans la dignité et dans l’ordre.
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1Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon,2c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.3Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,4et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,5il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;6ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –,7ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.8Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.9Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.10Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi.11Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.12Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?13S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.14Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ;15et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas.16Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.17Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;18et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.19Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.20Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.21Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.22En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,23mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent.24Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.25Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.26Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,27car il a tout mis sous ses pieds. Mais quand le Christ dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui aura soumis toutes choses.28Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.29Autrement, que feront-ils, ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si vraiment les morts ne ressuscitent pas, pourquoi se faire baptiser pour eux ?30Et pourquoi nous aussi courons-nous des dangers à chaque instant ?31Chaque jour, j’affronte la mort, et cela, frères, est votre fierté, que je partage dans le Christ Jésus notre Seigneur.32S’il n’y avait eu que de l’humain dans mon combat contre les bêtes à Éphèse, à quoi cela m’aurait-il servi ? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons.33Ne vous y trompez pas : Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.34Reprenez donc vos esprits, et ne péchez pas : en effet, certains d’entre vous n’ont pas la connaissance de Dieu. Je vous le dis, à votre honte.35Mais quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? »36– Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ;37et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.38Et Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu : à chaque semence un corps particulier.39Il y a plusieurs sortes de chair : autre est celle des hommes, et autre celle des bêtes, autre celle des oiseaux, et autre celle des poissons.40Il y a des corps célestes et des corps terrestres, mais autre est l’éclat des célestes, autre celui des terrestres ;41autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, autre l’éclat des étoiles ; et chaque étoile a même un éclat différent.42Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ;43ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ;44ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.45L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.46Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel.47Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.48Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.49Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.50Je le déclare, frères : la chair et le sang sont incapables de recevoir en héritage le royaume de Dieu, et ce qui est périssable ne reçoit pas en héritage ce qui est impérissable.51C’est un mystère que je vous annonce : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés,52et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira. Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés.53Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable ; il faut que cet être mortel revête l’immortalité.54Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire.55Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?56L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi.57Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.58Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.
16
1Au sujet de la collecte pour les fidèles de Jérusalem, faites, vous aussi, comme je l’ai prescrit aux Églises de Galatie.2Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu’il a réussi à épargner, afin que l’on n’attende pas mon arrivée pour faire la collecte.3Quand je serai là, ce sont les personnes jugées aptes par vous que j’enverrai avec des lettres porter à Jérusalem votre don généreux.4S’il est bon que j’y aille aussi, ces personnes iront avec moi.5Je viendrai chez vous après avoir traversé la Macédoine ; je ne ferai que traverser la Macédoine,6mais, chez vous, je vais peut-être séjourner et, même, rester pour l’hiver, afin que vous m’aidiez à me rendre où je voudrais aller.7Cette fois-ci, en effet, je ne veux pas vous voir seulement en passant ; j’espère bien rester quelque temps chez vous si le Seigneur le permet.8Mais je resterai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte,9car une porte s’est ouverte toute grande à mon activité, et les adversaires sont nombreux.10Si Timothée vient, veillez à ce qu’il n’ait rien à craindre chez vous, car il travaille à l’œuvre du Seigneur, tout comme moi.11Que personne donc ne le méprise. Aidez-le à revenir en paix auprès de moi, car je l’attends avec les frères.12Au sujet d’Apollos notre frère, je l’ai fortement exhorté à venir chez vous avec les frères ; mais la volonté n’y était vraiment pas pour qu’il vienne maintenant. Il viendra donc quand ce sera le moment favorable.13Veillez, tenez bon dans la foi, soyez des hommes, soyez forts.14Que tout chez vous se passe dans l’amour.15Frères, voici encore une exhortation : vous savez que Stéphanas et les gens de sa maison ont été dans votre province les premiers à croire, et se sont engagés au service des fidèles ;16à votre tour, soyez soumis à de tels hommes et à tous ceux qui collaborent et peinent avec eux.17Je suis heureux de la présence de Stéphanas, de Fortunatus et d’Akhaïcos, eux qui ont suppléé à votre absence ;18en effet, ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.19Les Églises de la province d’Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur, avec l’Église qui se rassemble dans leur maison.20Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix.21La salutation est de ma main à moi, Paul.22Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème. « Marana tha ! » (Notre Seigneur, viens !)23Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous.24Je vous aime tous dans le Christ Jésus.
Traduction liturgique de la Bible — AELF, https://www.aelf.org/bible
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