Réflexions bibliques du dimanche 30 mars 2014: Les aveugles voient


Lectures de la liturgie

Les aveugles voient

Les voies de Dieu ne sont pas nos voies, entendons-nous dans la première lecture d'aujourd'hui. Jésus illustre cela dans l'Évangile : l'aveugle en vient à voir et les pharisiens se font aveugles.

L'aveugle représente toute l'humanité. « Plongé dans le péché depuis sa naissance », il est fait nouvelle création par la puissance salvatrice du Christ.

Comme Dieu a façonné le premier homme de l'argile de la terre (voir Genèse 2, 7), Jésus donne la vie nouvelle à l'aveugle par l'onction de ses yeux avec de l'argile (voir Jean 9, 11). Comme Dieu a insufflé l'esprit de vie dans le premier homme, l'aveugle n'est pas guéri jusqu'à ce qu'il se lave dans les eaux de Siloé, un nom qui signifie « envoyé ».

Jésus est celui « envoyé » par le Père pour faire la volonté du Père (voir Jean 9, 4; 12, 44). Il est la nouvelle source d'eau qui donne la vie, l'Esprit Saint qui se précipite sur nous dans le Baptême (voir Jean 4, 10; 7,38-39).

C'est l'Esprit qui se précipite sur David, le roi choisi de Dieu dans la première lecture d'aujourd'hui. Un berger, comme l’était Moïse avant lui (voir Exode 3, 1; Psaume 78, 70-71), David est aussi un signe qui pointe vers le bon berger et le roi à venir : Jésus (voir Jean 10, 11).

Le Seigneur est notre berger, comme nous le chantons dans le Psaume d'aujourd'hui. Par sa mort et sa résurrection, il a fait un chemin pour nous à travers la vallée sombre du péché et de la mort, qui nous conduit vers les pâturages verts du royaume de la vie : l'Église.

Dans les eaux tranquilles du baptême, Il a purifié nos âmes. Il a oint nos têtes avec de l'huile de la confirmation et la dressée la table eucharistique devant nous, remplissant nos coupes à rebord.

Avec l'homme auparavant aveugle, nous entrons dans Sa maison pour donner à Dieu la louange, pour renouveler notre promesse : «Seigneur, je crois. »

« Le Seigneur regarde le cœur », entendons-nous aujourd'hui. Laissons-le nous trouver, comme Paul le conseille dans l'épître d'aujourd'hui, vivant comme des « enfants de la lumière », essayant toujours d’apprendre ce qui est agréable à notre Père.

Cet article est une traduction personnelle de l'infolettre "Sunday Bible Reflections" du Dr Scott Hahn. Vous pouvez consulter le texte original en anglais ici.

1 commentaire:

  1. Au sujet de l'aveugle-né, au lit dans la Liturgie des Heures aujourd'hui St-Augustin qui donne l'interprétation suivante. Nous sommes tous nés aveugles comme fils d'Adam. La terre mêlée de salive est l'onguent de la foi qui nous est donné par le Christ. La terre représente la nature humaine du Christ mêlée à sa nature divine par l'incarnation. J'ai toujours trouvé ce récit bizarre, mais il l'est moins quand on y voit un sens spirituel, comme il faut souvent faire dans l'Évangile de Jean si on veut comprendre correctement.

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