Un bon article sur le laïcisme
LA LAÏCITÉ TRANSFORMÉE EN LAÏCISME, NOUVELLE FORME D’HÉGÉMONIE TOTALITAIRE
Le patriarche de Lisbonne critique « la guerre aux symboles religieux »
ROME, Jeudi 28 janvier 2010 (ZENIT.org) - « Manipuler le concept de laïcité pour le transformer en laïcisme est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire », estime le cardinal José Policarpo, patriarche de Lisbonne.
Le cardinal a affronté la question lors d'une conférence, dimanche, à l'université catholique portugaise, à l'occasion d'un forum intitulé : « Penser l'école, préparer l'avenir », organisé par la Commission épiscopale pour l'éducation chrétienne.
Parlant d'une école laïque dans un Etat laïc, il a rappelé que la constitution de la République portugaise définit l'Etat comme un Etat laïc.
Ce statut est le fruit d'une longue évolution de la pensée et de la réalité sociale, et a pour signification, à l'origine, l'autonomie du pouvoir d'Etat par rapport aux autres pouvoirs, dont celui de l'Eglise, qui a été souverain et qu'aujourd'hui l'Eglise ne revendique plus et ne veut plus revendiquer ».
Pour le cardinal Policarpo, cette laïcité a du positif : « L'Etat n'est pas confessionnel, ce qui veut dire qu'il ne s'identifie à aucune religion, mais respecte le phénomène religieux ».
Mais ceci « suppose aussi la possibilité pour l'Etat et les confessions religieuses de collaborer en vue de la promotion du bien commun de la société ».
Selon lui, ce principe de coopération, « inspire tout le concordat conclu entre l'Etat portugais et l'Eglise catholique, reconnaissant, concrètement, la prédominance de l'Eglise catholique dans la nation portugaise ».
« Mais si l'Etat est laïc, a souligné le patriarche, la société ne l'est pas et, ces derniers temps, nous assistons à des courants de pensées qui vont dans une double direction ».
Le premier, a-t-il expliqué, vise à « étendre la laïcité de l'Etat à toute la société et à toutes les institutions civiles au service de la communauté, dont l'école en priorité » ; l'autre vise à « faire dévier la juste laïcité vers un laïcisme, comme une nouvelle religion, en lutte contre toute présence ou influence de la religion dans la société ».
Ceci est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire que l'on tente de faire passer pour de la démocratie », a-t-il affirmé.
Le cardinal Policarpo a expliqué que l'école « en tant qu'institution au service de l'éducation, ne peut être laïque dans ce sens, tout comme elle ne saurait être un espace sacré dans l'acception religieuse du terme ».
« L'école, toute école digne de ce nom, au regard de ses projets éducatifs, ne peut faire disparaître la dimension religieuse ».
Pour le cardinal, la « guerre aux symboles religieux est aujourd'hui en Europe un signal inquiétant ».
« Si l'école, parce qu'elle est de l'Etat, doit être laïque dans le sens d'une laïcité négative, cela veut dire que celle-ci, bien qu'appartenant à l'Etat, doit avoir une réelle autonomie de ‘projet éducatif' », a-t-il déclaré.
Le patriarche de Lisbonne a ensuite lancé un appel aux professionnels de l'école catholique ou formés dans la tradition chrétienne.
« N'ayez pas peur de transmettre, dans le processus éducatif, l'optique chrétienne de la liberté, de la recherche de la vérité, de la générosité en servant le bien commun, car les valeurs chrétiennes sont fondamentales dans une culture humaniste, et les suivre en les appliquant, ne veut pas nécessairement dire sacraliser l'école, mais servir la personne humaine, dans un horizon de beauté et de transcendance ».
Le patriarche de Lisbonne critique « la guerre aux symboles religieux »
ROME, Jeudi 28 janvier 2010 (ZENIT.org) - « Manipuler le concept de laïcité pour le transformer en laïcisme est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire », estime le cardinal José Policarpo, patriarche de Lisbonne.
Le cardinal a affronté la question lors d'une conférence, dimanche, à l'université catholique portugaise, à l'occasion d'un forum intitulé : « Penser l'école, préparer l'avenir », organisé par la Commission épiscopale pour l'éducation chrétienne.
Parlant d'une école laïque dans un Etat laïc, il a rappelé que la constitution de la République portugaise définit l'Etat comme un Etat laïc.
Ce statut est le fruit d'une longue évolution de la pensée et de la réalité sociale, et a pour signification, à l'origine, l'autonomie du pouvoir d'Etat par rapport aux autres pouvoirs, dont celui de l'Eglise, qui a été souverain et qu'aujourd'hui l'Eglise ne revendique plus et ne veut plus revendiquer ».
Pour le cardinal Policarpo, cette laïcité a du positif : « L'Etat n'est pas confessionnel, ce qui veut dire qu'il ne s'identifie à aucune religion, mais respecte le phénomène religieux ».
Mais ceci « suppose aussi la possibilité pour l'Etat et les confessions religieuses de collaborer en vue de la promotion du bien commun de la société ».
Selon lui, ce principe de coopération, « inspire tout le concordat conclu entre l'Etat portugais et l'Eglise catholique, reconnaissant, concrètement, la prédominance de l'Eglise catholique dans la nation portugaise ».
« Mais si l'Etat est laïc, a souligné le patriarche, la société ne l'est pas et, ces derniers temps, nous assistons à des courants de pensées qui vont dans une double direction ».
Le premier, a-t-il expliqué, vise à « étendre la laïcité de l'Etat à toute la société et à toutes les institutions civiles au service de la communauté, dont l'école en priorité » ; l'autre vise à « faire dévier la juste laïcité vers un laïcisme, comme une nouvelle religion, en lutte contre toute présence ou influence de la religion dans la société ».
Ceci est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire que l'on tente de faire passer pour de la démocratie », a-t-il affirmé.
Le cardinal Policarpo a expliqué que l'école « en tant qu'institution au service de l'éducation, ne peut être laïque dans ce sens, tout comme elle ne saurait être un espace sacré dans l'acception religieuse du terme ».
« L'école, toute école digne de ce nom, au regard de ses projets éducatifs, ne peut faire disparaître la dimension religieuse ».
Pour le cardinal, la « guerre aux symboles religieux est aujourd'hui en Europe un signal inquiétant ».
« Si l'école, parce qu'elle est de l'Etat, doit être laïque dans le sens d'une laïcité négative, cela veut dire que celle-ci, bien qu'appartenant à l'Etat, doit avoir une réelle autonomie de ‘projet éducatif' », a-t-il déclaré.
Le patriarche de Lisbonne a ensuite lancé un appel aux professionnels de l'école catholique ou formés dans la tradition chrétienne.
« N'ayez pas peur de transmettre, dans le processus éducatif, l'optique chrétienne de la liberté, de la recherche de la vérité, de la générosité en servant le bien commun, car les valeurs chrétiennes sont fondamentales dans une culture humaniste, et les suivre en les appliquant, ne veut pas nécessairement dire sacraliser l'école, mais servir la personne humaine, dans un horizon de beauté et de transcendance ».
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