8 février 2015 - Cinquième dimanche du temps ordinaire

Élevé pour servir

Dans la Première Lecture d'aujourd'hui, Job décrit la futilité de la vie avant le Christ.
Sa complainte nous rappelle la malédiction de labeur et de mort placé sur Adam après son péché originel (voir Genèse 3, 17-19). Hommes et femmes sont alors comme des esclaves qui cherchent l'ombre, incapables de trouver le repos. Leurs vies sont comme le vent qui va et qui vient.
Mais, comme nous le chantons dans le Psaume d'aujourd'hui, Lui qui a créé les étoiles a promis de guérir les cœurs brisés et de rassembler ceux qui sont en exil et l’ont perdu (voir Isaïe 11, 12; 61, 1). Nous voyons cette promesse accomplie dans l'Évangile d'aujourd'hui.
La belle-mère de Simon est comme l’humanité de Job, peinée et désespérée. Elle est terrassée par l'affliction, mais trop faible pour se sauver.
Mais comme Dieu a promis de prendre Son peuple élu par la main (voir Isaïe 42, 6), Jésus la saisit par la main et l'aide à se relever. Le mot traduit par « aider » est en fait le mot grec qui pour « lever ». Le même verbe est utilisé lorsque Jésus ordonne à une fille décédée de se lever (voir Marc 5, 41-42). Il est utilisé à nouveau pour décrire sa propre résurrection (voir Marc 14, 28; 16, 7).
Ce que Jésus a fait pour la belle-mère de Simon, Il l’a fait pour toute l'humanité – nous relever tous, nous qui étions morts par nos péchés (voir Éphésiens 2, 5).
Portez attention à tous les mots de totalité et d'intégralité dans l'Évangile. Toute la ville se rassemble; tous les malades sont amenés à Lui. Il chasse les démons dans toute la Galilée. Tout le monde est à la recherche du Christ.
Nous aussi, nous l’avons trouvé. Par notre baptême, Il nous a guéris et Il nous a élevés pour vivre en Sa présence (voir Osée 6, 1-2).
Comme la belle-mère de Simon, il n’y a qu’une seule façon dont nous pouvons le remercier pour la vie nouvelle qu'Il nous a donnée. Nous devons nous lever pour le servir Lui et Son Évangile.
Nos vies doivent être notre action de grâce, Paul écrit dans l’Épître d'aujourd'hui. Nous devons dire à tous la bonne nouvelle, le but pour lequel Jésus est venu : que d'autres aussi, peuvent avoir une part dans ce salut.
Cet article est une traduction personnelle de l'infolettre "Sunday Bible Reflections" du Dr Scott Hahn. Vous pouvez consulter le texte original en anglais ici.
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